TES
PR
partenaire er
| || jh
—Ce que je dis ? Je symbolise
La paix de Dieu dans cette église !
Combien, dont le cœur agonise |...
Je dis, je chante au voyageur,
Qu'il soit vieillard, enfant ou femme :
La paix, c'est la santé de l’Âme !
La paix, c'est le divin dictame !
La paix de Dieu, c’est le bonheur !—
Lampe mourante et jamais morte— Sur le soir je passe à ta porte :
Et le hasard au loin m’emporte Sur la neige ou le sentier vert...
Si je repasse vers l'aurore,
Fleur de feu, tu sembles éclore ;
Tu veilles, tu rougis encore
Les vitraux du temple désert :
Ce que dit tout bas le soir la lampe du sanctuaire 41
——————— remis
Es-tu quelqu’étoile bannie— Tombée un soir pleine de vie,
Et maintenant à l’agonie
Loin du firmament regretté ?
Ou bien, plutôt, lampe immortelle, Toujours aussi vive, aussi belle, Es-tu, blanche et pure étincelle, Un rayon de l'éternité ?
—Luire toujours, voilà mon rôle.
Justes ! que cela vous console :
Je suis le rassurant symbole
De l’œil de Dieu toujours ouvert !
Au riche inhumain je répète :
La foudre gronde sur ta tête !
Je dis au bon pauvre qui quête :
Dieu fera ton sentier plus vert !
—Sainte Lampe du sanctuaire, Astre pensit et solitaire
Noyé dans l'ombre et le mystère, Que sembles-tu nous dire enfin ?
—À ceux qu’abreuve la tristesse, À ceux que l’amitié délaisse, — Je dis à toute âme qu'on blesse, Je dis à tout cœur orphelin :
Au foyer de mon presbytère mm
O vous qui passez dans ce monde Criant ‘‘ J'ai soif ! ” sans qu'on réponde, Sans qu’une source assez profonde
Ait pu calmer votre âme en feu :
Ame sublime et trop aimante
Qu'un douloureux vide tourmente—
Ici, l'onde rafraîchissante !
Venez au Christ ! Venez à Dieu !
Humble lampe de son Portique,
Je suis le symbole mystique
De l'abandon mélancolique.
Le martyre de l'abandon !—
Le Christ le connaît, ce martyre !
Il veut qu’à lui je vous attire,
Afin de vous entendre dire :
‘* Sur sa poitrine, oh ! qu’il fait bon !
roma mu
GSM. 100 at are mmanau = = == = = er :
; PORTE RER on S Æ F >
Au passant qui le soir en silence chemine,
Voilà ce que tu dis, lampe sainte et divine.
Ton langage m'est cher : c’est un rayon de miel Frais, joyeux, comme l’est tout ce qui vient du ciel ! Longtemps parle-nous donc, flamme religieuse : Proscrit, j'aime ta voix sympathique et joyeuse. Mais à ta voix pourquoi de mon âme à mes yeux Montent, montent toujours des pleurs mystérieux ?
Son
te ne
Se
Re em ' »
made cite à 5€ ci: 8 Del ere
Ce que dit tout bas le soir la lampe du sanctuaire 43
—Sainte lampe, ah ! vois-tu, c’est que tu me rappelles De mon passé doré les heures les plus belles :
Dans la maison de Dieu premiers moments goûtés ! Enivrements de l’âme avec l’âge envolés !
De ces bonheurs lointains, qu’un charme divinise, Tu nous parles tout bas, sainte lampe d'église ! J'étais tout jeune encor, quand dans l’église, un soir, Pour la première fois à moi Dieu te fit voir :
Il me semble depuis, lorsque je t’envisage,
Que nous sommes amis et tous deux de même âge ! Oh ! que ne dis-tu pas à mon cœur d’exilé
Quand le soir je t’écoute, attendri, l’œil voilé !
Car devant ta lueur, astre de l'innocence,
Le passant se recueille : il songe à son enfance :
Il te regarde ému, lui qui se sent vieillir.
Bel astre ! n’es-tu pas ‘‘ l’astre du souvenir ” ?