PRÊTRES ET RELIGIEUX D'OZON
Les siècles passés, et entre tous le XVIIe, virent éclore à Ozon de nombreuses vocations sacerdotales ou religieuses. C'est que la paroisse, alors, exprime plus intégralement la vie surnaturelle de l'Evangile. Il n'est donc que naturel à ces âmes d'aspirer à la sainteté du sacerdoce et à la perfection chrétienne. On pourrait dire que les vocations s'en dégagent comme de l'arbre plein de sève un fruit plus choisi.
Dresser aujourd'hui la liste complète de ceux qui furent appelés à cette vie sacerdotale ou religieuse, est chose impossible, mais il me semble devoir rappeler ici les noms relevés dans mes lectures.
CnuiilauBBie d'OxoBB, évêque de Tarbes, dit alors évêque de Bigorre. D'après la Gallia Christiania^ « il résulte de documents authentiques qu'il exerça « le pontificat de 1177 à 1195. En 1179, il assiste au « concile de Latran, et il y est appelé évêque de BU « gorre. Il est mentionné encore dans un acte de do- « nation, faite à Notre-Dame de Madiran, dans un
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« bourg béarnais; mais nous n'avons plus les écrits
du temps, fi) » Ce même Guilhaume d'Ozon, écrit « Colomez, fut présent à l'engagement du château « de Vidalos, que le comte Centule III fit à Fortaner. « du pays de Lavedan, pour 3200 sols morlaas. » (2)
Albert d'««<!»ii, prieur des chevaliers de Saint- Jean-de-Jérusalem d'Aureillan, en 1305.
.lcan d'Oxo», dernier abbé régulier de l'Escaladieu, qui devint tuteur de ses deux nièces, Jeanne et Guillemine d'Ozon.
.ira» «le l'aruaîllae «i*©«ou, qui reçoit la tonsure à Ozon en 1541.
Jaeqsies «le 4'ardaiIBac d'Oxou. qui reçoit la tonsure en 1 559-
.Seaet $'a|iB»CK°ii qui, en 1603, obtient par résignation la cure d'Ozon, que nous retrouvons prêtre habitué en 1623, et qui en 1624 est nommé à la cure de Sarrabayrouse.
BliiE-c Ituniluique. prêtre (1630).
Bci'uai'd de Cardaîliae d'Ozon, docteur en théologie, archiprêtre de Campistrous, dont il prend possession en 1637.
Jean liernet, prêtre en 1734 ; vicaire d'Ozon
en I735-I736-
Jean de Serres, de la maison Serres d'Ozon- Darré, dont le testament stipule des legs pieux aux confréries paroissiales et à la chapelle Saint-Jacques.
(1) Cap. V. fol. 192. Cf. le catalogue des évoques de Comminges, par Bertrand Compaigne.
(2) Edit. Dufau, p. 42.
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«UniHaumc i apiiem docteur en théologie, archiprêtre de Tournay (1654Ï.
Autre Capltcrn. son frère, curé de Poumarous.
•faequcs ISrnsault. vicaire de Laffitole en 1720, après deux ans de vicariat à Ozon.
ifieraiaril as^iasaiilt, son frère, sous-diacre en
Louis Gilles «ïe €ar«iai21ac d'O/nn. seigneur de Villeneuve, abbé commanditaire de l'abbaye royale de Saint-Savin en Poitou, « collateur et nominateur de la cure de Saint-Laurent-du-Bourg, au diocèse de Poy tiers ». « Génie supérieur, d'une profonde littérature, accompagné d'un grand esprit de justesse, sachant l'Ecriture, l'histoire et la théologie, il avait gagné l'estime de Fléchier, évêque de Nîmes. On s'attendait à le voir en possession d'un évêché, dont les évêques du royaume l'avaient jugé digne. Mais il n'osa se faire prêtre par respect pour le saint ministère. Il mourut à Paris, estimé du clergé, de la noblesse et des gens de lettre » (11 juin 1732). (1) Dans Tépitaphe qui célèbre sa mémoire, il est proclamé le digne émule de ses aïeux, Jean de Cardaillac, patriarche d'Alexandrie et archevêque de Toulouse et Guillaume d'Ozon, évêque de laBigorre.
