‹ Au pays de l'or rouge: L'état de São Paulo (Brésil) Ses ressources - ses progrés - son avenir. Ètude générale économique et descriptiveChapitre 32 sur 72 · SI00 4I · texte numérisé non relu

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Les tarifs du Gh-emin de fer Central sont un peu plus élevés.

X. Les wagons-lits, prix des couchettes, les grands parcoaRS « Nord-Sud » et « Est-Ouest ». — Les trains nocturnes fonctionnant sur ces lignes disposent de wagons-lits ou de cabines composées de deux ou quatre couchettes, les unes supérieures, les autres inférieures; elles se paient respectivement 10 et 20 milreis, sauf sur la Mogyana où la couchette inférieure n'est que de 15 milreis. Pour les trafics comportant plusieurs nuits en chemin de fer, ces prix sont progressivement réduits. Ces cas ne se présentent que pour les lignes Nordoeste et Sorocabana, celle-ci complétée par la Sâo Paulo- Rio Grande (à la Brazil Railway) et traversant les Etats de Parana, Santa Gatharina et le réseau Rio Grande do Sul, permettant de se rendre directement par voie ferrée dé Rio de Janeiro à la frontière de l'Uruguay (et de là à Montevideo) ou à celle de l'Argentine, Uruguayana-Paso de Los Libres ^.

Les lecteurs intéresses nous sauront gré de leur indiquer

* Le voyageur qui se rendrait à Buenos Ayres par la voie ferrée peut également continuer sur Montevideo, où existe uu déi)art quotidien de vapeur nocturne pour la capitale de l'Argentine. A Salto, Uruguay et sur 1( fleuve du même nom il y a un service de vapeur pour Buenos Ayres. J>e premier moyen est le plus rapide.

ici le prix de ce parcours Nord-Sud à travers une partie du continent Sud-américain, ainsi que de celui de TEst-Ouest, allant de Sâo Paulo au port de Corumba, sur le Haut Paraguay, en fac-e de la frontière bolivienne.

Le voyageur qui désire se rendre à Porto Alegre, capitale de TEtat de Rio Grande do Sul, a une distance de 2,244 kilomètres à parcourir; elle est, à peu de chose près, celle qui permet datteindre les frontières de l'Uruguay ou de TArgentine ^ Le trajet, voyage direct, se fait en moins de cinq jours; on part d-e Sâo Paulo le lundi soir à 19 h. 16 pour arriver à Porto Alegre le vendredi à 9 h. 30; il coûte 131 milreis, auxquels il faut ajouter 42 milreis pour 4 nuits de couchette inférieure ou 31 milreis pour une couch-ette supérieure-.

Le voyageur qui voudrait se rendre de Rio de Janeiro à Corumba (Etat de Matto Grosso, sur le Haut Paraguay) doit parcourir une distance de 2.364 kilomètres, il partira le dimanche soir à 18 h. 35. S'il se trouve déjà à Sâo Paulo, le trajet ne sera plus que de 1.866 kilomètres; le départ est à 16 h. 5, le lundi, et Ton arrivée à Gorumba le vendredi, à 9 heures du matin. Le prix du voyage en chemin de fer est de \ 142 milreis au départ de Rio et de 101 milreis en partant de ' Sâo Paulo, plus les frais de couchette indiqués plus haut.

XL Tarifs commerciaux. — Afin de pousser au développement des cultures, toutes les compagnies de chemin de fer de Sâo Paulo ont consenti des rabais considérables sur les prix de transport des produits de l'Etat. Gest ainsi que sur la Paulista, prise comme base en 1919, le transport du café, qui \ représente la part la plus grosse du trafic des lignes ferrées paulistes, payait anciennement, aux termes du tarif contractuel, 206 reis par tonne et par kilomètre, quelle que soit la distance parcourue; aujourd'hui, le tarif est différentiel, décroissant progressivement avec la distance de 195 reis à 40 reis par tonne et par kilonaètre, auquel il faut ajouter la taxe addition-

^ 2.136 kilomètres pour la première, S. Anna; 2.229 pour la seconde, TJruguayana.

