SECTION III
[DeacripUoD de la bourgade de MaBkonteDs. — Ce qui a*y pasaa éutn le Père et les aaanageB, — Lea François oommeneent d'eatnr dans an pays nouueau si inconim, #1 arriuent à MississipL ]
< Nous Yoicy rendus à Mascoutens. Ce mot en Algonquin peut signifier : nation du feu; c'est le nom qu'on luy a donné. C'est icy le terme des descouuertes des François; car ils n'ont point encore passé plus auant. Ce bourg est composé de plusieurs sortes de nations qui s'y sont ramassées, des Miamis, des Mascoutens et des Kikabous. Les premiers sont les plus ciuils, les plus libéraux et les mieux faitz. Ils portent deux longues moustaches sur les oreilles, qui leur donnent bonnes grâces. Ils passent pour guerriers et font rarement des partis sans succez. Ils sont fort dociles; ils escoutent paisiblement ce qu'on leur dit et on[t] paru si auides d'entendre le P. Allouez, quand il les instruisoit, qu'ils luy donnoient peu de repos, mesme pendant la nuit. Les Mascoutens et les Kikabous sont plus grossiers et semblent des paysans en comparaison des autres. Comme les escorces à faire des cabannes sont rares en ce pays, ils se scruent de joncs qui leur tiennent lieu de murailles et de couuertures, mais qui ne les deffendent pas beaucoup des vents et bien moins des pluyes, quand elles tombent en abondance. La commodité de ces sortes de cabannes est qu'ils les mettent en pacquets et les portent aisément où ils veulent, pendant le temps de la chasse.
» Lorsque Je les uisitay, je fus extrêmement consolé de veoir vue belle croix, plantée au milieu du bourg et ornée de plusieurs peaux