‹ Au pays d'Hamlet, instantanés scandinavesChapitre 2 sur 29 · LETTRE · texte numérisé non relu

LETTRE

M' le Vicomte EuGÊNE-MeLCHIOR DE VOGUÉ

*D,. VtAeadmit FrançaistM.

Les Gauds (Ardèche). 51 Août 1894

MONSUiUR,

On me renvoie ici -votre lettre et les épreuves qui l'accompagnent. Vous m'imposeç h plus pénible îles obligations : répondre par un refus sans bonne grâce à la demande flatteuse de l'un des hommes que je voudrais le plus obliger. Mais j'ai pour m'exeuser deux bonnes raisons. La première est tirée des refus systématiques que J'ai opposés, depuis quelques années, à des amis très ebers. alors qu'ils me demandaient de vaincre ma répugnance à écrire des préfaces pour les livres d' autrui : la seule chance qui me reste de me faire pardonner par eux est de persévérer diaboliquement dans celle abstention de principe. L'autre raison, qui suffirait, est que je ne pourrai de longtemps disposer d'une journée pour un travail mm prévu : des engagements anciens et trop retardés occupent les rares heures que je peux soustraire à la dure sujétion de mon métier de député.

Je suis doue dans l'impossibilité matérielle et morale de vous satisfaire. Je ai moins de regret après avoir parcouru votre alerte et intéressant récit: il n'a nul besoin d'un cheval de trompette pour le mener à la victoire : il plaira de lui-même.

Veuille;, Monsieur, persuader votre ami et vous persuader vous-même du chagrin que j'éprouve à répoudre ainsi : qui entrerait bien dans ma vie comprendrait que cette réponse est forcée. El crqiv;, je vous prie, aux sentiments de sympathie instinctive dont je vous réitère l'expression.

E.-M or. VOGUE.

11 En réponse d'approbation ,11 fi

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