‹ Au pays d'exil de ChateaubriandChapitre 86 sur 128 · Ibid., t. II, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. II, p

4. Chateaubriand va même jusqu'à parler d' « une absence de soupçon, de précaution » (Mém. d'O.-T.^ t. II, p. 139),

5. « Cependant la solitude, la présence continuelle de l'objet aimé, nos malheurs mêmes (car le malheur augmente les puis-

dans les Mémoires comment il les mit à profit. Mais c'est qu'il s'en était précédemment ouvert ailleurs. Nous avons, en effet, pour nous renseigner à cet égard, comme à beaucoup d'autres, le précieux fragment autobiographique, essentiellement consacré aux amours de Bungay, qui s'appelle Atala.

Ghactas est attaché au pied d'un arbre, comme Chateaubriand était cloué au lit ou à la chaise longue. Atala paraît et dit au guerrier qui le veille : (( Si tu veux poursuivre le chevreuil, je garderai le prisonnier. » Alors, que se passe-t-il entre « la fille étrangère » et le héros Natché?

Étrange contradicliou du cœur de l'homme! Moi qui avois tant désiré de dire les choses du mystère h celle que j'aimois déjà comme le soleil, maintenant interdit et confus, je crois que j'eusse préféré d'être jeté aux crocodiles de la fontaine que de me trouver seul ainsi avec Atala. La «jardienue de l'homme du désert étoit aussi troublée que son prisonnier; le silence fermoit noire bouche, les Génies de l'amour avoient dérobé nos paroles. Enfin, la fille du bellicjueux Simaghan, faisant un effort, dit ceci : « Guerrier, vous êtes retenu bien foiblement; vous pouvez aisément vous échapper. )) — A ces mots, la hardiesse revint sur ma langue, je répondis : « Foiblement retenu, ô femme! » Je ne sus comment achever*.

Nentendez-vous pas, derrière le voile transpa-

sances de rame) rcdoubloient à cliaque iuslaal notre amour » [Atala, p. 81).

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