‹ Au fil des joursChapitre 1 sur 14 · DIS L A R I B U S · texte numérisé non relu

DIS L A R I B U S

Uirgile. Horace ou La Fontaine...

Les vieux maîtres toujours nouveaux, zMe montrant la palme... lointaine Et souriant à mes travaux,

Tandis que, pour charmer mes veilles.

Comme d'un jardin parfumé, S'envolait un essaim d'abeilles T>u Tlaton que j'avais ferme.

// est de plus hautes fortunes, £Mais je n'en suis pas envieux.

Les richesses sont importunes Et les honneurs sont périlleux.

Je n'aime pas la politique...

Je suis trop petit compagnon Tour que la balance publique Tenche un jour au poids de mon nom;

J'estime, dans la paix profonde Qu'on savoure à rester che\ soi, Que la terre, puisqu'elle est ronde, Teut, bien ou mal, tourner sans moi;

Et d'ailleurs, parmi mes semblables, Combien, bourgeois ou paysans, Qui se jugent indispensables Et sont à peine... suffisants !

J'ai peur de la philosophie, Et je n'en sens pas le besoin; zMa pauvre raison se défie T>e ceux qui la mènent si loin.

Tous ces assembleurs de nuages Sont à coup sûr de grands esprits; zMais j'ai peu lu leurs grands ouvrages, Je les ai surtout peu compris.

Leur astrologie est obscure, Et j'aime mieux compter mes pas Que d'aller choir, par aventure, Dans le puits... que l'on ne voit pas.

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