‹ Au pays d'exil de ChateaubriandChapitre 39 sur 128 · T. Il, p · texte numérisé non relu

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ment plus d'une dans le nombre qu'il n'éprouvait, lui, aucune espèce de charme à faire converser. Telles, par exemple, ces dames ou demoiselles Bedingfield dont il déclare qu'elles « n'ont pas le sens commun », qu' « elles sont ignorantes et mal élevées ' ».

Mais, outre que les réceptions hospitalières qui "lui étaient faites dans ses tournées ne comportaient qu'exceptionnellement de pareilles rançons, de quel réconfort ne lui furent pas ces libres équipées par les routes rustiques, après les sombres mois de réclusion dans les garrets londoniens ! A l'aller comme au retour, il goûtait du moins le bienfait de l'exercice en plein air, la joie d'ouvrir largement ses poumons, de boire la pluie et le soleil, de respirer le vent. Il était arrivé en SufFolk avec une constitution fort délabrée par les fatigues du camp de Thionville et les privations de Londres. Le régime de Beccles ne tarda pas à la raffermir. « Les courses que je faisais à cheval — dit-il dans les Mémoires^ — me rendirent un peu de santé. »

Elles lui rendirent cet autre élément vital, la nature. Comparée à la forêt vierge d'Amérique, la campagne anglaise dut évidemment lui paraître un peu rétrécie et trop humanisée. Elle était, en revanche, nous l'avons vu, pour lui rappeler de

1. Cité par Sainte-Beuve [Chateaubriand et son groupe littéraire sous l'Empire, t. I, p. 179, note 1) d'après l'exemplaire de l'Essai qu'il appelle l'Exemplaire confidentiel.

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