‹ Au jardin de l'infante; augmenté de plusieurs poèmesChapitre 13 sur 58 · MUSIQUE · texte numérisé non relu

MUSIQUE

Puisqu'il n'est point de mots qui puissent contenir, Ce soir, mon âme triste en vouloir de se taire, Qu'un archet pur s'élève et chante, solitaire, Pour mon rêve jaloux de ne se définir.

0 coupe de cristal pleine de souvenir, Musique, c'est ton eau seule qui désaltère ; Et l'âme va d'instinct se fondre en ton mystère, Comme la lèvre vient à la lèvre s'unir.

AU JARDIN DE l'ïNFANÏE

Sanglot d'or !... Oh ! voici le divin sortilège ! Un vent d'aile a couru sur la chair qui s'allège ; Des mains d'anges sur nous promènent leur douceur.

Harmonie, et c'est toi, la Vierge secourable,

Qui, comme un pauvre enfant, berce contre ton cœur

Notre cœur infini, notre cœur misérable.

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