‹ Au fil des joursChapitre 3 sur 15 · PREFACE III · texte numérisé non relu

PREFACE III

non à nos fins, comme si nos sensations de vivre, variables avec l'henre, tantôt bonnes et tantôt manvaises, se pouvaient additionner en nn livre de doit •et avoir WtO cerf est optimiste détruisant d'innombrables existences avec Therbe de sa pâture. Il •devient pessimiste dès qu'il a la dent du .lijrre sur lui, et le fauve, à son tour, sent son optimisme fléchir iui choc de la balle ennemie. Ni les gémissements du cerf n'arrêteront le tigre, ni les hurlements du tigre le chasseur. Même vanité de nos lamentations articulées — prose ou poésie — même inutilité de nos sollicitations enfantines de miracles. Il faut subir la loi : voilà le dernier mot de la sagesse humaine. Les Dieux eux-mêmes de rOlympe étaient s<nis la fatalité.

Que savoir de cette loi? Comment s'y adapter pour en atténuer une part de préjudices, pour s'en approprier une part d'avantages, et conduire jusqu'au bout, dans le moindre mal, l'épisode surprenant de vivre. Là-dessus toutes les facultés de Thomme se donnent carrière. La science scrute le monde, dévoile chaque jour '(pud(|ue chose des mystères, les philosophes construisent d(»s systèmes, les génies dogmatisent, les foules, soumises ou révoltées, suivent en des détours obscurs — vers un but ignoré — des conducteurs aveugles se répétant des mots de passe dont le sens profond leur est inconnu. Kl de tout ce tunndte de sensations, de pensées, de besoin?, d'intérêts contradictoiresj^dauts

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