A G. SCHMIDT
Paris, 3 septembre 1853.
Mon cher monsieur Schmidt,
Mon libraire enverra dans quelques jours aM. Jugel, libraire de Francfort, un exemplaire de mes Soirées de Vorchestre que je vous prie d’accepter. Veuillez aller le réclamer dans une ou deux semaines.
Je ne tarderai pas non plus 4 vous faire parvenir la partition de mes Zristia pour Hamlet, et, dés que
4. Aucun de ces projets ne fut réalisé, et Berlioz n’entendit jamais exécuter son admirable Marche funébre.
vous m’informerez que la traduction est faite et que le thédtre 4 l’intention de s’occuper de la mise en scéne de ce petit ouvrage, je vous écrirai toutes les indications nécessaires, :
L’édition de Faust avance, mais il faudra encore trois mois peut-étre pour la terminer.
Je serais bien enchanté que le thédtre de Francfort ptt réaliser notre projet shakespearien dans le courant du mois d’octobre ; peut-dtre cela me déciderait-il & aller 4 Munich et a passer & Francfort pour entendre Hamlet sous votre direction.
Mille amitiés sincéres et bien reconnaissantes de tout ee que vous avez fait pour moi. J’espdre que notre connaissance donnera lieu a des relations suivies qui me seront, croyez-le, extrémement chéres.
Votre tout dévoué,
HECTOR BERLIOZ
Je serre la main & MM. Eliasahn, Goldermann, Goldmit, aux deux messieurs Hoffmann, & MM. Miling et Merck, et vous prie de saluer l’orchestre de ma part.
Ho Bis
A SA SOEUR ADELE
Paris, 7 septembre [1853].
Chére sceur,
Je suis de retour d’Allemagne depuis six jours. J’aurais voulu t’écrire en arrivant, mais deux feuilletons m’ont sauté & la gorge, et il a fallu leur obéir sur-le-champ '.
Je commence par te dire que j’ai recu avant-hier une lettre de Louis. Il est toujours sur les cétes d’Ecosse et fort content parce que, dit-il, ses chefs sont contents de lui. Le voila enfin écrivant, agissant et pensant (je l’espére) comme un jeune homme de bon sens et de bonnes maniéres, et dans une bonne voie qui le ménera a une honorable carriére. Je viens de porter sa lettre & Henriette, qui est toujours dans le méme état.
Mon voyage d’Allemagne s’est borné 4 Bade et a Francfort. J’ai organisé et dirigé le festival de Baden pour lequel j’étais engagé par M. Benazet. Puis je suis allé donner deux concerts au théAtre de Francfort, le tout avec un succés mirobolant. A Francfort on m’a donné un immense souper, avec couronnes, vers, discours, toasts, etc... La musique militaire