CHAPITRE ÏV
L'authenticité du roman d'amour de Chateaubriand et de Miss Ives contestée par M. Child. — Objections qu'il peut soulever.
— Inanité de ces objections, — Chateaubriand presque adopté par les Ives. — Les soirées de Bridge Street, — Chateaubriand-Chactas. — Les lête-à-tète avec John Ives. — Charlotte musicienne et cantatrice. — Les stances à Clarisse.
— Charlotte, premier amour de René. — Persuadé qu'il n'a que peu de temps à vivre, il salue en elle la « Vierge des dernières amours ».
Ce fui aussi bien ce qui arriva. L'auteur des Méjnoires s'en confesse avec une ferveur mal repentie ' :
Le plus doux, le plus tendre et le plus reconnaissant souvenir m'est resté de cet événement. Avant ma renommée, la famille de M. Ives est la seule qui m'ait voulu du bien et qui m'ait accueilli d'une affection véritable. Pauvre, ignoré, proscrit, sans séduction, sans beauté, je trouve un avenir assuré, une patrie, une épouse charmante * pour me retirer de mon délaissement, une mère presque aussi belle pour me tenir lieu de ma vieille mère', un père instruit, aimant et