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LES SOUHAITS DE L’EVEQUE

La part que vous savez faire à la Religion dans ces réjouissances intimes, nous autorise à joindre nos propres souhaits à ceux dont vous vous donnez les uns aux autres la chaleureuse expression.

Nous voulons donc, nos très chers frères, de concert avec vos pasteurs immédiats, appeler sur vous les Bénédictions Célestes au début de l’année qui va bientôt s’ouvrir. Nous tenons aussi à vous dire que, de toute l’ardeur de l'amour paternel dont il a plu à Dieu d’embraser Pour vous notre coeur d’évêque, nous Lui demandons et nous vous souhaitons toutes les grâces et toutes les joies qui peuvent vraiment contribuer à vous donner une bonne année.

Et puisque n s n’avons point ici-bas de demeure pernrianente, qu'il faut tout considérer en vue de la vie future, nous vous ferons connaître d’une manière plus distincte ce que nous désirons pour vous, ce que nous comprenons par une Bonne Année.

Et d’abord, nos très chers frères, que parmi vous règne la-piété. Nous n’entendons pas seulement vous rappeler par là l'observation régulière des commandements divins, l’obéissance générale aux préceptes de l'Eglise, l’accomplissement fidèle des devoirs essentiels qui incombent à tout catholique : La confession annuelle,

la communion Pascale, la sanctification du dimanche, la fidélité aux lois du jeûne et de l’abstinence sont, nous voulons le croire, en honneur parmi vous. Nos voeux portent plus loin, et ont une signification plus étendue. Que la piété, utile à tout, serve particulièrement à établir d’une manière permanente dans vos Ames le règne de la grâce, en vous tenant toujours éloignés du péché et de ce qui pourrait vous ÿ conduire. Qu'elle fasse de même régner Dieu dans vos maisons, écartant tout obstacle à l’action directe de son amour.

Et comme moyen spécial très facile et très puissant d’entretenir parmi vous lexercice de la piété, et de garder tou- jours étroitement resserrés les liens de la divine charité au foyer domestique, nous Vous recommandons de nouveau la belle pratique transmise par nos ancêtres, et qui consiste dans la prière du soir faite en Commun devant une image de la Très Sainte-Famille.

Notre-Seigneur a promis le bienfait de sa présence au milieu de ceux qui se groupent ensemble pour prier son Père en son

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nom ; dans l’intimité de ce colloque animé Par son amour, les parents puiseront de nouvelles forces, trouveront Je secret pour de nouveaux dévouements ; les enfants eux-mêmes sentiront se raviver en eux, Chaque fois, le sentiment de la Vénération filiale et celui de l’obéissance affectueuse.

C'est aussi dans la prière en famille que

le père et la mere, affligés ou rendus inquiets par l’absence ou l’inconduite de quelqu'un de leurs enfants, trouveront la paix et la consolation dont ils auront besoin.

Que la piété vous inspire encore un grand respect pour la présence habituelle de Dieu, pour le temple où il réside devant lequel, fidèles encore à une coutume très belle, vous ne devez jamais passer sans vous découvrir pour saluer, en votre cœur le divin Prisonnier du tabernacle.

Conservez toujours pour le prêtre, qui représente le bon Dieu au milieu de vous, la déférence confiante demandée par son ministère,

Le respect que vous lui témoignerez, la docilité chrétienne avec laquelle vous recevrez ses enseignements et sa direction

seront la meilleure garantie du respect et de la docilité que vous êtes en droit vous-mêmes d’attendre de vos inférieurs, et en particulier de vos enfants. L’auto- R rité paternelle commence à baisser et le malaise entre dans la famille quand le pè- ‘re ne craint pas de la scandaliser par sa critique, ses jugements téméraires ou injustes, quelquefois même ses colères et ses paroles injuriruses à l'égard de son pasteur spirituel. Tandis qu’au contraire, l’harmonie entre le prêtre et les fidèles est la marque presque infaillible de bu-

j nion et du bonheur qui règnent dans les * familles.

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