Voir la lettre du 3 septembre, a Liszt
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prussienne est venue me jouer mon ouverture des francs-Juges sous les fenétres de Vhotel, Enfin on m’a comblé. A Baden, c’était une splendeur inconnue nécessairement- aux Francfortois. La salle de la conversation transformée en salle de concert, ornée d’arbustes, de fleurs, éclairée a jour, peuplée du public le plus fashionable de l'Europe, y compris toutes nos grandes dames de Paris, nos diplomates, ambassadeurs, artistes étrangers, Cing ou six cents auditeurs groupés dehors, sous le péristyle, faute d’avoir pu trouver place dans la salle. Un orchestre et un choeur excellents; trois bons chanteurs allemands; les sceurs Cruvelli, Ernst; grandissime effet. On m’aredemandé, acclamé, bissé, enfin tout. J’avais Vorchestre et la Chapelle ducale de Carlsruhe réunie aux artistes de Bade. M. Benazet a bien et grandement fait les choses. Il n’a vexé que les joueurs, qui auraient beaucoup mieux aimé qu’il n’y eit pas de concert parce que ce jour-la les jeux ont été suspendus. Tous les matins & 7 heures j’emmenais par le chemin de fer un convoi de musiciens de Carlsruhe pour répéter avec la Chapelle ducale. Nous trouvions tout notre monde préparé, on répétait jusqu’a midi et demi. A une heure, un grand déjeuner nous réunissait (nous artistes de Bade) dans un jardin, d’aprés les ordres de M. Benazet, et ainsi restaurés nous retournions & Bade. Le dernier jour seulement les artistes de Carlsruhe sont venus répéter sur place
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avec les Badois. Les deux premiers actes de Faust ont produit un effet prodigieux, & Francfort deméme, et rectifié bien des opinions saugrenues que les amateurs et les artistes de ces deux villes, ot je n’étais pas encore allé, s’étaient formées sur ma musique, Le maitre de chapelle de Carlsruhe, M. Strauss, qui | présidait & toutes nos études, me dit le soir du..,
[Le dernier feuillet de cette lettre manque.]
Communiqué par madame Chapot.
A W, R. GRIEPENKERL
[Paris], 28 septembre [1853].
Mon cher Griepenkerl,
Le roi de Hanovre ne devant revenir que vers la fin d’octobre, je viens de prier M. le baron Perglass * de remettre mon concert jusqu’au 9 novembre. Veuillez vous informer auprés de M. de Miinchhauser s’il sera possible de retarder également d’un mois nos deux concerts de Brunswick. Il faudrait alors quils pussent avoir lieu le 16 et le 18 ou 19 ou 20. Je compte, aprés ma visite 4 Brunswick, aller 4 Prague et & Munich,
Dites-moi aussi si la combinaison de programme