‹ Au pays d'AlethChapitre 54 sur 82 · FOURS BANAUX · texte numérisé non relu

FOURS BANAUX

Aux siècles derniers, le peuple n'était pas Ubn cuire son pain ou de le faire cuir.- dans un foui convenance; il était tenu de donne! son blé au f"ur banal, qui le panifiait. Cette coutume existe en< plusieurs communes «lu midi de la France où les habitants vont à tour de rôle faire i nire leur pain au \ banal.

En Bretagne, le droit de banalité de four i être établi sans un titre spécial du roi : il i

ainsi tlu droit de banalité de moulin, qui était un di attaché au fief.

Les fouis banaux appartenaient tantôt au roi, lai aux seigneurs, et selon les coutumi province.

N'étaient assujettis au* fours I r du roi q habitants qui étaient dans la moui Majesté; » ceux qui se trouvaient dans la i

m Aefs.

nan I possédait non famine, il

four banal ; la par lé|M

4n- m, mais au. un m possédait

spécial. Ul M |'-u\ai.nt établir il. -s (OVI

banaux. Parmi : bail flefa oa bailliages dont

compilait la fta m, doua faisaient

parti»- tiu marquise i ul '• premier était

Val.

tu il m kronra <i"r ta

doun* au j M. le marquis de B • rut

instruire un f» >ur banal MU M - keflOfl paiOiSI v " r\an.

• iGsi . mu i irait point i Saint-

ut qu'an foai banal : chacun jooissait de la • ûre i aire u - pastee oi bon loi

semblait fut qu i 168$ que le sieur marquis de

î • .• |>»r. n a\i^a <ir f>mM>r le projet de cet étahlis-

t< llement le peu de solidité .. - • |>rmlèg< qu'il D '--a j.a- «!•• ><m vivant le faire il sr kffernu r ion prétendu droit

à un parti i ftfestil i(

Mai- 1( " nstruisit an foar, ee qai fat

modeste de attenda qa< le marquis loi permet

tar tut qu'il en serait ùén

ir la c lité du publi( • l pour cuire le pain mr m.» il fut moins raisonnable

la i ui — -*ii dont il i boit si neuf

sols par i : <!• hit 'i i • qui I

naît trou ne payant avant qnc tr

sols an m

mprrn.i qu'ils %'( xprima* i mm -an-

aigreur : « Tels sont tes avantages que le pubti de ce nouvel établissement ; de broie lole qu'on i anciennement, on en exige aujourd'hui neuf, :n-

pris les pastes qu'on retient pour les \,.i— nu n tiques du Fournier. »

Enhardi par un premier succès, le marquis de BcihV ghen devint insatiable, il étendit M>n droit en dek son fief. Par un bail en date du 8 février IBM sa

au sieur Dupré pour six années, moyennai livres

par an, le droit de banalité de four dam II paroisse de Saint-Servan lei Saint-Malo, et aux '• de la Cité, des Bassablons, la Masse, I le

Nest, Trichet, Boissouse, la Roullais, Lambety, le Jardin, la Flourie et Chateau-Malo. »

Toujours en vertu d'un privilège illusoire, le marquis de Beringhen, s'appuyant sur un arrêt du -'' 1682, par lequel le roi ordonnait l'aliénation dee fours banaux dont l'entretien était égal au revenu, lui, marquis de Beringhen, autorisé à p r un foui

banal par suite de cet abandon des droits du roi.

Or deux causes l'en empêchaient : la premièi que le roi n'abrogeait pas par là le titre que chaque propriétaire de four banal devait tenir de lui : Il seconde c'est que Le roi, ainsi que dous l'avons dit pn cédemmenti ne possédait aucun lef eu prop* dai - la paroisse.

