‹ Au jardin de l'infante; augmenté de plusieurs poèmesChapitre 3 sur 58 · MUSIQUE SUR L'EAU · texte numérisé non relu

MUSIQUE SUR L'EAU

Oh ! Écoute la symphonie ; Rien n'est doux comme une agonie Dans la musique indéfinie Qu'exhale un lointain vaporeux ;

D'une langueur la nuit s'enivre, Et notre cœur qu'elle délivre Du monotone effort de vivre Se meurt d'un trépas langoureux.

AU JARDIN DE i/lNFANTE

Glissons entre le ciel et Tonde, Glissons sous la lune profonde ; Toute mon âme, loin du monde, S'est réfugiée en tes yeux,

Et je regarde tes prunelles Se pâmer sous les chanterelles, Comme deux fleurs surnaturelles Sous un rayon mélodieux.

Oh ! écoute la symphonie ; Rien n'est doux comme l'agonie De la lèvre à la lèvre unie Dans la musique indéfinie...

AU JARDIN DE l/lNFANTE

Page 1