A M. MARIN
Mercredi soir 13 décembre 1834. ~
Monsieur, Veuillez vous informer auprés de M. Boussagol s’il :
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pourra rester jusqu’d la fin du concert prochain. Dimanche dernier il est parti aprés la seconde partie de (Enfance du Christ. S’il ne peut pas vous promettre de rester, veuillez le remplacer par une autre basse bon lecteur. Sai bien du regret de ce changement mais il me faut toutes les basses pour la 3° partie, Votre tout dévoué, H. BERLIOZ.
Communiqué par Ed. Colonne.
A FIORENTINO
Mercredi, 15 décembre 1854
Mon cher Fiorentino,
Vous étes un fier original! Les gens trés bons sont presque toujours un peu bétes, les gens d’esprit sont d’ordinaire un peu méchants et vous étes a la fois, au mépris de tous les usages, trés spirituel et trés bon.
En ma qualité d’excentrique, je ne puis étre que ravi de cette étrangeté et je vous serre la main avec reconnaissance.
Merci, trente fois merci, cher confrére et ami.
Votre tout dévoué,
Bibliothéque du Conservatoire.
A DAVISON
Paris, mercredi 145 décembre 1854,
Mon cher Davison,
Il faut que je te dise que l’#nfance du Christ a ~
obtenu, dimanche dernier, un succés extraordinaire (pour Paris surtout). Je t’écris cela non pas pour que tu le disas mais seulement pour que tu le saches et parce-que je suis sdr qu'il y aura plaisir pour toi de Vapprendre. ze
Tu me manquais dans cette salle en émotion..,
Glover, qui a entendu la répétition générale et l’exécution, m’a écrit hier une cordiale et ravissante lettre en me demandant la partition, qu’il a & cette heure entre les mains,
L’exécution me semble vraiment avoir été belle et bonne, J’ai trouvé précisément les chanteurs qu’il fallait pour mes personnages. Nous donnons le deuxiéme concert dimanche, 24 décembre, a 2 heures, M. Balby, que je viens de rencontrer, me fait espérer que tu seras encore a Paris, Ce serait trop de joie. Adieu, je te serre la main,
Ton dévoué : H. BERLIOZ,
Memoirs of Davison, p. 154,
A ADOLPHE SAMUEL
Paris, 146 décembre (1884).
Mon cher monsieur Samuel,
Mille remerciements pour le bon mouvement qui vous a porté & m’écrire; je ne pouvais qu’étre trés touché de la joie que vous témoignez a propos de Yaccueil fait & Paris & mon nouvel ouvrage. Ces preuves de confraternité réelle font grand bien quand on les recoit d’artistes réels tels que vous,
Je n’ai pas re¢u le journal dont vous me parlezs mais s’i] est possible de me l’adresser avec quelque autre (s’il y en a) de Bruxelles ot 1|’on s’occupe de la chose, je vous serais trés obligé de m’en faire l’envoi.
J'ai & vous remercier encore et beaucoup des trois volumes de reyues que j’ai recus il y a un mois, — J’en ai lu Jes fragments relatifs aux arts et aux lointains pays avec une avidité et un plaisir extrémes.
Je vous serre la main en attendant le plaisir de vous voir 4 Paris.
Votre tout dévoué H. BERLIOZ.
P, S, — Les bonnes gens de Paris disent que jai
changé de maniére, que je me suis amendé; pas n’est
besoin de yous assurer que j’ai seulement changé de
sujet. Que de monde il y aura dans le royaume des cieux, si tous les pauvres d’esprit s’y trouvent! Mais je laisse dire; gardez cela pour vous,
Bibliotheque du Conservatoire.