XVI. Slr la montagne : Kiléma
XVII. Sur la montagne : A Motcht. — Une vue du Kibô. — Par monts et par vaux. — M. d'EItz et la station allemande. — La mission de l'Eglise anglicane. — Chez Mandara. — Les brouillards et le coin du feu. 245
XVIII. Slr la montagne : Matchamé. — En route pour Matchamé. — Révolution et guerre civile. — L'aspect général du pays. — Une position intéressante : en face de l'Éternité 263
XIX. Slr la montagne : Kibosiio. — A Kibosho. — S. M. Bina. — Dans l'antre du lion. — La danse des guerriers, prélude de la bataille. — Accord final. — A quoi tient le salut. — La joie de vivre. . . . 281
XX. L'Ascension. — Excelsior! A travers les hautes cultures, les taillis et la forêt vierge. — Une nuit sur les hauts plateaux. — Une Mess pour l'Afrique sur un autel de 6,000 mètres. — L'escalade. — Perdus et retrouvés 299
XXI. Le massif de Kilima-Xdjaro. — Aperçu général. — Le climat. — La constitution géologique. — La Flore. — La Faune 307
XXII. La popelation de Kilima-Xdjaro. — Le type des Tchagas. — Les mœurs. — Le gouvernement. — Les idées religieuses. — La langue. ■'•'!■>
XXIII. A Kahé. — Nouvelles de Bina. — Décision Qnale : ce sera chei
Foumba notre vieux frère. — Kahé. — Sous la foret tropicale. — Le trou aux éléphants. — Le Colobe à camail. — Le coup du docteur. 371
XXIV. Au Bas-Arousiia. — En plaine. — La chasse au désert. — Le poste et le pays du Bas-Arousha. — L'heure de la séparation. — Un rhinocéros au bout du fusil 383
XXV. Au pays Massai. — La caravane. — Au pied de Paré. — Ces dames. — Le désert. — Chez les Massais. — Chez Mwana-Mana. — Chez les Ndorobos. — La bénédiction d'un peuple 397
XXVI. Les Massais. — Le pays massai'. — Frères ennemis. — Gouvernement et genre de vie. — Type et toilette. — Armes et ustensiles. — L'existence massaïe. — Les croyances 413
XXVII. Le Sambara. — La fin de Paré. — Dans le pays Sambara. — Chez le sultan Sambodya. — Un oiseau indiscret. — Un homme, une chèvre et un crocodile. — Les indigènes 435
XXVIII. Le Zigoua, le Doé, la Cote. — Moyen d'avoir des vivres. — Chez le frère de Séliman. — Une tribu qui se suicide. — A Mandera. — Dans le Doé. — Chez nous! 445
Vingt-quatre ans après (1890-1914) 459
Qa'est-ee qae le " SoaveniF Africain " ?
En décembre 1911, à l'heure douloureuse où se dénouaient devant les Chambres françaises les pourparlers franco-allemands, un évêque missionnaire, Mgr Jalabert, rentré en France depuis quelques semaines, concevait le magnifique dessein d'élever dans sa ville épiscopale une église qui serait en même temps un monument patriotique, une sorte de Panthéon religieux, à la mémoire de tous les Français tombés pour la conquête de notre empire colonial africain.
Après s'être entretenu à deux reprises avec M. le Ministre des colonies et M. le Gouverneur général de l'Afrique occidentale française, qui apportèrent immédiatement à l'Evêque du Sénégal l'assurance de leur bienveillante approbation et de leur haute sympathie, Mgr Jalabert se mit résolument à l'œuvre et rédigeait, en collaboration avec Mgr Henry Bolo, un Appel à la France.
Il s'agissait d'une œuvre patriotique et si française!
On allait commémorer à jamais sur cette terre d'Afrique, théâtre même de leur héroïsme, non seulement les Brazza, les Flatters, les Paul Crampel, les Klobb, les Bonnier, et d'autres déjà célèbres, mais aussi tous ces braves petits enfants de France, pionniers eux aussi de la patrie, tombés obscurément à travers les immenses brousses africaines, humbles victimes auxquelles serait enfin rendu l'hommage de la reconnaissance de tous les Français.
Cette idée magnifique séduisit des hommes éminents qui, s'étant eux-mêmes dévoués à la conquête, se trouvaient désignés pour travailler au souvenir des aines ou des camarades victimes de leur bravoure... Quelques-unes de celles dont la vie avait été brisée par le sacrifice suprême à la patrie, acceptèrent de représenter l'immense légion de mères et d'épouses, auxquelles l'Afrique avait coûté, et coûte, hélas!
chaque jour tant de larmes. Tous résolurent d'aider dans sa tâche l'évêque du Sénégal dont les mains bénies allaient pieusement recueillir les noms des chers disparus, les graver sur les marbres de sa cathédrale, et leur assurer des prières.
Ainsi fut constitué le Comité du Souvenir africain dont, en mémoire de son fils, le jeune duc d'Uzès, mort en Afrique au service de la France, }>lme la duchesse d'Uzès, née Mortemart, voulait bien accepter la présidence.
Successivement prirent rang les plus hautes personnalités coloniales : S. A. R. la duchesse de Chartres, Mme8 Juliette Adam, Savorgnan de Brazza, Paul Crampel, Flatters, Gouraud, Klobb, Massieu, Moll, Brosselard-Faidherbe; le prince Auguste d'Arenberg, président du Comité de l'Afrique française; le général Dodds, le colonel Marchand, le père du capitaine Fiegenschuch; les Supérieurs généraux des Congrégations de Missionnaires africains, NN. SS. Le Roy, du Saint- Esprit; Livinhac, des Pères Blancs; Pellet, des Missions africaines de Lyon; Barthet, ancien évêque de la Sénégambie; de Courmont, du Zanguebar; Augouard, l'illustre évêque du Congo français; les amiraux Bienaimé, baron Duperré, comte de La Jaille, Mathieu, Touchard; les académiciens Maurice Barrés, René Bazin, Etienne Lamy, Henri Lavedan, Jules Lemaitre, Pierre Loti, Albert de M un; MM. Henry Bordeaux, Etienne Aymonier, ancien directeur de l'Ecole coloniale; Victor Gaboriaud, l'explorateur du Fouta-Djallon; Gabriel Bonvalot, Paul Bourdarie, le baron Hulot, Paul Labbé, Edmond Perrier, Auguste Terrier.
Mgr Bolo, l'éminent conférencier, avait bien voulu accepter les fonctions de secrétaire du Comité.
A ce projet grandiose, que s'attachera à faire connaître et à développer le bulletin du Souvenir africain, se rallieront tous les bons Français; tous s'honoreront en répondant à l'appel de l'Evêque du Sénégal et affirmeront ainsi qu'ils savent apprécier à sa valeur le sacrifice de tous ces braves enfants de France qui ont, au prix de leur sang et de leur vie, planté si glorieusement en terre d'Afrique le drapeau de la patrie.
Les offrandes sont reçues au Siège social du SOL'VEMR AIH1CAIV, 30, rue Lhomond, Paris.
PARIS. — L. DE SOVE, IMPRIMEIR, lS, RIE DES FOSSÉS-S. -JACQUES, V*.
Téléph. 806-44
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