DE UE LE 1 134 AU KURDISTAN
Vers deux heures nous sortons à cheval avec le R. P. Duplan qui, malgré ses occupations, veut bien nous diriger dans notre promenade | à travers la ville; le consul de Russie me prête son cheval, Hamelin
| monte celui du Père Réthoré.
| Les rues au milieu des jardins de Van sont assez plaisantes ; la terre Il 1 y est bien battue, mais le sol inégal. Des deux côtés coulent les ruisseaux [RE || qui distribuent l’eau dans les propriétés et qui entretiennent, sous la bor-
dure d'arbres dont elles arrosent le pied, une fraîcheur des plus agréables.
ST
ES Te D CR
Lorsque la rue s’élargit, la chaussée reste de même largeur, mais de
chaque côté la rangée d’arbres est triplée, quadruplée; les arbres sont
al serrés comme dans une pépinière. Le soir, il faut faire grande attention
CIEL | pour ne pas tomber dans les ruisseaux où dans les flaques d’eau ; on
ne peut sortir sans lanterne ; pendant le jour, le chemin qui conduit à la ville forme une charmante promenade de vingt minutes. Un grand | espace dénudé de trois à quatre cents mètres sépare les jardins de la ville WE |) proprement dite, comme pour ne pas gêner le tir des assiégés le cas
| échéant. La ville est entourée d’une enceinte fortifiée de murs en pierre,
avec des fossés près des portes seulement. Les rues y sont étroites, tortueuses et sales ; les bazars sont petits et peu commodes pour se pro-
| mener, à cause du ruisseau bourbeux qui coule au milieu de la ruelle.
| + On fabrique, à Van, une espèce d’étoffe grossière en poil de chèvre, | imperméable et fort solide, et de petits objets en argent miellé; les ouvriers sont adroits, mais leur travail est grossier et les dessins man-
quent de finesse ; ces objets consistent en porte-cigarettes, boutons de
manchettes, pendants d’oreilles, petites boîtes, etc.
EE FI La ville et les jardins contiennent de vingt-cinq à trente mille habi- EURE DLHIEN | tants, sur lesquels une dizaine d’Européens : deux Pères Dominicains, fl deux missionnaires américains, le consul de Russie, le consul d’Angle- Al terre et leurs secrétaires, un médecin sanitaire grec ; comme femmes : in | Me Kolubakine, femme du consul de Russie, et deux dames américaines. ANT La vie pour ces messieurs est fort pénible ; les autorités turques n'inter- CRAN disent pas positivement aux riches marchands et principaux habitants LUN d’avoir avec eux des rapports d’amitié, mais c’est une mauvaise note et en tout cas une position officielle en serait fort compromise ; témoin le fait suivant : un procureur ture va voir un Arménien de ses amis dont la demeure est en face de celle du consul de Russie ; pendant que son maître
{l fait sa visite, le domestique se met avec le cheval à l’ombre du mur du
se *
n (A4 A | FORTERESSE DE VAN. (Côté nord-est.) | } | |
À eq TRE TE TU ——— - o SR ee RER EPST JU F de à Fe Cr —— ——————— - | } | —— co +.
L — ue nid = bn — = 2 = F 2 St de nome themees mr mi —— — — — > = — — = = À Ü . ———————— = aan” re = TZ EE == 7 Era TT F VEN ca "PR re FT da = = au La -ti RE co Lu = "4 jen 2 + res Deere me LITE ER DT =) à — = = tune 2 = — D — —— TS LT mp .
—— = — — — — pe bg re —— = —— — — 2 7 = — a nn Lt Sant ai se gt diner st nt 20. LÉ sait CE re eee Pr SZ — = == —— : — : = < a un mm — :
| = = aa S ee is = - — ET 22cm — ES - eee ES do PS SP LES pe — — - mn — hum ETES ”—- mn mers + EE TEE V TRE Ed d = er a, … me 2 .
- = 2 ——— ns Vr sn Sr. > : — . ge A EL . EDS à