TIO
et, à la cathédrale, une octave et un a vent par ordre et sous les yeux de iMgr Lorry, évêque. Il est nommé, en 1782, curé de Caussade par M. le Marquis de Franclieu, et, dans la môme année, curé de Labatut par M. de Fondeville. Il se décida pour cette dernière paroisse. > Il écrit en 1805 : « Empêché pen- « dant le grand feu de la Révolution d'exercer mon « état, je n'ai cependant jamais quitté mon troupeau ; « uniquement occupé de me faire oublier, je n'ai ja- « mais accepté de place autre que celle de ma commune ». Sans doute, les faiblesses qu'il ne dit pas lui ont fait encourir les rigueurs d'un interdit: « J'é- « cris à M. de Fondeville pour le prier de demander « à Monseigneur une grâce pour son ancien ami... « Je suis désolé de terminer ma carrière sous la « honte d'une destitution. » Il est remplacé à Labatut par Damiens, ancien curé d'Azereix. (1)
RELIGIEUSES NATIVES Q'OZOtf
Le nombre est très restreint des jeunes filles de la paroisse que nous retrouvons dans la vie religieuse : quatre seulement.
Nous regrettons aussi de n'avoir pu relever quelques traits édifiants de leur vie. Sur ce point, comme sur tant d'autres, on ne voit se soulever qu'à peine le voile qui nous dérobe l'histoire des ancêtres.
Su* ni* .Marguerite «Me C'artiaillae d'Onson. qui en-
(1) archives des H. -T.
tre en religion dans le monastère de Notre-Dame de Momères, ordre de Fontevrault, en l'année 1 621, et à qui son père, Jean de Cardaillac constitue une dot de mille livres.
$«>nr I»aoSc «le Carda 8 Bine d'Oznn. sœur de la précédente, qui est admise dans le même couvent de Momères, le Ie*- février 1635. « Ce jourd'hui... « de matin ont été présentes, en leurs personnes, « dames Catherine de Rauquelaure prieure, Cécile « de Noé prieure du cloistre, Marguerite d'Ouzon, « Madeleine de Castet, Georges de Monbartier, « sœur Anne de Muaportière, sœur Françoyse de « Baudéan secrétaire, sœur Françoyse de Cotture « tourrière, sœur Marguerite de Sarlabous iniir- « mière, sœur Paule Ducasse chambrière, sœur « Françoyse de Livron chantre ; toutes religieuses « du monastère de N.-D. de Momères, assemblées à « la o-rande grille du couvent d'une part ; et noble « Jean de Cardaillac, seigneur d'Ouzon d'autre part : « lequel ayant reconnu le zèle et dévotion de da- « moyselle Paule d'Ouzon sa tille, et comme elle « avait puis longtemps désiré de se consacrer au « service de Dieu et vivre relligieusement le reste « de ses jours, auquel effet ledit sieur d'Ouzon a cy- « devant supplié les dames prieure et relligieuses « vouloir recevoir icelle demoyselle Paule d'Ouzon
en leur compagnie et leur congrégation, luy vou- « loir donner le voile et sainct habit de relligion, la
réception a profession après l'an de probation con- « formément au sainct concile... de quoy ledit sei-
« ffneur d'Ouzon volontairement s'est obliir^ donner, « bailher et fournir tous habits nécessaires pour la « vetission de ladite damoyselle Paule ; ensemble « tant que meubles et stanciles, garnitures de la « chambre et entretien d'icelle, comme aussi promet « ledit seigneur d'Ouzon a ladite damoyselle Paule « safilhe lui donner et payer justement la sôme de « vingt livres tournois en rente et pension viagère... « davantage ayant ledit seigneur considéré les néces- « sites dudit couvent et la faveur de la réception de « ladite filhe a promis bailher et payer la somme de « mille et deux cents livres... » i)
Ssï»ïar l<Vanç»3sc Losiisn de €';»s"«î'.iillac «8€&«i»u religieuse au couvent de Boulauc, 1627-1644.
&«*«*• Siaa'g-Bïefi'iic «!e €.?as°ilaâl9ac d'Oxon. religieuse au monastère de Boulauc en 1675.
(1) Archives du château.