X.. Porte, fils de Jean Porte, sous-diacre en 1736, vicaire d'Ozon de'1741 à 1743. La description de sa maison paternelle qu'on peut lire dans son titre clérical, désigne clairement la maison Porte Douaou. Cette famille devait après plus d'un siècle donner un
(1) Colomez, édit. Dufau, p. 240-241.
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nouveau prêtre à l'Eglise dans la personne de M. Albert Porte, vicaire général d'Aire. Il est natif de Pouillon (Landes) et petit-fils d'Ozon.
Clément 4'uB»l»ei'fia. « oncle de Capbern Gassiot » maître-ès-arts, archiprêtre de Tournay (1716-1735). Sa nomination à la cure de Tournay donna lieu à un procès retentissant.
La cure de Tournay était de celles qui ne s'accordaient qu'à des gradués. M. Capbern avait cru se mettre en règle en obtenant de l'Université de Toulouse le titre de maître-ès-arts. Mais son concurrent, Jean Lay. ancien élève de l'Université, se trouvait en outre pourvu du titre de bachelier en théologie. M. Lay se fondant sur ce que pour obtenir le titre de maître-ès-arts, il était nécessaire, sous peine de nullité, d'avoir suivi pendant un temps déterminé les cours de l'Université, tenta de faire valoir ses droits auprès de l'évêque de Tarbes et de l'archevêque d'Auch. Débouté de sa demande, il en appelle comme d'abus au parlement de Toulouse, tant «des titres accordés aud. M. Capvern et de sa « mise en possession que du refus du visa fait à « l'exposant par l'évêque de Tarbes et les vicaires « généraux d'Auch. Sans retard, M. Capvern, fai- « sant opposition à M. Lay, propose à la cour une « fin de non recevoir prise de sa» possession trien- « nale... » Le procès traîne jusqu'en 1735. A cette date, le parlement déclare y avoir abus « aux titres « faits aud. Capvern par l'évêque de Tarbes et vicai- « res généraux de l'archevêque d'Auch, et accorder
« aud. M. Lay le visa demandé. . . et réformant main- « tient led Lay en plein possessoire de l'archiprêtré, « cure de la ville murée de Tournay avec restitution « des fruits depuis la prise de possession dudit « Lay.. . » (i)
Cet arrêt, s'il obtint force de loi, donna lieu à de vifs mécontentements de la part du clergé de France, et ses doléances furent agréées à la cour de Versailles. La Déclaration du roi Louis XV, en date du 3 mai de Tannée suivante (1736), portait en effet que : « Si d'un côté il était important de rétablir un meil- « leur ordre dans plusieurs Universitez, il ne l'était « pas moins d'avoir quelque indulgence pour le « passé en faveur d'anciens possesseurs qui avaient « cru pevoir être en sûreté... le bien même de l'E- « glise demandait que les dignités et les cures « les plus considérables demeurassent entre les « mains de ceux qui les remplissent depuis long- « temps avec édification... plutôt que de passer en- « tre les mains de dévolutaires avides... dont le plus « grand mérite était d'avoir pris la précaution d'ob- « tenir des degrés dans une forme plus régu- « Hère.. . » (2)
Michel fi<rr«g»«*oïs i'ativern, frère du précédent, curé de Lutilhous et son annexe Lagrange (1717).
Fortané Jean, né à Ozon le 25 mars 1745 ; prêtre en 177 1. « Après avoir été onze ans vicaire, il prêche à Bagnères et autres églises des discours détachés,
(1) tArch. du château. — Noies sur les Libertés Gallicanes.
(2) Arch . du château. — Loco cit.