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Au foyer de mon Îresbytère
Enfants ! l'é
L'automne, Les blancs f
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té, sous les riants bocages, Faites captifs d'éclatants papillons.
enfants, peuplez d'oiseaux vos cages : rimas vont charger leurs buissons.
Mais prenez garde à votre insouciance,
Et dans vos cœurs, pleins de fleurs et de miel, Enfants, tâchez d'encager l'espérance :
Car l'espérance est un oiseau du ciel !
L'homme ici-bas Peut marcher sans richesse :
Le mendiant chante au bord du chemin.
Le cœur encor peut jeûner de tendresse,
Et le lévite a le front bien serein !
Mais sous nos cieux voilés par la souffrance, Il est un vin qu'il faut méler à l'eau :
Sans ton breuvage
L'homme ici-bas tombe sous le fardeau !
, Ô céleste espérance,
La folle joie à l'étourdi vous quitte ?
Laissez partir : cet Si l’
ange est passager,
amitié désertait votre gîte, —
Riez : cet ange est encor plus léger !
Il en est un pourtant plein de constance, Gai, radieux, sous son plumage vert :
Oh ! retenez l'ange de l'espérance :
Retenez-le sous votre toit désert !
L'ange de l'espérance
en PU
Aux noirs soucis ne fermez Pas la porte :
Il faut subir ces hôtes familiers.
La vie, hélas ! est un rosier qui porte Contre une rose épines par milliers | Mais si votre âme, un jour de défaillance, Dans sa prison se sent agoniser— Appelez vite, appelez l'espérance :
Son élixir peut tout cicatriser !
Sainte espérance ! 6 ma Suave amie !
Reste avec nous dans ce séjour obscur.
C’est ta chanson qui fait aimer la vie, C'est ton rezard qui teint les cieux d'azur !
Au trône, —au cloître, —au crime,—à l'innocence, —
Au laboureur comme as : rêtre à l'autel, — Montre sans cesse, Ô divine espérance, Montre toujours, montre du doigt le ciel !
Il neige encor. Mais à travers son voile, Le cie! se teint d’une rose lueur.
Dans le brouillard je distingue une étoile, Et mon brasier pétille avec humeur.
D'un givre d'or mon vitrail se nuance :
Tout me sourit—l'hiver et l’avenir !
O douce fée ! 6 riante espérance !
Merci ! Merci I-—-Laisse-moi te bénir !
Novembre, 1880.