‹ Au pays d'AlethChapitre 55 sur 82 · LA RIVALITÉ · texte numérisé non relu

LA RIVALITÉ

ENTRE SAINT-MALO ET SÀINT-SERVÀN

Avant de commencer, nous tenons à déclai rmel-

Lement que notre but n'est pas de réveillei I

querelles, qui furent si préjudiciables aux inl -lu

pays.

Ce n'est pas la première fois que l'on aborde ce sojel : maints chroniqueurs b'j M>n1 attache-, mai- Malon avant tout, ils mit eu soin d'ignorei les Faits Qui retournaient contre eux. Frappé de cetto nous avons cru devoir mettre en lumière les notes Que nous avons pu réunir à ce sujet, et prouver, avai imp tialité, que le tort ae fut pas toujours du i tu di v Servan.

béni, L'indifférence ne U< i i rd tacite, appuyé de

. . . - .- n « ij»i que>, fait lourner « e voisinage an

l'autre : ou d< - revendications oiseuses suscitent i iquinei nt nal

ce* qu - lier, qui ne finissent que pour mieux

rerauseocer.

\ i x qu< Lqu'un demande l'heure, on

lui • • i oncarneau ]-

>ent pas autant, c'est que leur

np& bent, mais nous

- — • * • • rtam qu'ils l< feraient, avec d'autant plus de

ge tut établie . ■ i- B i athédrale

[uerelli i i <• que nous

• -.. r :.- . ii a* présumons que la translation «lu siège

d'Aleth à l'Ile Sain! Aaron n'y tut au i ommen< smenl

Salât M* k> i|u« pendant lu I mon le* Sarrannau vol.

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OUI être 1 J 'tinmirm il()g«-o c*t j,i

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■ m U commun* dm Maint-ëcrran qoi lit.

Sans vivre en bonne intelligence, les il n'étaient pas cependant en gu. n ooftinu rivalité se faisait jour s<»u. Lee plus c'est ainsi que nous avons dit ailleurs que le* Malmij réussirent à prendre possession dl la I construite en pleine paroisse servannaise.

Tandis que la ville de Saint-Malo prenait une in tance toujours plus grande, la Cité lemusftaise fégéî pressurée par les impôts de toutes sortes que les I voisins levaient sur elle.

Les hauts faits des corsaires ri enrichi Saint-

Malo ; ils auraient dû faire profiter leurprospérité, d'autant plus que leur> équip en majeure partie recrutés à Saint-Serran.

Il est vrai d'ajouter que les Bervannais tt( revendiquèrent jamais une part dans Les pris< - I i 20 novembre 1746, le Général déclarait que ses meml n'avaient jamais eu connaissance que ni dans les | cédentes guerres, ni dans la présente^ 00 n'ait j • demandé aucune pari, bui les canons, munitioi guerre et vaisseaux pris bui les ennemis de i I lesdits corsaires du canton. »

Les Servannais, déshérités de la fortune, auraient en droit de trouver aide et assistance aupi ors

voisins plus favorisés, et Bi le lucre de i euj 1 1 les « a : chait de secourir pécuniairement la rille sœur, l< or ap] moral n'aurait pa^ dû leur manquer. Voici un exemple qui montre comment ils comprenaient leur il un Malouin qui écrivit ces lignes :

Le 2:2 octobre 1590, les paroissiens de Sain! v présentèrent requête au Conseil d 9 ni Halo, lui mandant de les appuyer .l'une lettre de faveur au

taine Lamoureux, commandant pour le duc I i

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lanr semblait. Ut i ronlnnt oommettre au

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besoin ilr justitîrr >«> i, puisqu'il prétendait

i uirin..irr> nj'ila lenriseeot d'ap

« pour fa imaitr. la uncérité des intentions

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l'on a fait de leuis déporte menu la las • ptf exemptai sntiè

ramant de la caiomnii

tnbien i< u te< tait

i à l'égar Jheureux voisins, qu

; !■• «■ i.. : : - .- in i \ a> milité qui dénotait bien la f-aicu» ;• - i < r-.ur- ^.

qui 5< parait \<- deux parm^rs n'« ix un simple ruissi au c'était bel et

: \uib i. proverbe

la La vili

devait tu Din que

la paroisse v lit pas un œil <l ur

•muttm <U Fro

son opulente voisin»' serait beaucoup b l'on voyait des villes distantes rie pn lieues jalouser la cité (1rs corsai]

N'est-ce pas les Iforlaisiens qui prétendaient qu< les Malouins eussent veillé rar leurs U< le Taureau (château sur une Ile voisine de M triais), Jersey et Guernesey n'auraient jamais appartenu à l'Angleterre l.

Cruelle injustice, ajouterons nous, quand on toutes les pertes que les Ifalouins firent essuyer aux Anglais dans le cours de plusieurs siècles.

Saint-Malo, riche cité, n'était pas à L'abri d un oup de main de « l'ennemi séculaire. » Déjà • d Anglais l'avaient assiégé, La guerre de La li bourg venait, en 1693, leur donner une Qouvelh de combattre leur heureuse rivale. <m sait i avorta leur projet de destruction de cette ville, somment un accident fortuit fit sauter, a\ant temps, I' m machine infernale qui ne tua qu'un chat.

Craignant qu'une nouvelle descente ne fût littoral malouin, en avril L696 Vauban traça un va plan de fortifications embrassant Saint Halo 3 nt- Servan dans une seule enceinte, avec un bassin int<

On conçoit aujourd'hui que c'eût été La fortune du pays.

Ces fortifications auraient bordé ta Ran< e jusqu'à la grève des Fours-à-Chaux, de là elles auraient rejoint

l'hôpital général. Il y aurait eu BUT I -ur

crénelée de cinquante-quatre pieds de liant, un I

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