‹ Au Milieu Du Chemin 1852-1855: CorrespondanceChapitre 44 sur 67 · Cette lettre, en effet, n’a pas été retrouvée · texte numérisé non relu

Cette lettre, en effet, n’a pas été retrouvée

Vindifférence parisienne commence 4 faire a Paris

une sensation qui ne peut avoir que de bons résultats.

Je partirai pour Munich au mois de juillet (j’allais écrire Julietie, ’habitude !,..)!

En septembre il est probable qu’on me rappelera a Dresde et & Brunswick.

Louis a changé de navire, il est sur le Phlégéton,

un grand vaisseau de guerre... il a monté en grade et en appointements. J’attends une lettre de lui chaque jour.

Adieu, chére sceur, Mille amitiés & ton mari.

Jembrasse mes nidces.

H. BERLIOZ

P.-S, — Jai vu le notaire ce matin, et tout sera terminé sans trop de frais d’ici & quelques jours.

Communiqué par madame Chapot.

A. G. VICAIRE*, Paris, 43 mai 188% (Catal. Vautogr.

1. Ce voyage, dont le projet occupa Berlioz pendant tout été, et dont il est encore question dans une lettre du 7 aout, n’eut pas lieu.

Munich est la seule grande ville d’Allemagne ot Berlioz Nait jamais donné de concert,

2. Ce correspondant occasionnel de Berlioz est un simple mystificateur : on a retrouyé dans plusieurs catalogues d’autographes des réponses analogues, qui lui furent adressées par des hommes tels que Béranger, Proudhon, Lamennais Sainte-Beuve, Félicien David, Pierre Dupont; etc. et qu il

Bees 2

J. Charavay, 219). Il donne des consolations 4 un jeune homme dégotité de la vie, et il laisse déborder son ceeur, toujours plein de tristesse et d’angoisse. « Vous étes artiste évidemment... La douleur nous ouvre des horizons inconnus aux autres hommes, et c’est ce qui doit nous donner la force de la supporter. Vous n’avez que vingt ans, j’ai plus du double de votre age. J’ai done souffert beaucoup plus que vous, etje vis encore, et l’art, malgré tous les chagrins qu’il améne, suffit pour me faire suppor- -terla vie. Il sera sans doute aussi bienfaisant pour vous. »

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