‹ Au MississipiChapitre 54 sur 84 · ARMES DES MARQUETTE · texte numérisé non relu

ARMES DES MARQUETTE

Porte d’azur à une face haussée d’argent, accompagnée en chef, d’une étoile d’or, et en pointe, de trois canettes d’argent, deux et une.

5” Jeanne Marquette, femme de Lucien-Claude, bourgeois de Laon.

Porte d’argent à une bande de sinaple , accompagnée de deux merlettes de sable.

6° Élisabeth Bugniâtre, veuve de Louis Marquette (frère aîné du P. Jacques Marquette), bourgeois de Laon.

Porte d’argent à trois canettes de sable, deux et une.

7® Charles Marquette, bourgeois de Laon.

Porte d’argent à une face de gueules, surmontée d’une étoile de même, et accompagnée de trois merlettes de sable, deux en chef et une en pointe.

8" Feu Claude Marquette, bourgeois de Laon, suivant la déclaration d’Isabeau du Penty, sa veuve.

Portait d’argent à trois canettes de sable, deux en chef et une en pointe, celle-ci sur des ondes d’azur. (Ce sont les armes de Laon, à l’exception de la bande).

9® Nicolas Marquette.

Porte d’argent à une face haussée de gueules et accompagnée d’une étoile en chef, et en pointe, de trois merlettes de sable, deux et une.

10® Jeanne Marquette, de Marie.

Porte d’argent à trois merlettes de sable, deux et une.

Ainsi les nos 1, 3, 4^ 6, 8 ont des canettes et les nos 5, 7, 9 et 10 des merlettes.

APPENDICE II

Extrait d'un Mémoire écrit par un Missionnaire

(de Saint- Sulpice).

Description du Canada et de ce qui s’y trouve d’avantageux , tant pour les intérêts de Sa Maiesté que pour ceux des colonies francoises qui y sont establies. Arcfi. coloniales. Minist. des Colonies. Correspondance générale. Canada, III, f. 192-211, soit p. 37 fol. (1671) (1).

.... Fol. 209 verso.

« Allant finir, ic crois qu’il est à propos de dire quelque chose concernant la religion, afin de faire noir en quel estât elle est à présent en Canada. Il y a quarante ans qu’on trauaille à la conuersion des saunages, sans neanmoins auoir encore faict de grands progrès, puisque toute l’esglise des saunages consiste en une centaine de personnes, petits et grands qui se trouuent parmy les Hurons, et peut estre autant parmy les Algonquains, que l’on ne peut pas conter pour grand chose, d’autant que ceux-là mesme ne sont pas pour la plupart trop bons chrestiens, surtout les Algonquains qui se donnent perpétuellement à l’hiuroignerie et qui courent continuellement dans les bois sans donner le temps aux Pères Jesuistes de les instruire et de les mettre dans la pratique de notre sainte religion. Les Hurons sont plus dociles, moins débauchés et plus sédentaires; mais auec tout cela,

(i) Ce manuscrit est dû à l’abbé de Câlinée. Margry l’a publié.

Page 1