‹ Au jardin de l'infante; augmenté de plusieurs poèmesChapitre 18 sur 58 · NOCTURNE · texte numérisé non relu

NOCTURNE

Nuit d'été. — Sous le ciel de lapis-lazuli, Le parc enchanté baigne en des ténèbres molles. Les fleurs révent, l'amour se parfume aux corolles. Tiède, la lune monte au firmament pâli.

Ce soir, féte à Bergame au palais Lanzoli ! Les couples enlacés descendent des gondoles. Le bal s'ouvre, éloilé de roses girandoles. Flûte et cordes, l'orchestre est conduit par Lulli.

Les madrigaux parmi les robes essaimées Offrent, la lèvre en cœur, leurs fadeurs sublimées ; Et, sur le glacis d'or des parquets transparents,

Les caillettes Régence, exquisement yieillotes, Détaillent la langueur savante des gavoltes Au rythme parfumé des éventails mourants,

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