‹ Au fil des joursChapitre 14 sur 14 · ENVOI · texte numérisé non relu

ENVOI

Vous m'avez demandé de vous dire la cause

Qui voilait le front des songeurs :

C'est là ce que j'en sais, si j'en sais quelque chose. Lorsque vous en verrez, que vos lèvres de rose Accueillent doucement ces pâles voyageurs.

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SOï^Z^ET

« Ars longa, vita brevis »

I'art est long et la vie est brève; -* Mais qu'importe le jour qui fuit, Si l'on a pu faire un beau rêve Avant de rentrer dans la nuit!

Le rêveur qui marche sans trêve Où son étoile le conduit, Peut semer, sans que son grain lève, Et planter, sans cueillir son fruit:

Tôt ou tard, si son œuvre est bonne, La Muse lui tend la couronne Qu'elle réserve à ses élus;

Et, jeune ou vieux, quand l'heure sonne Où sa pauvre âme ne bat plus, Son intelligence rayonne.

Table

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