‹ Au pays d'AlethChapitre 5 sur 82 · M. Chèvremont, Mouvements du sol · texte numérisé non relu

M. Chèvremont, Mouvements du sol

2. Paysages et Monuments de Bretagne, monographie do M. horcelin.

il. La Rance prend sa source dans lo-. communes de I.angourla do Mérillac, au côté oriental des landes du Menez.

, .,:,.{,!,• r iss, 1 ,111! s, r\u ute « h La

mêL\ àgué au\ nTirooi d'Alfltk

I mass,f r .nu. - ttli

ûff, | ni. », les < mu

qui, aiimrntr pur ne

l< | limai

, t .. ,ou5 a •■ I,ir ,,r lan

Ii4 urs le nomment en<

. | ïâit H. I Le un I iti

j r- , • , , *i au port <!. \N un. m. -itur sur 166 I 5/ i;i ' . «pi»'

tainl Sam s<»n « tombal dil kfl

(m n r l'i ii î f » l . i« • i n • f 1 1 du pnrl (le

toatau» auteurs l*' metteat daai Panse «lu

t h mhI la

, a I» apn - M I bè

[18 à i ' M. d»TI

•v unit que la pa

lire s, i \\ m

brrUm « (doc . nppr<>rlir parfaitement

U Winia

I pmdanl la I I I ftbtfl nV l.anpié

W* HainU d# Br*U.

iv«ao de U Ui< I b» U*émm V» 4m mumU dm Br«Ugne

dans ce même port, que se produisit un des bouleversements du sol des plus accentués. Le Guyoul sortit de son lit, inonda les marais voisins, engloutit la ville de Gardoyne l et forma un lac à la place qui prit le nom de Saint-Colomban; celui-ci, peut-être à l'exemple de saint Gwénolé, pour la ville d'Ys, et de saint Martin de Vertou, pour la ville d'Herbauges, avait prédit à la ville païenne le sort que le Ciel réservait à ses déportements.

Remarquons que la destruction de ces trois Cités correspond aux mêmes dates (vers 450), ce qui semblerait indiquer que l'oscillation fut générale en Armorique ; la mare Saint-Coulban (de Colomban), la baie des Trépassés et le lac de Grand-Lieu formant les trois points d'un triangLe aux limites de cette contrée.

A partir de ce moment, le Guyoul (ou Gubiolus des cartes romaines) n'est plus qu'un cours d'eau dont les affluents sont des Biés (Bidonium) ou ruisseaux de .minime importance 2.

Mais c'est avant ce cataclysme que l'évêché d'Aleth fut établi 3. Or, pour le délimiter il était rationnel de prendre les limites naturelles, soit : la Rance jusqu'au port Saint-Jean et traversant le massif rocheux de la

1. D'après le « Roman d'Aquin, » Gardoyne ou Gardaine, dont on semble voir le nom dans Rigourdaine, en Miniac-Alorvan. Ce doit être par erreur que plusieurs historiens prétendent que o'eti la \ille de Noyodun, cité des Diablintes, qui fut engloutie dans la mure Saint-Coulban. On a parfaitement établi que le territoire îles Diablintes était beaueoup plus à l'est, et l'on a dû confondre .Noymluu avec Neodunum, qui est aujourd'hui l'hatoanneiif ; Cliàteaiinouî-dela-Noue, dans les vieux manuscrits.

2. Nous voyons encoro aujourd'hui en cet endroit le Hie/.-.Jean. le Bidon.

.'*. Vers l'an 388, d'après d'Argentre, Histoire île Bretagne. p. 11, E.

N \ m du Gnyoul qui nV

josqu I

~ . j.i t'ai! r il* s flots d'en< fi : n i\v | aussi notre mol sur

I | [...ir. | ÔH T « •*• a l fil.- ..m 00 DOO existé I

II est li..r^ «If <l"iit< ijut" la a eu lieu, mais de

- terrible < |u " « »n l'a prétendu. Coïncidant

un r,t/ dut m produire, dévastant

vouloir lui attribut r

i tfi ifii h. i et d'une

• si imiter l'auteur <in

qui t ible les faite d(

poui ! -"M

.: le de la man • i' . lui avoir i i la date

' qu'une autr

i poque n*' parle d< ■ dû i 1 1" ndant faire date.

raree livres «pu trait- -ut de l'histoire «lu p

!-• diocèa V .'h avait , |a im-r iN-pui*

• •* o» hmii intourfifti' )• premier, Ml mm mit

» i Kvmn

*u iiMé 0«iOb'

d'Aleth, De l'antiquité de la Cité de Quidallet \ ne la mentionne pas :

