‹ Au pays d'exil de ChateaubriandChapitre 73 sur 128 · Mém. d'0.-T.,t. II, p · texte numérisé non relu

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que, rappelé à Londres par Deboffe, probablement pour corriger les épreuves de VEssai, alors en cours d'impression, il avait quitté Beccles le plus normalement du monde, par le même coche qui l'y avait amené, avec promesse, d'ailleurs, de revenir et en s'engageant à trouver quelqu'un pour le remplacer en son absence ?

L'entrevue à Londres, en 1822, de l'ambassadeur et de Mrs. Sutton compliquait la difficulté, au lieu de la résoudre. Il n'y avait évidemment pas à révoquer en doute cette entrevue. Son authenticité, — dont convient M. Ghild — , nous était garantie par le témoignage du premier secrétaire de l'ambassade, M. de Marcellus*. Mais c'était cette authenticité même qui rendait, semblait-il, plus suspectes les allégations des Mémoires relatives à l'épisode de Bungay. Gomment! Voilà une jeune fille qu'un étranger, reçu, choyé comme un hôte sous le toit de ses parents, a presque subornée, en négligeant de l'avertir qu'il était déjà marié dans son propre pays; et, devenue la femme d'un autre, elle garde si peu rancune au coupable qu'il ne lui répugne même pas de se retrouver en sa présence? (^ue dis-je? elle le recherche, elle accourt spontanément à lui, elle fait « cinquante lieues* » de diligence à seule fin de le revoir, et cela sous

1, Chateaubriand et son temps, p. 104. « J'ai vu moi-même, après cette entrevue, lady Sulton [sic) ». Cette orthographe errouée dunom de Charlolte se retrouve dansles Mémoires d'Outre-tombe, où Biré a eu le tort de la conserver.

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