‹ Au jour de l'an [microforme]Chapitre 17 sur 36 · LA SANCTIFICATION DU TRAVAIL · texte numérisé non relu

LA SANCTIFICATION DU TRAVAIL

Enfin, que la piété vous anime dans vos travaux de chaque jour. Le travail sanctifié, voilà pour chacun, dans sa sphère, le résumé de ses devoirs d’état.

Etabli par Dieu dans une loi d'amour, le travail a été d’abord donné à l’homme pour exercer et développer les facultés de son âme et les membres de son corps.

— —̃ ̃ ͤ¶— e ie

Après la chute originelle, il a été imposé, en vertu d’une nouvelle loi et dans des conditions particulières de peines, de difficultés et de fatigues. II est devenu bexpiation obligatoire du péché, en même temps qu'il offre à l’âme une protection efficace contre le vice dont l’oisiveté est la source la plus féconde. Désormais l’homme doit manger son pain à la sueur de son front, et ne peut mériter le ciel qu’en portant avec résignation et courage le joug de la loi du travail.

C’est donc un devoir et c’est une nécessité pour tout homme de travailler selon les exigences de l’état de vie où la Providence l’a placé, et de sanetifier ce labeur en l’accomplissant sous le regard de Dieu, dans un but légitime, c’est-à-dire dans le but de gagner sa vie, de soutenir sa famille, de préparer bavenir de ses enfants, en un mot de remplir, autant qu'il le peut, toute Petendue des devoirs que lui impose sa condition.

Pour cela, il faut avant tout attirer sur votre travail la bénédiction de Dieu. Nos Pères avaient encore l’édifiante pratique de :mmencer leur tâche en élevant leur

coeur vers le ciel, et en faisant le signe de la croix. Le voyageur en laissant sa

maison, le cultivateur en arrivant dans

son champ, l’ouvrier dans son atelier, ne manquaient pas de faire simplement cet acte de dévotion en offrant à Dieu leur ouvrage, pendant lequel ils savaient mieux résister aux impatiences, ou aux découra-

| | gements. En faisant revivre cet usage, | vous ne contribuerez pas peu à faire dis- F1 paraître en grande partie les imprécations 7 les jurements et les paroles déshonnêtes, qui trop souvent scandalisent le prochain, et sont le plus fréquent obstacle à la sanc- HE: tification du travail.

Page 1