Mém. d'O.-T., t. II, p
3, Ibid., t. II, p. 227. « Ma jeune veuve ne me connaissait
n'était pas précisément pour le retenir. Il n'aspirait qu'à la laisser au plus vite derrière lui dans le mélancolique hôtel de Fougères où elle vivait*, comme une reléguée, des épaves d'une fortune que son mari n'avait pas peu contribué à entamer et dont la récente banqueroute d'un oncle venait d'engloutir un large débris. Il n'était donc pas absolument véridique en écrivant à Bence Sparrow : « Je suis si peu riche que je ne puis même faire venir ma femme à Paris ». Il y avait de cela peutêtre, mais il y avait aussi autre chose, beaucoup d'autres choses.
Où il est tout à fait sincère, en revanche, c'est quand il fait entendre que sa désignation pour le poste de secrétaire d'ambassade à Rome n'est encore qu'à l'état de projet. La « famille du Consul » • — c'est-à-dire : Lucien Bonaparte et M""® Bacciochi — s'employait depuis plus d'un an à le lui faire obtenir, mais il ne devait recevoir l'avis officiel de sa nomination que le 9 mai 1803. En octobre 1802, il en est donc toujours réduit, comme il le déclare, à ne compter, pour subsister, que sur le produit de ses ouvrages, qu'il se plaît, d'ailleurs, à proclamer « assez considérable ».
De ces ouvrages, Bence Sparrow connaît le premier, Atala, qu'il a lu, comme il sied, avec admiration et dont il a sans doute fait de vifs compliments à l'auteur. Il n'est pas défendu de
que par une uuiou de quelques mois, par le malheur et par une absence de huit années ».