Le Musicien errant a reproduit la premiére lettre de
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‘m’a procuré une lettre de vous si gracieuse et si spi- ; ‘Tituelle. Je dois me justifier tout d’abord de ne yous
avoir pas répondu plus tot. Je suis a peine remis d’une maladie graye (une bronchite) qui m’a tenu au lit pendant trois semaines. Ce n’est qu’aujourd’hui seulement qu'il m’a été possible de me livrer Ala recherche de louyerture du Roi Lear!, Comme j’allais désespérer de trouver ce manuscrit, j’ai mis la main au fond d’un tiroir sur un portefeuille que je croyais vide et qui contenait justement le morceau. en question, Je l’envoie donc a Liszt anjourd’hui méme.
J’ai vu Alexandre il y a quelque temps et il s’est refusé A me laisser yoir ses préparatifs pour l’instrument de Liszt, m’assurant que je ne distinguerais rien ef ne pourrais concevoir encore aucune idée de son plan, Il se croit plus que jamais str de réussir. La forme de l’instrument sera celle d’un piano a queue ordinaire, dont tout le dessous seulement sera plein jusqu’au niveau des pédales,
‘ Liszt serait bien aimable de m’écrire quelques
lignes pour me mettre au courant de sa position
Berlioz & la princesse Wittgenstein ; celle-ci est la seconde
- de leur correspondance qui se prolonges presque jusqu’a la
mort du compositeur.
4. Il résulte de cette lettre, ainsi que de la suivante, que Liszt a fait une transcription pour piano de l’ouverture du Roi Lear; mais nous n’avyons pas connaissance que cette transcription ait été publiée. De méme, le manuscrit de la partition de Berlioz, que lon considére aujourd’hui comme
perdu, aurait été enyoyé par lui a Liszt.
is malgré Vabsence de a partiugs du second a
ee ae oue volumes que je lui ai renvoyés. Je suis en ce moment fort occupé de fe mise en scéne de cette pare
-mencer avant-hier, J'ai le meilleur Senvannite os ig ite soit possible d’avoir (ITamberlick), dont la voix est — " celle que j’avais révée en écrivant ce role. Puis Ron- coni Formés, etc.
dans cette circonstance ; c’est Liszt quia été comme toujours un fameux otigiaal L’idée de ressusciter 4 ee Benvenuto ne pouvait, certes, venir qu’a lui. ) Jai ’honneur d’étre, madame, ioe
Votre tout dévoué serviteur, eas
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HECTOR BERLIOZ
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Briefe an dié Firstin Wittgenstein, p. 3.
A FRANZ LISZT
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(Paris, fin avril 1883.)
Mon cher Liszt, es Vallais oublier (car la téte me tourne maintenant
g quand ee 5 dire que, depuis que ie tena? du Roi Lear = été fait, j'ai changé la coda de cette ouverture. To en as, je crois, la grande partition. Prends donc la ; peine de revoir cette fin. En outre je te prie de cher- ~ cher une forme de trait de piano pour le passagede
a péroraison: =~ 5a
x Toutes les fois que ce dessin se présente tu as 4g employé des triolets en octaves, Or le triolet est tout & fait insuffisant 4 rendre l’effet des croches; le 3 tythme ternaire est ]4 inconciliable avec le caractére —
- échevelé que j’ai voulu reproduire. On ne pourra pas d avoir d’octaves, il est vrai, mais c’est un sacrifice : Ee quil faut faire, et tu trouveras j’en suis sir quelque. terrible et excellent moyen de faire entendre 4 peu — prés telles qu’elles sont les huit croches que contient
chaque mesure. 7
On grave Faust en ce moment. Quand viens-tu &
- Paris? J’irai a Bade au moins d’aott. Benazet ‘ m’a
3 engagé justement pour monter Faust en tout ou en EX "partie. Tu ne seras pas quelque part sur cette fron- Bet:
- tidre?... & cette époque ? . dae
; 4, Fermier des jeux de Bade. Berlioz fut engagé plusieurs fois par lui a diriger des festivals pendant la saison.
