‹ Au Mississippi; la première explorationChapitre 4 sur 59 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

«près i76î, des preuves bien toucha nies, n'avait pas encore pénétré d«ns leurs cœurs. Dans leur esprit iiidt^pendaiil, la crainte dominait tout autre sentimeul. Par suiti% Joliit^t l*^ur parut inférieur à Marrjut^lle. Ce fut aussi ropiiiioii de la r^lonie fraucaise, et la supériorité morale du missioiïTiaire lui assure eïicnre aujourd'hui la première pltce, du moin^ aux ^eux de eeux qui pnillteiit le plus directement de s**s IravauXjdans les Etal^rnis dn l'Amén4|ue du Nord. Faudrait-il ajouter que les gouverneurs et leurs d*Héguès ne représentaient à l'esprit de.H sauvages que les envahisseurs de leur territoire, prêts à les refouler vers TOue^l \mv la force des armes. Avant de se convertir jiu catholicisme, auraient-ils pu voir, dans le roi de France et ses représentants, des prolecleurs naturels du droit, du bien, de la justice et de la liberté?

Pour doutter à relte lUude toule Ta m pleur dont elle ne semble pas iîid[g:ue, Il a paru couvenable de la commencer par un résumé des teEiiaiivrs antérieures pt des expéditions entreprises par les Espagnols, pour occuper le bassin du Mississipi. Après cet exposé, le lecteur trouvera d'intéressants détails sur la famille de Marquette, sa vocalion a Tapostolat, l'élat de la mission à son arrivée, le sentiment de la France et celui d<* TAnglelerre au sujet de sa découverte. A la suile de ces considérations nécessaires, commencera le récit» parfois dramatique, du premier voyage de Marquette. La dernière partie sera consacrée à la x^econde (expédition, à la mort et aux funérailles du missionnaire. Le travail se terminera par le récit de l'exhumai ion Ue ses restes et des honneurs décernés à sa mémoire en Amérique.

Parmi les dommenls inédits qui seront mis (*ii œuvre dans le présent travail, le plus curieux esl, sans conteste, un instrument diplomatique français, dans lequel, pour répondre aux prétentions des Anglais, Tau Leur anouyme du Mémoire atteste que, depuis la prise de possession faite, en i^T3f au confluent de l*Arkaiisas et du Mississipi, tout le bassin de ce fleuve est français, grâce à l'exploration de Jolliet et Marquette, dnnl les résulUls ont été complétés par le voya^i^e de Robert Cave lier de la Salle, jusqu'à l'embouchure, dans le Golfe du Mexique, en 1682. C'est une prouve directe, authentique et irrécusable qui, à défîiut de toute autre, établirait la priorité de ta découverte justement attrihuée au P. Jacques Marquette, de la Compagnie de Jésus.

I — Les .manuscrits.

Journal du i"* voyage. — li y a eu deux autographes da Père Marquette : l'un perda par Jolliet, avant d'atteindre Montréal, à son retour ; l'antre écrit pendant l'Iiiver et envoyé à Québec en 1674. Gelui-ci n'existe plus. De ce dernier, il reste quatre copies prises sur l'original.

I« Au collège de Sainte-Marie, à Montréal. Il y manque les pages 55 à 63. On y a suppléé en transcrivant, pour combler cette lacune, la partie correspondante dans Thévenot. Il existe plusieurs impressions de cette première copie.

A la bibliothèque de l'école Sainte-Geneviève.

II* Une copie, imprimée par les PP. Martin et Demontézon dans « Relations inédites de la Nouvelle-France (1672-79), pour faire suite aux Anciennes Relations (1615-72). Paris, Douniol. 1861. 2 vol. in-12. » Cette copie, outre qu'elle n'est pas la meilleure, n'a pas été exactement reproduite dans l'imprimé. A en juger par l'orthographe, il y a des altérations assez nombreuses du meilleur texte. (Biblioth. Sainte-Geneviève, Canada, n*» IV.)

in» Un manuscrit adressé au P. de Yerthamont, provincial de France. C'est un in-8« de 67 pages, formant le recueil n" V du Canada, dans les archives de la bibliothèque, à l'école Sainte-Geneviève. Bien que copié, de la main même du P. Dablon, pour la relation de 1678, ce récit est très exact. Il contient, outre la partie plus tard empruntée à Thévenot, pour combler la lacune déjà mentionnée, un paragraphe qui ne se trouve, ni dans le manuscrit de Montréal, ni dans Thévenot. Voilà, selon le P. Taliban, et après un examen très attentif, le document faisant foi. Il est certain que le P. Dablon l'a transcrit avec soin sur l'original perdu, avant de l'envoyer à son provincial. On ne saurait en dire autant du manuscrit précédent. C'est la copie qui sera reproduite à l'appendice.

Ce texte et les en-tête des sections ou chapitres sont, comme on le rappellera à l'appendice, de la main du P. Dablon.

Un manuscrit latin de l'écriture du P. Dablon, envoyé au P. Jean Pinette

provïncial à Paris, contenant le récit de ce qui s'est passé an Canada en i673-74. A l'école Salnte-Geneyiève, recueil intitulé : Canada, n« III, on y lit :

« Meni£ jaaio «uni 4678, cum (aDdem P. MarqaeUe celebrem illim floTiiim reperis- 9tt(.,,. a Et plitj loÎDt k propos de la relation de MarqaeUe, perdoe dans le naofirage de J(ïl[iei < Sed qiiL eain [epistolam] afferebal [Joiliet], cnm prope montem Regiam [Montréal] i^ynibam coriicean) freinent naufragus, quascamque habebat cbartas ipsi perleront. Aliod ejtiAdem n^rr&tiotiji axemplum expecto anno proximo a Pâtre Marquette qoi remansit apud Oulaouacoï, ui ^lit in proeinctu ad suscipiendam af^ad Illinikeoi.... »

Ge texte indique que le P. Dablon a écrit ces pages en 4674, et c'est son autographe. Par suite, on est en présence d'un témoignage authentique et formel dii voyage au Uisaissipi en 1673.

Mors P. Jacobiâ Marquette (manuscrit latin, in-4o, p. 15. École Sainte^neviève, Canada, n* I.|

Copie d'une lettre du P. Pierre Gbolenec, missionnaire au Canada, au P. Jean de Fontaney, à Naules (1). (École Sainte-Geneviève, Canada, n? XII. In-fol. p. 4.) La lettre est é^^rite de la résidence Saint-François-Xavier, le iO octobre 167K.

D'après le obariome PEleu de Laon, la notice nécrologique du P. Marquette a été iuiprîmée (1676) et communiquée à la famille. G'est sur l'exemplaire envoyé à Laon que le cUanoine a copié le récit des derniers moments du missionnaire, pour riasérer ûàm son Histoire manuscrite de Laon, Soit que la notice imprimée eu 1673 ait été un abrégé de la lettre écrite au P. de Fontaney, soit que le ebanoine l'Elen ne l'ait pas fidèlement transcrite, le manuscrit dont il est ici question est plus complet. Les nouvelles relations l'ont bien reproduit.

IV* Il y a une copie au collège de Harvard (t). ^ » *» - c^^ c-^^*^^

Archives des affaires étrangères. Fonds Amérique, n» V.

ArcbLves coloniales. Correspondance générale. Canada, III et IV.

iùuvnai du 2^ voyage. L'autographe de Marquette se conserve au collège S{iiule*Marîe, à Montréal, avec la carte qu'il a lui-môme tracée en 1673-1674.

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