‹ Au gré de la tourmenteChapitre 4 sur 37 · VI · texte numérisé non relu

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kÉv 42 AU GRÉ DE LA TOURMENTE

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Reste tranquille, et tiens-toi bien, car nous entrons maintenant dans le jusant. »

Nous approchions d'une ouverture latérale de !j|u l'anneau de polypiers, où seules des embarcations

. petites et étroites comme la nôtre pouvaient passer.

Un coup de rame nous amena dans le flot qui nous

Ilte souleva, nous tint un moment élevés comme si nous

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planions, puis nous redescendît dans la mer intérieure,

lift: ■ À notre droite, toute une rangée de navires

}||§ ^ avaient pénétré par une ouverture plus grande. La

forme de Pun d'eux me sembla connue, bien que

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(jUfc; > j'en aperçus seulement la panse et que ses voiles

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i|||; / fussent repliées. Dans les haubans se tenait un

homme qui semblait avoir choisi ce poste élevé pour 1| mieux regarder vers la ville. Il avait sur sa tête un

III sombrero mexicain dont le bord était si large qu'on

eût pu abriter dessous toute une famille de pécaris

bjf-, grouillants* Un bord aussi volumineux ne pouvait

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avoir été fait que sur commande, et cette commande W/ : : n'avait pu être faite que par un seul homme, savoir

;f$L le très brave et très honorable in aster Frick Turner-

W: stick sur le navire de qui j'avais jadis navigué de Gai»

||p veston à Buenos -Àyres.

|v « Dirige-toi vers ce navire, Potomba.

— Pourquoi?

|; — Le capitaine doit être un de mes amis.

|U — Alors tu veux déjà me quitter pour aller avec

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lui?

Oui, si je ne fais pas erreur sur cet homme.

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— Sahib, c'est un de ces Yankees que je naime ^ pas ; cherche plutôt un bateau français ou allemand.

— Cet homme est mon ami.

— Eh bien! je ne te mènerai quand même pas ■-'&;>

vers lui.

— Pourquoi?

— Tu as dit à Potomba : je t'aime. Às-tu dit la ^ vérité?

— Je n'ai pas l'habitude de mentir. -1

— Alors je te demande de m' accompagner dans <;K|I

ma maison pour te reposer jusqu à demain. J'aurais

voulu que tu y restes plus longtemps , beaucoup de ^

jours, beaucoup de semaines, mais tu as promis aux ;||(

tiens de leur revenir promptement ; c'est pourquoi ^

je veux te garder seulement jusqu'à demain. ^w — Je resterai chez toi aussi longtemps que je le

pourrai ; Potomba; mais si le capitaine que tu vois

là -bas consent à aller immédiatement chercher mes Jj

amis, je serai forcé d'aller avec lui.

— Il ne peut pas partir avant demain, la marée || a commencé à monter; il faut qu'il attende le reflux j< de ce soir, et il fera alors si sombre qu'il n'osera se risquer à travers les récifs.

— ^C'est vrai, mais il pourrait aussi se faire emmener au^large par un remorqueur prenant la marée ;]|j montante.

— Tu oublies qu'il faut beaucoup de temps et de travail pour qu'un si grand bateau soit prêt à appareiller .

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— Mais tu ne sais pas combien les Yankees sont rapides à ce travail.

<— Ils mettront toujours bien une heure, que tu peux passer avec moi,

— C'est très probable,

— Alors promets -moi du moins de ne pas me laisser aller seul à Papeete.

— Je te le promets,

— Merci , sahib. Potaï mon frère sera heureux de ce que j'ai trouvé un frère français. »

Gomme nous approchions de l'arrière du bateau, $$|1?;4 je m'aperçus que je ne m'étais pas trompé i car il

j|» portait en grosses lettres l'inscription The Wind.

ffllË L'homme dans les haubans nous tournait le dos et ne

s'apercevait pas de notre approche.

Quand nous fûmes presque à tribord, je mis mes mains en porte-voix et criai :

« Ohé du bateau! ohé! hé hë é é é! »

Il se retourna pour nous fixer : ce Ohé ! hé é é . Quoi 1 Comment ! . « . Hourra ! . . . Qui est ça ?.. . Jetez le câble; amarrez! »

Il dégringola sur le pont avec une rapidité qui me prouva que j'étais reconnu. Nous attachâmes notre bateau au cordage qui pendait le long du flanc du navire et je me hissai à bord.

Le capitaine m'enlaça de ses bras et me serra sur sa jaquette goudronnée avec une telle force qu'il faillit m'étouffer.

<c Gharley, old friend ! vous ici dans ce pâté d'îles? Comment êtes -vous venu en Australie, à

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