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et à pied courant autour des équipages; elles sont entassées dans quatre
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ou cinq voitures se suivant comme dans une noce; landaus, berlines, il y
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en à de toutes formes et de toutes nuances; des domestiques sont accro-
chés derrière, comme des singes. Les femmes sont vêtues, comme toutes
les autres Persanes, du éadjer et du rou-bende ; l’une d’elles, la favorite (Aniseh-ed-Daouleh, Amour de l'Empire), reconnaissant le docteur qui
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la salue avec nous, fait signe au premier eunuque, qui vient le complimenter de la part de la princesse. Puis vient le shah, dont les shaters portent encore la coiffure des Abbassides; le reste de leur costume est une tunique jaune et rouge, une culotte rouge et des bas blancs; ils ont à la main une canne de tambour-maJor à pomme d’argent. Le shah est seul, dans une voiture de gala traînée par six chevaux blanes dont la
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queue est teinte en rose, et qui sont montés par trois postillons. Nous le saluons, il nous rend notre salut. Derrière sa voiture, le grand bourreau (nasakhjibachi), tout vêtu de rouge, entouré de ses aides. Un piquet de cosaques et ses officiers ferment la marche.
Uhemin faisant, nous rencontrons le premier intendant, secrétaire du shah, dont il a épousé une fille. Cette princesse, qui a reçu une certaine instruction, est fort intelligente; elle écrit, peint et sculpte, paraît-il,
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avec le meilleur goût. Comme fille du shah, elle jouit du privilège de ne pas avoir de rivale. Toute fille de sang royal ne peut être qu'’unique épouse légitime. Son mari ne peut s’asseoir devant elle et ne peut entrer dans son lit que par les pieds, en soulevant le bout des couvertures.
17 novembre.
M. Lemaire à fait atteler sa voiture pour nous conduire aux bazars. Nous y passons plus de deux heures. Ils sont larges, spacieux, et la circulation y est relativement facile, C’est toujours la même disposition : sous de longues arcades voûtées, en briques, éclairées par des jours venant d’en
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