- aa, © ee eee a eee, arn ees ~ bMS COS Geet a Sr cee ee ee Saree : ; Pe RP Ey Sere ae ar ! > Peps
Adieu, je te serre la main; je sens que mes idées se brouillent, je vais me recoucher.
A toi, H. BERLIOZ,
Communiqué par la princesse Hohenlohe.
A BRANDUS
[Londres] 17, Old Cavendish street, 4" juin 1853,
Mon cher Brandus,
J’ai reparu ayant-hier pour la premiére fois devant le public anglais au quatriéme concert de la Société philharmonique de Hanover-Square, C’était dangereux, Le ban et l’arriére-ban des classiques s’y étaient donné rendez-yous, ,
L’exécution d’Harold a été étonnante de verve et de précision, j’en dois dire autant de celle du Carnaval romain. On m’a énormément applaudi malgré la fureur de quatre & cing ennemis intimes qui, m’at-on dit, se crispaient dans leur coin, Mon nouveau morceau en style ancien (le Repos de la Sainte Famille), délicieusement chanté par Gardoni, a produit un effet extraordinaire et ila fallu le redire. Je ne l’avais jamais entendu, méme au piano; je vous assure que c’est trés gentil. ;
Davison, qui est yenu plein de joie m’embrasser
aprés le concert, n’a rien écrit encore. Le Morning . ' Herald Vhier contient un superbe article dont l’auteur mest encore inconnu, Faites quelques lignes pour la Gazette de dimanche si cela se peut. Mentionnez Sainton, le premier violon de Coyent-Garden, quia joué supérieurement I’alto solo dans Harold.
Bottesini a eu également un beau succés en exécutant avec soninconcevable habileté ordinaire un nouveau concerto de contrebasse de sa composition, fort remarquable, agréable et bien instrumenté,
Tous mes amis disent ici que ce succés a la vierlle Société philharmonique était immensément difficile a obtenir. Il y avait foule compacte, et j’ai eu le plaisir de reconnaitre qu’une grande partie de l’auditoire était venue pour moi seul puisqu’un tiers de la salle s’en est allé quand mon dernier morceau a été joué.
Nous travaillons tant que nous pouvons a Covent- Garden pour Cellini. Les chceurs sont déja sus, mais les acteurs ont encore beaucoup & apprendre. La chute compléte de Rigoletto ayant obligé Gye aremonter coup sur coup cing ouvrages pour entretenir son répertoire, on a dd nécessairement employer le temps a cela et mes chanteurs n’en sont encore qu’a leur cinquiéme répétition. Je crois que Youvrage ne pourra guére étre représenté avant le 23 ou méme le 30 de ce mois. Tamberlick, si je ne me trompe, sera superbe. Voici ma distribution ;
Cellintc ss . Tamberlicks-= Le‘Cardinal 3. Formés.
Fieramosca . . . . Tagliafico.
Francesco. . . . . Stigelli.
Bernardino . . . . Polonini.
Teresa. . . . . . Madame Jullienne.
Ascanio . . . . . Madame Nantier-Didiée.
Harris a un grand projet de mise en scéne pour le carnaval de Rome, Je crains méme qu’il ne fasse trop de choses et qu’il ne géne l’exécution du grand final. Mais j’y veillerai. Tout le monde est bien disposé, les choristes applaudissent comme des enragés aux répétitions. Espérons,
Mille amitiés.
Votre tout dévoué, H. BERLIOZ.
Bibliothéque du Conservatoire.
A DAVISON
[Londres, commencement de juin 1853.]
Cher Davison, Je n’ai pas le temps d’aller te serrer la main et te remercier du bel article du Times ‘, mais tu -ne doutes
pas du plaisir qu’il m’a fait. Cela prépare 4 merveille la grande affaire de Covent-Garden.