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__ Noublie pas, en me renvoyant cela, d’y joindre ma
petite partition du chant (allemande) de Roméo et Juliette que je t’ai laissée en partant de Weimar. Je - Suis curieux de savoir ce qu’ils en auront pu faire & Detmold..,
- A ta prochaine répétition générale souhaite le bon-
; jour de ma part dans les termes les plus affectueux
‘ aux artistes de la Chapelle ducale, et remercie ces
dames et ces messieurs de l’Académie de chant de
vouloir bien encore une fois exécuter mes deux
3 ouvrages.
Adieu, je t’écrirai, dés que les manuscrits de Ben-
venuto me seront parvenus.
3 H. BERLIOZ
Communiqué par la princesse Hohenlohe.
AU MEME
Paris, 14 janvier 1853.
Cher ami,
Je travaille beaucoup depuis quelques jours & notre Benvenuto que je lime maintenant a loisir et que je te renverrai plus poli et plus complet. Le traducteur italien a une peine atroce a se tirer de sa tache qui, dans le fait, n’est pas aisée.
Toujours rien de nouveau ici pour les fétes impériales, mais cela grouille.
Je te remercie d’avoiy parlé & H... pour mon volume, je ne sais si ton compatriote se sera arrangé avec lui. Jen doute; les éditeurs allemands sont décidément des rats parmi les cancres, ou des canerés parmi les rats, et les plus cancres et les plus rats des éditeurs.
Voubliais de te dire que le paquet de partitions de Cellini m’est arrivé en bon état. Merci! .
J'ai déjai Pan dernier dit quelques mots & l’aventure du Joyeux Conseiller de notre ami De Vesque; je tacherai de ramener son nom et celui de son ouvrage, Ie moins maladroitement possible, dans un de mes prochains supplices.
Cossmann va donner ici une matinée musicale la semaine prochaine, aprés quoi il retournera % son
AU MILIEU DU CHEMIN 5i
poste a Weimar, Je lengage beaucoup & l’organiser économiquement... il s’est adjoint pour collaborateur F. Hiller, Les donneurs de concerts sont en ce moment plus malheureux et plus persécutés que jamais, Le droit des pauvres ne suffisant pas, on a (pour eux) ajouté deux autres impdts vexatoires. Vieuxtemps continue {néanmoins, et il obtient, grace a l’énormité de son succés des bénéfices de deux cents francs! et encore!... Donner des concerts a Paris, c’est presque une humiliation... Pays de vieux barbares blasés !,.,
A, Bertin vient de perdre sa femme. Nous avons tous ressenti Ie contre-coup de cette mort, C’était une si douce et si charmante femme! C’était la personnification de l’idéal de Shakespeare : la Patience souriant d la Douleur, Adieu, adieu.
H. BERLIOZ
P,-S, — Jai vu Scheffer dernitrement, il m’a ex- primé le regret d’avoir ignoré mon départ pour Weimar, il m’etit accompagné, Il ne sait pas maintenant quand il pourra faire ce voyage. Il avait dans son atelier son tableau de Paolo et Francesca, Dieu, que c’est beau!... c’est cela... ’amour éperdu, infini.,, Veux-tu me rappeler au souvenir de la princesse .de Wittgenstein en lui présentant mes trés humbles
salutations ?
Lettres a Lisst, 1, 257.
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