* Le tarif est, couchette du bas, de la première à la quatrième nuit, de 20, 28, 36 et 42 $ ; couchette du haut, 15, 21, 27 et 31 $. Il y a une légère différence pour le voyage Sâo Paulo-Itapura-Corumba.

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nelle de 15 % (non perçue par la Paulista en ce qui concerne le café).

C'est ainsi que le transport d'un sac de café, taisant par exemple un parcours de 300 kilomètres, ce qui représenta la dislance moyenne des zones de production de l'intérieur de l'Etat jusqu'au port de Santos, qui payait autrefois 3 $700, ne paie plus aujourd'hui que 2 $648. En ce qui concerne les tarifs des céréales, la plus importante branche de production agricole de l'Etat après le café, la réduction est plus considérable puisqu'elle oscille entre 60 et 80 %, suivsuit le parcours. Un sac de riz, maïs ou haricots, par exemple, pesajit 60 kilogrammes, qui payait 2 $ 781 reis pour un parcours de 300 kilomètres, paie actuellement 660 rcis seulement, soit 75 % de rabais sur les anciens tarifs.

Le transport du bétail sur pied, dont nous parlons dans notre chapitre sur l'élevage, est fait avec un rabais de 25 à 30 %, et, lorsqu'il est amené par trains spéciaux, comme celui qui est transporté de Barretos à Sâo Paulo, le rabais est de 50 %. D'accord avec la S. P. Railway, la Paulista a, en effet, établi un service de trains directs, roulant la nuit et le jour, de Barretos et Sâo Paulo; ce qui fait que, moyennant un tarif spécial réduit, le bétail peut arriver sans fatigue à Sâo Paulo le lendemain de son départ des champs d'hivernage.

Il existe, en réalité, une considérable réduction de prix pour favoriser les petits éleveurs dans les trains ordinaires de marchandises. Il y a, d'autre part, près de 350 articles de grande consommation assujettis à des tarifs réduits.

XII. Le Gouvernement et le développement des routes. — Convaincu que les chemins de fer, par leur tracé rigide, ne peuvent répondre à toutes les nécessités, le Gouvernement de l'Etat de Sâo Paulo et, notamment, son nouveau président, M. Washington Luiz, qui l'a manifesté dans un discours-programme des plus suggestifs, ont porté toute leur attention sur la construction des routes carrossables.

La population pauliste ne s'intéresse pas moins à la question des routes si l'on en juge par les résolutions prises au cours de deux récents Congrès des Routes carrossables.

Il existe actuellement, dans l'Etat de Sâo Paulo, 3.000 kilomètres environ de routes, plus ou moins bien entretenues, toutes ne méritant pas le nom de carrossables; il ne s'agit pas

ici des chemins et routes tracés çians les propriéjiés particulières, ni des sentiers muletiers de toutes natures. Le réseau des routes actuelles étant notoirement insuffisant, le Gouvernement veut que les chemins de fer soient reliés entre eux par de bonnes routes, que les villes ei les bourgs soient unis aux grandes et aux petites exploitations. Des études sont déjà commencées et des mesures sont prises pour que le programme des routes carrossables auxiliaires des chemins de fer soit mis à exécution.

XIII. Ports et navigation fluviale. — A part Santos, Sâo. Paulo ne possède que des ports d'importance secondaire, tels que Ubatuba, Villa Bella, Sâo Sébastiâo, Cananea et Iguape. Ce dernier va faire l'çbjet de travaux d'améliorations qui faciliteront une meilleure utilisation. Nous signalons chacun de ces ports dans l'aperçu concernant les municipes.

