CHAPITRE XV Curés et Vicaires d'Ozon sous l'ancien régime
Si « les évêques, d'après un historien, ont fait la « France comme les abeilles font les ruches, » les curés, chacun dans cette portion de la France qui s'appelle la paroisse, apportèrent leur part de coopération. Il y aurait un intérêt particulier à observer leur apostolat dans les grands siècles du moyen âge. Or, la liste que nous avons pu établir sur les épaves de l'état civil, liste d'ailleurs incomplète, ne remonte qu'aux premières années du XVIIe siècle. Encore n'est-il pas possible, faute de documents, d'apprécier leurs états de service. Très souvent leur nom figure dans les actes publics au sujet de transactions avec leurs paroissiens, avec les habitants des communautés voisines, même avec divers syndicats. Il y a les dîmes à percevoir, les fiefs à maintenir en exécution, des bénéfices à ne pas négliger, il faut faire des placements, faire fructifier le carron, le milloc, le bled, le miihet et l'avoine. Les manuscrits ne nous montrent les recteurs des deux derniers siècles qu'aux prises avec ce genre de difficultés, peu faites pour grandir leur prestige et les maintenir en harmonie avec les ouailles. Tout cequej'ai découvert, en dehors de cet ordre d'idées, se résume dans quelques dispositions testamentaires relatives à des fondations de
messes, à quelques legs sans importance. Il n'est pas téméraire de penser que les intérêts temporels absorbent dans une large mesure les préoccupations sacerdotales des deux siècles qui précèdent la Révotution. Une constatation ultérieure ne donnera que trop de crédit à cette opinion.