‹ Au MississipiChapitre 3 sur 84 · III. — Ouvrages modernes · texte numérisé non relu

III. — Ouvrages modernes

1® H istorical collections of Louisiana. Philadelphia, 1850. Ge vaste recueil, publié à Philadelphie, contient la plupart des ouvrages rares et des manuscrits capables de jeter un peu de lumière sur les origines des États-Unis.

2® J. Tailhan, S. J. Mémoires de Nicolas Perrot. Leipzig et Paris, A. Franck et Albert L. Herold, 1864.

3® Relations inédites de la Nouvelle- France. Paris, 1861. Douniol. In-12, 2 vol.

4® Mémoires et documents sur les découvertes des Français dans l’ouest et dans le sud de l’Amérique du Not^d, par Margry. Paris, Maisonneuve, 1879-1888, 6 vol. in-8°.

5® Margry. No^ des 30 juillet, 20 et 30 août, 17 septembre 1862, du Journal général de l’Instruction publique, 31® année.

6® Harrisse. Notes pour servir d l’histoire de la Nouvelle- France.

BIBLIOGRAPHIE

7° Ferland. Notes sur les registres de N.-D. de Québec. 1863. In-S», p. 51.

8o Bibaud jeune. Le Panthéon canadien. Montréal, 1858.

9° Mgr Gyprien Tanguay. Dictionnaire généalogique des familles canadiennes.

IQo Gabriel Gravier. Cavelier de la Salle. Paris, 1870.

Il® Gabriel Gravier. La route du Mississipi. Nancy, 1878. ln-8°, p. 76.

12® Gabriel Gravier. Étude sur une carte inconnue. Congrès des Américanistes à Bruxelles, 1879. Paris, Maisonneuve, 1880.

13® Lettre du P. Marquette au R. P. Dablon. Cf. Relations inédites, au n® 3 ci-dessus, pp. 95-102.

14° Découverte de quelques pays et nations de l’Amérique septentrionale, pour faire suite au Récit de Thévenot, avec la carte défectueuse du Mississipi.

15® Parkinan Francis. Discovery of the Great West.

16® Jared Sparks. Life of F. J. Marquette. «Library of American Biography, t. 1, 2® série. Boston, 1834-1856. «

17° Raynal. Histoire philosophique, t. VU, p. 158.

18* Kip. Early Jesuit mission, Voyage of the Mississipi.

19® The Catholic Review. (1879), p. 182.

20° O. Ricb. Récits de Thévenot. Paris, 1845. En fac-similé.

21® An account of tbe discovery of some new countries and nations in North America in 1673, by Pere Marquette and sieur Joliet, translated from the French. Dans « Historical collections of Louisiana. Philadelphia, 1850. » Part. II.

22° John Gilmary Shea. Discovery and exploration of the Mississipi valley.... Redfleld, Clinton Hall, New-York, 1852. In-8°.

23» Récit des voyages et découvertes du P. J. Marquette, de la Compagnie de Jésus, en Tannée 1673. Imprimé d’après le manuscrit restant au collège de Sainte-Marie, à Montréal. New-York, 1852. In-8°.

24® Récit des voyages et des découvertes du R. P. Jacques Marquette, de la Compagnie de Jésus, en Vannée 1673 et aux suivantes; la continuation de ses voyages par le R. P. Alloüez et le journal autographe du P. Marquette en 1674 et 1675, avec la carte de son voyage, tracée de sa main. Imprimé d’après le manuscrit original restant au collège Sainte-Marie, à Montréal. Parsons and G®, Albany, N. Y. (1855). Grand in-18, 3 fr.

25® Découverte du tombeau du P. Marquette. 51® lettre du P. de Smet. Dans « Précis historiques, 1859, p. 133. »

26° Romance and reality of the death of Father Marquette and the recent discovery of bis remains, by J. G. Shea, D* « Catholic World. New-York, 1877, t. 26, pp. 267-281.

BIBLIOGRAPHIE

27“ A statue of Father Marquette in the Capitol at Washington. D’ « Woodstock Letters, t. XVII, pp. 175-180, t. XXV, W 3, october 1896, pp. 467-495.

28" F. Marquette. Discovery of bis remains. Woodstock Letters, t. VI, n® 3, p. 159-172.

29® Adress delivered before the Missouri Historical Society, onjuly 19, 1878, by John Gilmary Shea. Cf. The New World Chicago, t. IX, n" 1, september the Ist 1900, pp. 4, 16 et n® 2, pp. 9, 10 et 16.

30® Melleville. Histoire de Laon.

31“ Dewismes. Manuel historique de l’Aisne. Histoire de la ville de Laon.

32“ Le chanoine l’Eleu. Histoire manuscrite de la ville de Laon.

33® Matton. Inventaire sommaire des Archives de l’Aisne.

34® Études religieuses. 1879, pp. 749 et 823. Articles du R. P. Joseph Brucker, dont l’auteur a publié le tiré à part en une brochure imprimée à 100 exemplaires.

35“ Relation de l’abbé de Câlinée. Margry, t. I, pp. 143-4.

36® Monument to Fr. Marquette. Detroit free press. 9 août 1900.

37® The Messenger of the Sacred Heart. New-York. Divers articles.

38® Pere Marqiiette is honored. The New World. Chicago, 2 août 1900.

39“ Le Journal de l’Aisne d’avril en septembre 1900, et notamment une traduction d’un chant, le 22®, consacré à Manjuette par Longfellow dans Hiawatha (n° du 11 septembre 1900).