L'Etat de Sâo Paulo ne possède pour ainsi dire pas de cours d'eau se prêtant à une navigation fluviale vraiment digne de ce nom. Gomme nous l'avons vu dans la parti-e descriptive de l'Etat, la presque totalité de ses rivières se dirigent vers l'Ouest. On évalue à un millier de kilomètres environ la longueur des cours d'eau se prêtant à une franche navigation.

La Compagnie de Navigation Fluviale sut Paulista jouit <l'une subvention de l'Etat de 150 contos de reis pour Iç maintien de cinq services de navigation sur lei*io Ribeira de Iguapé et quelques affluents de ce dernier; c'est l'unique entreprise de navigation fluviale en communication directe avec la mer. Elle parcourt environ 150 kilomètres sur le rio Ribeira. Les lignes desservies par un ou plusieurs voyages mensuels sont celles de Iguape-Xiririca, deux voyages par semaine; Xiririca-Juquia, sur le chemin de fer du « Sud dé S. Paulo » ; de Iguape à Peropava; un voyage par semaine de Iguape à Ararapira; plus une nouvelle ligne entre Iguape et Rio Pequeno, affluent de VUna.

Sur le rio Tiété, il existe plusieurs tronçons navigables, mais il n'y existe pas de service régulier de navigation, celleci est faite par les riverains suivant les besoins de leurs exploitations.

Des vapeurs particuliers sillonnent maintenant la partie du fleuve Parana qui sépare le Matto Grosso de l'Etat de Sâo Paulo, depuis les chutes de Urubu-Punga jusqu'au Parana-

pafiema, sa limite avec TEtat de Parana. Le fleuve continue toutefois à être navigable jusqu'aux cataractes du Guayra ou des Sete Quedas,

La compagnie Paulista a établi et fait fonctionner un service" régulier de navigation à vapeur sur le rio Mogy-Guassù, depuis Porto Ferreira jusqu'à sa confluence avec le Rio Pardo. Le développement agricole de cette zone prit une telle importance qu'il fallut établir une ligne ferrée côtoyant la rivière de Rincâo à Portai. Cette compagnie a aussi organisé un service régulier de traversées à vapeur sur le Parana et sur le Rio Grande. Elle se propose d'établir un service de vapeurs sur le Rio do Peixe jusqu'à l'embouchure de cette rivière avec le Parana, lorsque la ligne dont elle a commencé la construction arrivera sur la partie navigable.

Bien d'autres rivières faciliteraient, dans une certaine mesure, le transport des produits des plantations de l'intérieur; elles seraient souvent, grâce à d'insignifiants travaux de désobstructions, de bons auxiliaires des chemins de fer sur lesquels on compte exclusivement.

XIV. Postes et télégraphes, téléphones. — Tous les points de l'Etat se trouvent desservis par des agences ou bureaux de postes, des bureaux télégraphiques. En dehors du Service National des Télégraphes, chaque compagnie de chemin de fer possède sa ligne-télégraphique qui est à la disposition du public.

Le service téléphonique, dont les lignes ont une extension de 3.600 kilomètres, est très répandu et très bon. Le tarif du Télégraphe National est inférieur à celui de la « The Western Telegraph Gy », il varie suivant les Etats auxquels les télégrammes sont destinés. Une dépêche par câble sous-marin, expédiée en France par la « Western », est tarifée 2 $600 rei'S par mot.

Le sous-sol minier. — La Houille Blanche et son utilisation.

I. Un sous-sol peu étudié. — II. Les gîtes miniers signalés ou exploités plus ou moins : l'or. — III. L'argent, diamants et pierres précieuses, plomb, cuivre, mica. — IV. Un municipe bien doté. — V. Les gisements de fer. - — YI' Mines et usines d'ipanema. — VII. Naissance de l'électrométallurgie. — VIII. Le chArbon et son avenir à Sao Paulo. — • IX. L'énergie idéale, la force hydro-électrique. — X. Production et utilisation de l'énergie électrique dans l'Etat. — XI. Les grandes chutes d'eau : « Mariml^ndo », « Urubu-Punga », « Agua Vermelha », « Onça », « Pato ». — XII. c( Salto de Itu », « Avanhandava », « Itapura », (L Salto Grande », « Itatinga », « Macuco ». — XIII. Autres chutes.

