SOUS-SOL MINIER. HOUILLE BLANCHE. SON UTH.ISATION
V. Les gisements de fer. — On connaît, dans TEtat de Sâo Paulo, quelques min-es de fer dans les régions de Jacupiranguinha, Pirapora, Apiahij, Rio Ttivo, Rio Juquery et Santo Amaro.
Les gisements de Jacupiranguinha se trouvent sur le bord de la rivière du même nom, tributaire de Tlguape. Ils sont situés à 68 kilomètres de la vilLe dlguape et le fleuve est navigable, pour certaines embarcations, jusqu'à l'île de Bom Abrigo, qui dispose d'un port pouvant recevoir des navires de l'Océan de tonnages moy-ens.
Les dépôts de magnétite de Jacupiranguinha, très riches en variétés de pyroxénite, se trouvent mêlés de calcaires où domine, par endroits, de 1' « apatita » ou chlorophosphate de chaux. Ils contiennent de 86 à 90 % de fer, mais la présence de titanic, reconnue par le géologue Orville Derby, est préjudiciabl-e à ce minerai.
Près du rio Turvo, qui coule dans le même municipe dlguape, il existe des gisements de fer égaux à ceux d'Ipanema, paraît-il.
Sur les bords du rio Juquery se trouve le Morro do Cabello Branco, qui possède des dépôts de fer.
Ceux de Pirapora sont à 3 kilomètres de la localité du même nom sur le mont Boturama, dans les environs de Sâo Paulo. Là, la magnétite se trouve mélangée à l'oligiste dans une proportion assez forte. La gare les desservant est Perus, qui se trouve à 102 kilomètres du port de Santos, par la S. Paulo Railway Gy.
Les gisements de Apiahy, sur le mont de Ouro, faisant partie de la cordillère « Serra do Mar », se trouvent entre la partie supérieure du cours de l'Iguape et la ligne Sorocalîana; leur communication avec la ville est rendue difficile par le manque de voie ferrée. L'ingénieur Gonzaga de Gampos y a découvert la présence de magnétite et d'oligiste.
Les gisements de la région de Santo Amaro sont un peu au delà de la rivière Pinheiros, dans la localité dénommée Ibirapoera, à 3 km. 300 au Nord-Est de la ville. Gelle-ci se trouve à une distance de 13 kilomètres de la capitale et est desservie par un tramway à vapeur, dont les lignes ne sont pas reliées au chemin de fer qui va à Santos. Pendant le xvii* siècle (de 1606 à 1629) on a construit quelques petits fours à Ibirapoera pour y traiter les argiles de fer de la région.
i50 CHAPITRE IX.
D'après les tarifs actuels, un wagon, contenant cin-q tonnes de minerai de fer, paierait 51 $ 660 reis pour aller de Ipanema à Sanlos par les chemins de fer Sorocabana et S. Paulo Railway Gy. Une tonne de fer en barre ou en plaque paierait la même somme pour le même trajet, sur les deux chemins de fer.
Dans les autres localités, où il n'y a pas de chemin de fer, on ne connaît pas le prix du transport, le fer n'ayant jamais été exporté.
VI. Mines et usines d'Ipanema. — • Les gisements les plus connus et les plus importants de l'Etat sont ceux d'Ipanema, situés sur le mont Araçoiaba, à 17 kilomètres de la ville de Sorocabana, qui a donné son nom à la grande ligne ferrée « Sorocabana ». C'est à quelque distance de la petite cité d'Ipanema que se trouvent les riches mines de fer et les fonderies de ce nom qui appartiennent au Gouvernement Fédéral. Cet établissement est un exemple de l'indifférenoe avec laquelle, distrait par l'attention presque exclusive accordée au. café, on laissait improductives, dans cet Etat, des ressources énormes en matériel et en minerai.
Offrant 67 à 70 % de fer pur, les mines de fer d'Ipanema sont connues depuis fort longtemps, mais elles n'étaient plus exploitées depuis de longues années. La fabrique actuelle fut fondée vers 1810 par le roi Joâo VI, qui fît venir de Suède toute une colonie de mineurs et de fondeurs; en l&16et 1^18, on construisit des hauts fourneaux et des forges d'affinage, et la fabrique fut dotée de 7 lieues carrées de forêts pour son service.
En 1820, les événements firent oublier la fabrique qui fut h peu près abandonnée. Restaurée vers 1836 et mise en état de travailler, l'usine passa successivement, suivant le gré de la politique, sous la direction de plusieurs officiers du génie brésilien, si bien que l'établissement fut dissous en 1860, réorganisé en 1865, pour être ïiégligé de nouveau. La production moyenne était tombée à 3.000 kilogrammes par jour de fer en gueuse et 1.000 kilogrammes de fer pur. L'usine d'Ipanema peut être considérée comme abandonnée depuis 180d: elle possède cependant des hauts fourneaux et des fonderies^ une affmerie, un ajtelier de machines, un de modèles, des ateliers de charpenterie, une scierie, une briqueterie et des fours à