Si le marquis de Beringhen avait llement

ce droit, il n'eût pas manqué de le mentionner dans l'aveu qu'il tit, en 1687, par-devant le lieu de la Bourdonnais, commissaire général, réformai ni d( i domaii en Bretagne, pour le dénombrement des lama, leli fondations de ladite province. On > trouve leulen « un droit de foire qui B€ tient le joui d< Saint S

— ISS —

Bourg de la Paroisse. a\ le droit d qui se

1ère dans cet

Tanl qu'aux '" A Saint Mite, ttl

éuient aussi dénués de vaK ur.

Il i possède un four à i mais ce font

n'existait plus dès 1560 I dot '

presque d * i " 1 1 n'avait \ • ' I I fan

n*a\ait jamais été banal < ail pouf Lee bSSOJne

pr Saint M •' • qui p lit es 1

Il avait fallu 1 irquie d<

pour q i un nouveau dw>it >ur la

l v - il Saini v- rvan.

Les chan 9 ressèrenl ,, ■, mémoire

au ma' Palais de Rennes, oontre te

Générai Saint-S pour ce droit de banalité.

\ nt leur ftptta

Dis4 • • qu< h t 1712 deui ou trois matins de

I i,i un bon prêtre «lu

• .•;... ip m .pu -,i\i-i at d< faire un procès aux appellents pour !• - ce droit. On voit par i

is tra • !•• i orpa politique

• au n termi-

nait par res m- * Qu'il plaise à va M de

: « banoines sieur marqiii de le

2 i ooo ' de donu

de

i" • '••.)• r« • : k i du Pal ii d( !'.• une du

foui 1 fondée, Us

furent déboutés de leur in^tarn • dépens.

Mais vingt ans plus tard, Le marquis làteau:.

voulut reprendre le droit de banalité é four, qui lui avait été supprimé.

De là, procès entre le Général de Baint - m 0t \ê marquis de Châteauneuf.

Messieurs du chapitre de Saint Mal... voyant i rappelèrent L'ancien procès, ei, suivant L'exemple du marquis, prétendirent avoir également ce dl tin-nt

cause commune avec le marquis de B( ringhen.

Les habitants de Saint-Servan adi 1738, une requête (imprimée) qui commençait ainsi :

« Au Roy et a Nosseigm i rs Dl NSI n .

» Sire,

» Les habitant^ en général du B \ur de v

diocèse de St-Malo en Bretagne, r( montrent I blement à Votre Majesté, que depuis que le : Sieur Marquis de Beringhen s'est rendu adjudii de la Terre, Seigneurie et Marquisat d< i il

n'y a pas de moyens que cette illusti famille n'ait mis en usage, ni de tentativt - qu'elle a' faites pour asservir Les Buppliants au joug d< ai

nation; quoique cette adjudication ne lui ait procuré qu'un très petit Fi< f dans leur Pai >isse, l< mouvant e1 relevant de Irente-aept auto - m particuliers.

» Connu.' Les liabitants d< x v rvan ont toujours > dans une pleine Liberté, sans l tri assujettis à La moin servitude, il ne parottra pas que d

tous leurs effort*» - ** garantir de celle, que le père et l'ayeul

Mar.ju. I ' * MW DUT! «lu ( lia|»;

;it mi.ïi Mûrement routa

■ unpoeer, c'eet-è-dire, de I ation «i»* Mine les

leadits - rs, eans -i"''1 ioit penfeis

t a i,.N ,1 1 1 ^ iîm k iers pestes ehei

Ueora qu'eu diti Fours benau. m gy jasu reieoo que le marquis de Beringhen

i il répondail I cette

|'. ir . v qui e>t il»' l'existence de ce <lrmt

sH-ur ii- de Beringhea e'peerait

oire m propre , qui! a avancé dans lee mé me publique que depuis que B1

. jamais ee de Four banal «tans la dr I le quantité de fiefs dont elle

pai les il» •< Larationi qui plu* inquante habitante de

3 mar S Bt Halo 6< rivit ai

Général pour qu'il aomi léa pour Unir le

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