‹ Au pays d'AlethChapitre 8 sur 82 · Victor Hugo, lo Rhin · texte numérisé non relu

Victor Hugo, lo Rhin

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à la nage, pour aller conter fleurette à une jeune fille qui habitait l'autre rive.

Si bien qu'un jour, attaqué par un congre énorme, il ne dut son salut qu'à l'intervention miraculeuse de saint Magloire.

Kvideinment, ce fait se passait dans lea dernières années de saint Suliac, après la venue de la mer.

On dira peut-être : mais c'est de la légende ! quelle créance voulez-vous que nous lui donnions. A ceci QOUS répondrons une fois pour tontes, par ces paroles d'un

de nos éininents concitoyens l :

« La Légende s'empare souverainement des phénomènes de l'ordre naturel, voilant sous se> émouvantes images le caractère, sinon la substance des faits. »

C'est à l'historien de séparer la réalité de la fiction, et de ne pas rejeter la tradition sans l'étudier, sans en dégager le point historique.

Mais revenons à la Rance et voyons ce qu'elle était aux premiers temps de notre ère.

La Rance prend sa source dans les communes de I.angourla et de Mérillac, au côté oriental des landes de Mené 2. Elle se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Servan-Saint-Malo.

Mais autrefois son cours était plus long : près le rocher Bizeux, dans l'anse de Solidor, elle se divisait

en deux branches : l'une coulait à droite, longeait la

Cité, recevait près i\u rocher Aaron les eaux du Rou-

1. M. Clieweniont . ancien préfet de l'Empire, ancien m;urn de Samt-Ser\ an, auteur de nomf»reu\ ouvriers historiques dont la l»«t ure ne nous laisse <|u'un regret. < elui que la mort ait m rompu ces t ra\ aux <>st unes.

- . Abbé Manet, La haie du Mont -Saint -Michel.

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