SOUS-SOL MINIER. HTDUILLE BLANCHE. SON UTILISATION
chaux, et n-aturellement des chantiers d'extraction de minerai, aviec seulement 550 hectares de forêts. L'intérieur des ateliers -est relié à la ligne Sorocabana par un embranchement qui coupe les terrains voisins sur 17 kilomètres, avec trois star lions. Les machines sont mues par l'eau, et la chaleur des fours à affiner produit la vapeur qui anime les martinets.
L'exploitation des min^s d'Ipanema, abandonnée, et reprise, au gré des fantaisies politiques, avec un personnel souvent incompéient, lequel ne voulait y voir qu'une sinécure, ne pouvait que devenir une charge pour l'Etat qui finalement en prononça la fermeture, y laissant seulement un officier du ^énie chargé de la conservation des constructions.
On ne connaît pas le coût de la minération. On. sait, cependant, que le travail à Ipanema a dû être abandonné à cause du prix très élevé de la production et du transport^ car on y utilisait le charbon de bois au lieu de charbon minéral. Lq fer fabriqué jusqu'en 1896 était excellent, mais son prix élevé le mettait alors dans l'impossibilité de concourir avec celui importé de l'étranger. La gare d'Ipanema se trouve à 211 kilomètres du port de Santos et à 132 de Sâo Paulo.
De l'avis de tous les étrangers qui ont visité Ipanema, cette usine, placée entre les mains d'une société industrielle, pourrait devenir comme le Creuset de cette partie du Brésil, et prendrait certainement une extension considérable. A plusieurs repriises déjà, des bruits ont couru, par lesquels le Gouvernement serait disposé à affermer mines et usines, et il en était fort question lors de notre dernier voyage. L* « ïtabira iron Oy », déjà installée dans l'Etat de Minas Geraes, était paraît-il disposée à tirer parti de ces gisements facilement exploitables. Malgré que les véritables intérêts et la prospérité de FEtat résident dans l'agriculture, les Paulistes ne peuvent négliger la perspective d'une industrie qui ne peut qu'apporter une nouvelle contribution à la richesse de Sâo Pauk).
VIL Naissance DE l'élegtro métallurgie. — La meilleure preuve que cet Etat ne se désintéresse pas de la question sidérurgique, c'est que le^ Journal Officiel a enregistré, en mai 1920, la formation, à Sao Paulo, de la « Gompanhia Electro Metallurgica do Brazil », dont le principal actionnaire est 1' « Impreza Força e Luz » (force et lumière), de Ribeirâo
Preto, villie à proximité, de laquelle l'usine s'édifie. La compagnie se, propose de traiter, dans deux fours électriques, le minerai extrait d'un d-e ses gisements situé à Sâo Séba-stiâo do Paraifso, à 75 niilles de Ribeirâo Preto. Le contrat de montagne et de mise en train des fonderies a été passé avec la' « Corning et Cy », de New- York. I# capacité de production de l'usine sera de 60 tonnes par jour; toutefois on n'escompta, les premiers temps, qu'une fonte approximative de 30 tonnes d'acier. La force électrique nécessaire sera fournie par 1' « Entreprise Force et Lumière », de Ribeirâo Preto.
Le système de la fonte électrique, qui se généralise en Suède, ne paraît pas «encore employé aux Etats-Unis où le charbon abonde; cette nouvelle initiative pauliste représente donc un commencement de réalisation pratique pour les possibilités métallurgiques du Brésil, lesquelles devraient être
illimitées.
VIII. Le charbon et son avenir a S. Paulo.. — L'Etat de Sâo Paulo n'est pas non plus dépourvu de combustible minéral^ car on y a découvert plusieurs mines de charbon; aucune n'est en exploitation et la question de l'utilisation possible du combustible de ces mines fait l'objet de discussions passionnées. Les plus connus parmi ces gisements sont ceux de Taubaté, Tatuhy, Itapetininga, Gaçapava, Sâo José dos Barreiros, dans le district de Gonstituçâo, du municipe de Gapivary; à Ita^raré, municipe et rivière de ce nom, on trouve des veines de charbon, aussi bien sur les bords de cette rivière que dans les terrains avoisinants.
La question du charbon est primordiale et fait couler beaucoup d'encre au Brésil; elle figure au premier plan de toutes les préoccupations particulières et gouvernementales, étant donné la pénurie de ce Combustible nécessaire à la marche des industries et que le pays importait en très grandes quantités avant la guerre.
S'il est, en effet, indéniable que le Brésil possède d'importants gisements carbonifères — dont nous avons visité les plus importants, à Sâo Jeronymo et régions avoisinantas, dans TE^tat de Rio Grande do Sul, à Tubarâo, dans celui de Santa Gatharina, constaté la présence de couches et de veines importantes dans les Etats de Parana et de Sâo Paulo — le problème de l'utilisation du charbon national en matière sidé-