EMBLÈMES DE LA DIVINI T É
d'elles; un mari et une femme, jeunes encore, sont assis par terre, l’un
devant l’autre, une espèce de térrine entre eux, remplie d’une eau savon-
neuse. Le mari, nu jusqu'à la ceinture, penche sa tête au-dessus de la
terrine, et sa femme lui lave les cheveux avec le plus grand soin. Les
| | hommes laissent pousser leur chevelure, qu'ils roulent en chignon où
Le | laissent pendre sous leur burnous ; quelques-uns aussi se font deux nattes
qu’ils ramènent en avant, du bas de la nuque sur les épaules.
Il est tard lorsque nous nous remettons en route. Pour nous reposer
MERE | de nos fatigues, nous prenons un bain suivant le radeau à la nage. Après
LE le dîner, nous fumons le kalioun. La nuit est calme ; les étoiles brillent, | h rien ne trouble la tranquillité du désert. A neuf heures, nous nous arrêtons. tt | |