« Il est à noter que Doremet, qui recueille avec soin les traditions du pays et les élucubrations des érudits, qui connaît parfaitement l'histoire légendaire de Cézembre, n'a pas un mot pour la fameuse marée de 709. Son témoignage, évidemment, importe peu pour l'argumentation que l'on peut tirer des textes anciens, manuscrits du Mont-Saint-Michel et Vies de Saints. Mais son silence n'est pas sans intérêt pour l'histoire même de cette erreur. Il indique que l'apparition de ce thème fameux du cataclysme dans les livres imprimés, qui se produisit pour la première fois dans l'histoire du Mont- Saint-Michel, du cordelier Feuardent (Coutances, 1604), n'avait pas eu grand succès. Ceci confirme l'opinion de M. de Potiche, qui regarde dom Huynes (1639) comme ayant le premier fait circuler cette date fatidique et contribué le plus efficacement, avant l'abbé Manet, à répandre la légende de cette marée de 709, devenue aujourd'hui un indestructible cliché. »

En 708, saint Aubert, douzième évêque d'Avranches, construisit sur le Mont-Tumbe une chapelle qu'il dédia à l'archange saint Michel. Il envoya cette même année deux émissaires à Rome, et leur étonnement fut tel, en revenant l'année suivante, de voir une imposante construction là où ils avaient laissé d'épaisses broussailles, qu'ils se crurent transportés dans un momie nouveau :

« Summi interea nuntii repetenlcs post multa itiiicris

1. Tomas do Quorcy (anagramme do Jacques Doremet), commente par M. Joiion des Longrais, p. 70.

. s m . 1 1 a$ ijui>

compléta est in monte jai* m êcdduiê

pmukut jutut norum inçresst sunt <> mmm trprium densttate plénum reliquerant

k\ fil « roir< que \m député» avai» - 'I' vt»ir U- Mont eotooré

deavr. l'ayant laiseé en pl< m « U rr« ailleurs,

os iftNiva que li i parti

ut iju'iin [>u> ,i Iran. Inr p<HU ;■".: irr la submer 'lu Mont Sa m t

< (jlIC 1rs rh\ir<.Ils du Mmit

à depuis phttietm - ummlrs. Le Mont

fi un.', mtifl l,i un r

: bar.

huit H' noue de eilef qvel ;o«, a : « il nie de l'ap

pantiot mente qui devaient

es ètrr la qui la Providence permit l'in

vaeéon de la asioo a dont pré( 6dé la

tiaioo de * ti et la dite de 7W ne pevt

■u\rak'«- de M I- A l'-.ti, he IQI

Mn h. I i-t s( approi lu - la for

• '• >»• "• I au iloil r- monU r au IV ftiècle, I ar

mnmm ■*a«cnt <i« U hiMiuth^ui» du I M

'• rmnmmm • < (mi n t«oct.. lutin,

Botabilh j>tj 1*1 .

•fM)t m*l J

Htmnl oom ■ martyre».

tftèd Mata» . .-» i«* 4«««.

l'itinéraire d'Antonin signale une voie romaine qui traverse l'emplacement actuel de la baie, et la carte de Peutinger en signale une qui ne fait plus que la contourner.

D'autres écrivains remontent beaucoup plus loin ; M. l'abbé Pigeon et M. Le Héricher font remonter à L'époque tertiaire L'étal actuel de la baie de Cancale ; M. Filâtre, dans son ouvrage La Tangue, estime que cet état ne peut être antérieur à l'époque postglaciaire (quaternaire supérieure) l.

Mais nous répétons qu'il a dû se produire à travers les siècles des émersions et des immergions successives.

Quoi qu'il en soit, Jersey ne tenait déjà plus à la terre ferme au Ve siècle. Vers 550, saint Brandan, que l'on appelle aussi .saint Broladre, aborde dans l'île de « Gerseia, » à l'endroit où l'une des paroisses de cette île de Jersey porte encore le nom de ce saint2.

En l'année 556, Childeberl donne à Sainson, évèque de Dol, ïîlc de Jersey et Vile de Guernesey, et le prélat Rembarque à Saint-Pair pour aller en prendre possession :5.

Jersey n'était pas cependant très indépendant du continent, car, du temps de saint Lo, mort en 565, il n'était séparé du territoire de Coutances que par un simple ruisseau sur lequel les habitants étaient tenus de fournil une planche à l'arehidiaere de l'église mère, lorsqu'il allait faire chez eux sa \ isile 4.

Vers cette époque, Caaao courait les lies du Cotentin,

1. M. Berpin, la Cathédrale el l'ancien diocèse do Saint-Malo.

2i Banetorale BCaeloTienae.

:?. Malulon, t. 1. Acl;i sanctorutn onliuis Mttflti UomMu-ti.

Page 1