40® Chicago Historical Society. Report of spécial meeting, april 3, 1900. Fr. Marquette, by Franklyn M® Veagh. In-8“, pp. 253-264; Fr. Marquette, by Edward Osgood Brown, ibid. pp. 264-272.

41® Le R. P. Marquette, de Laon, missionnaire et explorateur (1637-1675.) Biographie offerte à Monsieur le consul Américain de la résidence de Reims, M. William Prickitt, et rédigée sur sa demande pour l’Histoire de l’Illinois, par M. l’abbé Palant, chanoine honoraire de Soissons et de Beauvais, curé de Cilly (Aisne). Ghauny, Imprimerie G. Nougarède, rue du Pont-Royal, 25. 1900. In-8®, p. 13. Extrait de la Semaine religieuse de Soissons. 2® partie, ibid., p. 27.

42® The New IForld N® du 22 juin 1901.

43“ Abbé Faillon, prêtre de Saint-Sulpice Histoire de la colonie française en Canada. Villemarie, Bibliothèque paroissiale, 1865. 3 vol. in-4“, pp. 551, 568, 548.

44° Louis Jolliet, par Ernest Gagnon. Québec, 164, Grande Allée, 1902. In-8“, pp. xv-28i.

LE PORTRAIT

Un collectionneur connu de Toronto, passant, il y a peu de temps dans une rue de Montréal, se croisa avec deux jeunes ouvriers attelés à uue cbarrette. Ils emportaient les matériaux de démolition, provenant d’une vieille maison. Son œil exercé s’arrêta sur une planche dont il fit l’achat pour un peu de menue monnaie. De retour chez lui, a3^ant soigneusement lavé le panneau, il découvrit sous la crasse un portrait. Malheureusement, la peinture est fortement écaillée. Par derrière, le nom de Marquette est gravé en creux plusieurs fois et ou y voit aussi une signature datée, R. Roos, 1669. Une photographie euvojœe à Paris, en 1900, a donné plusieurs reproductions en héliogravure, dont les retouches n’ont pas été réussies. M. Massé, dessinateur habile, a préféré faire une copie à la plume. C’est le portrait qui est placé en tête du volume.

Sans vouloir se prononcer sur la ressemblance de l’image à l’original, plusieurs raisons semblent plaider en faveur de son authenticité. En examinant la coupe de figure de plusieurs portraits de famille, la bouche, le menton et le nez, on ne peut s’empêcher d’y voir une assez grande analogie. La remarque est la même, quand on examine tel ou tel des arrières-petits-

LE PORTRAIT

neveux de Marquette qui ne portent pas ce nom et c’est chez eux, que, selon les lois de l’atavisme, on peut le mieux s’attendre à retrouver le type premier. La peinture est manifestement du xvii® siècle. Ce qui en est encore visible paraît bien dessiné, vif, coloré. L’auteur appartient à une famille connue et assez estimée. La date seule pourrait donner lieu à une objection. Le missionnaire était-il déjà si chauve, à trentedeux ans ? Mais les cas de calvitie précoce ne sont pas si rares.

L’inscription principale taillée dans le bois a bien le cachet des lettres gravées au xyii® siècle. C’est du moins l’opinion de bons juges à Paris. Au Canada, en regardant ces mots : Père Marquette, l’examen des entailles a tout d’abord fait opiner pour une époque plus récente. C’est pourtant bien le style de l’époque. Mais comment aurait-on pu peindre en Europe, en 1669, un missionnaire, aussi longtemps éloigné des centres de civilisation ? A peine arrivé au Canada , Marquette alla remplacer le P. Allouez, au fond du Lac Supérieur, dès 1669. Est-ce avant son départ de Québec, où il s’embarqua pour ce long voyage, qu’on aurait pris un croquis, envoyé sans retard à sa famille en Europe? Aurait-il lui-même, en se rendant dans une région si lointaine et si exposée à l’incursion de tribus dont nul n’ignorait la férocité, voulu donner aux siens un dernier souvenir, un gage d’affection? Le P. Marquette savait dessiner et l’on conserve encore pieusement, à Montréal, des morceaux d’écorce, sur lesquelles, d’après une tradition respectable, il aurait gravé des croquis à la pointe sèche. Plusieurs de ceux qui seront reproduits dans ce volume peuvent lui être attribués; en particulier, La descente d'un rapide, La scène du conseil et du calumet, Une cabane d'indiens, et autres.

Il n’est pas non plus invraisemblable que le portrait, peint en 1669, ait été renvoyé au Canada. Sans doute, la famille eu avait conservé un autre. On croit, en effet, que deux portraits, vus à Vouvray (Indre-et-Loire) chez un descendant des Marquette, M. Le Carlier, représentaient : l’un. Le chanoine Le Cartier, et

LE PORTRAIT

l’autre, Le P. Marquette, Malgré l’obligeance de plusieurs correspondants, aucune trace de ces tableaux de famille n’a pu être retrouvée.

En Amérique, divers journaux ou revues ont donné des reproductions du panneau peint de Toronto. Elles ne rendent pas la physionomie. Pour obtenir un résultat satisfaisant, il aurait été nécessaire d’obtenir communication du tableau à Paris. Malheureusement, la demande est restée sans réponse.

Sauf le portrait, tous les dessins ont été exécutés à la plume par deux jeunes amateurs, MM. Louis et Marcel Benoît. L’auteur se plaît à rendre ici justice à leur talent et à leur exprimer aussi sa reconnaissance pour leur habileté.

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