‹ Au Kurdistan, en Mésopotamie et en PerseChapitre 89 sur 210 · I 166 AU KURDISTAN · texte numérisé non relu

I 166 AU KURDISTAN

LA tentes de quelques riches Kurdes; aux parois intérieures sont suspendus des armes et des tapis très fins qui donnent une apparence de luxe et de

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d’une robe de cotonnade rouge descendant jusqu’aux pieds et nouée à la

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DE DJOULAMERG A AMADIAH. 167

Ce n’est pas sans émotion que nous voyons Djoulamerg : c’est dans cette ville que fut tué Schulz avec toute son escorte. Schulz était le premier Européen qui tentait une exploration dans ce pays.

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DE DJOULAMERG A AMADIAH

Vallée et village de Djoulamerg. — Pourboires français, pourboires turcs. — Visite du gouverneur. — Costume kurde. — Promenade dans le village. — Départ. — Notre caravane, notre escorte. — Le Grand-Zab. — Passage d’un pont. — Vallée du Thal. — Champs et cultures dans les montagnes. — Villages kurdes ; Bécheret, Rabat. — L’Anthrad. — Tombeaux Syriens. — Thouroub. — Djessi et Berdj. — Le Belath-Sou. — Travaux d’art abandonnés. — Dhal. — Animosité des habitants. — Nous rejoignons le Grand-Zab. — Campement sur les rives. — La rosée. — Bois de chênes; les glands, la manne. — Ravin d'Amadiah. —

Jardins d'Amadiah.

Djoulamerg est situé au fond d’une immense cuvette. La ville est bornée au sud-est par une montagne immense à pic, des autres côtés par des pentes plus douces. Les eaux descendent des monta gnes en quatre petits torrents qui se réunissent en deux branches pour se rejoindre au sud de la vallée et s'échapper par la fente d’une étroite brèche, taillée dans les rochers escarpés de la montagne. La vallée est parsemée de bouquets d'arbres qui abritent quelques demeures.

Dans le coin sud de la vallée, sur un rocher abrupt, de trois cents mètres de long sur quatre-vingts à cent de large, s’élève la ville proprement dite, à demi abandonnée, composée d’une centaine de maisons : une forteresse dominait autrefois le rocher; non loin de là se trouve une mosquée, plutôt un petit fort qu’un temple, semblable à celle que nous avions remarquée à l’entrée des gorges de Berdick.

Aussitôt arrivés, nous nous faisons conduire vers la demeure du kaïmagan. Il n’est pas chez lui, mais jy rencontre un officier qui commande un poste de dix hommes. Je lui fais dire que je viendrai rendre visite au gouverneur demain matin; que, pour le moment, je cherche quelqu'un qui puisse m’offrir l’hospitalité. Il me fait conduire dans un quar-

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tier habité par des Kurdes arméniens et syriens. Ce quartier est en dehors de la ville, au milieu des champs, sur un petit monticule occupant à peu près le centre de la vallée. La maison que nous allons habiter est construite sur le toit commun d’un groupe d’autres maisons !. Notre demeure

se compose d’une chambre précédée d’une petite entrée de laquelle on

peut descendre à l’aide d’une échelle dans la maison d'en dessous.

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