I. Un sous-sol peu étudié. — Les PauUstes semble faire assez peu de cas des gisements miniers existant ou pouvant exister dans l'Etat; ils savent, et ils restent convaincus, que c'est de Tagriculture seule qu'a été faite la richesse de Sâo Paulo, la véritable source de ses progrès et de son développement croissant. C'est sur l'agriculture qu'ils comptent pour se procurer l'outillage qui leur est nécessaire, avec l-e concours de l'immigration européenne, pour atteindre à l'essor des plus puissants Etats de l'Amérique du Sud.

Quoique partageant la même conviction au point de vue de l'avenir réservé à l'industrie minière, nous devons quand même dire quelques mots de ses possibilités; il est, en effet, plus que probable que le sous-sol de l'Etat de Sâo Paulo, assez peu étudié encore au point de vue minier, possède des richesses minérales appréciables. Les recherches entreprises pour la découverte ou l'étude de gîtes carbonifères et pétrolifères commencent à éveiller l'intérêt; ces travaux amèneront certainement quelques précisions intéressantes dont les Paulistes sauront tirer parti.

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Pour l'instant, Tindustrie extractive des richesses du soussol se trouve limitée, mais avec un développement appréciable, à rexploitati6n.de gisements de schistes bitumineux pour la production du gaz' et des sous-produits, à l'extraction du marbre dont il existe de belles variétés, des pierres de constructions et des pierres calcaires pour les fours à chaux, à celles de Targile et du kaolin pour la fabrication de la céramique et des faïences.

IL Les gîtes miniers signalés ou exploités plus ou moins r l'ou. — Des documents officiels anciens, confirmés par des constatations récentes, démontrent que les PauUstes ne professèrent pas toujours le même dédain pour les richesses minières, surtout pour Tor. L'extraction du précieux métal fut largement pratiquée aux temps coloniaux, notamment dansla zone littorale et dans la vallée du Ribeira de Iguape, municipe de ce nom; dans ceux de Cananéa, de Xiriricoj d'/poranga, d'Apiahy; dajis la serra- de Paranapiacaba, sur les pentes de la serra da Mantiqueira, municipe de Parnahyba. On connaît depuis longtemps les gisements de Faxina, du Parajiapanema, Altapecerica^ de Una, de Juquery, de Conceiçâo dos GuarulhoSf de Patrocinio, de Jaragua, de S. Isabel; ceux de Camandocaia du municipe de Soccorro, d'Amparo, de la Serra Negra, de la vallée du Rio Pardo, municipe de Gaconde^ du Rio do Peixe. Parmi tous ces gisements connus beaucoup ont été exploités aux temps coloniaux sur une plus ou moins grande échelle, puis abandonnés; un certain nombre semble n'avoir jamais fait l'objet d'aucune exploitation.

A Ubatuba, municipe situé au Nord de l'Etat et limitrophe avec celui de Rio de Janeiro, il existe des mines d'or n'ayant jamais été exploitées. Au hameau de Vapurunduba, sur la petite rivière du même *hom, tributaire du Ribeira, on trouve les vestiges d'une grande exploitation.

D'après d'anciens documents officiels, le municipe de Sâo Vîcente, près de Santos, sur le littoral, posséderait des gisements d'or abondants, ainsi que des mines d'étain et de bismuth. Les gisements d'étain auraient été découverts par des chasseurs qui erraient dans les forêts du municipe.

De même, le rio Sâo Laurenço, qui se trouve à onze lieues de l'embouchure du Juquia, possède des mines d'or qui ne furent jamais exploitées. Par contre, les mines d'or qui se

Rio Granue. — Vue partielle des chutes du Maribondo [Force générale des chules BSO.OOO HP).

c partielle des chutes dii Maribondo.

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