AU MANAGER GYE, A LONDRES
es %, ” [Paris], 45 avril 1853,
- os ae
Mon cher monsieur Gye, ae
La copie des rdles et des chceurs! sera terminée . ey demain samedi; je vais prendre un jour ou deux pour yérifier ce travail et corriger les fautes qui Bae Be
doivent s’y trouver et aussitdt je vous enverrai le
we ix te
- paquet. Je me suis informé du nombre de vos cho-
ab
= Siig Gare
* Dee
4 ristes et j’apprends qu’il ne s’éléve pas 4 plus de
ie soixante-cing personnes. Je le croyais beaucoup plus — ‘ considérable. C’est facheux surtout pour le second ‘ acte, pour le final et le chant des Ciseleurs. Si vous
eroyez pouvoir sans trop de dépense augmenter ce —
personnel, faites-le; ce sera certainement d’un utile — ¥
résultat pour le succés d’un ouvrage ou lescheeurs =
i, De Benvenuto Cellini. 5 a
ote a ee eRe a Sat) ee ee ee
jouent un si grand réle, Sinon, nous tacherons d’uti- liser le mieux possible ce que vous ayez.
Je tirerai sur vous lundi ou mardi pour les 32 £, du traducteur et pour le compte de la copie que je vous enverrai et dont je ne connais pas encore exactement le montant.
On travaille aussi & extraire les parties d’orchestre et tout me fait croire que celasera fait bien et promptement. Je ne partirai pour Londres que lorsque les répétitions vocales de Cellini seront déj& un peu avancées ; ce que je vous prierai de me faire savoir.
Pensez-vous qu'il soit convenable 4 moi d’écrire & M. Costa ? N’avez-vous rien & me dire & son sujet? At-il été question de mon ouvrage, ct de sa direction,
devant lui? Vous savez que je dois suivre ayeuglé-
ment vos conseils & cet égard.
Mille compliments empressés.
Votre tout dévoué, HECTOR BERLIOZ,
Communiqué par M. H. Bachimont.