SOUS-SOL MINIER. HOUILLE BLANCHE. SON UTILISATION
riirgique, comme aussi en diverses autres utilisations industrielles, reste encore à liquider par des études sérieuses faites par des professionnels. .
Nous ne mettrons pas ici en doute l'importance de® bassins carbonifères dont nous avons pu constater la valeur, mais il s'agit là de houilles et de lignites de qualités diverses pouvant être utilisées dans des conditions déterminées. Quelles que soient la puissance et la qualité du charbon des mines de Sâo Jeronymo et des autres gisements dont on a commencé l'exploitation dans la même région, il est difficile d'admettre, dans la pratique, que la production puisse jamais suffire aux seuls besoins de l'Etat de Rio Grande do Sul, des régions limitrophes et à celle des compagnies de navigations brésiliennes, qui touchent à Porto Alegre et à Rio Grande. Ces charbons doivent subir une préparation, être bonifiés pour être utilisés industriellement dans les autres Etats où le transport le rend coûteux. D'autre part, même au Rio Grande où il existe une organisation et une exploitation à peu près rationnelles, l'extraction restera déficitaire faute de main-d'œuvre suffisamment abondante et appropriée. Partout ailleurs les conditions d'exploitation seront encore moins économiques, c'est pourquoi nous gardons la conviction que les gisements depuis longtemps découverts, comme ceux récemment étudiés sommairement, n'apporteront pas de longtemps, du moins dans l'état des facteurs actuels, la solution de la question du combustible national, faisant face à une partie des nécessités locales.
Pour être fixé sur l'avenir réservé à l'exploitation des bassins carbonifères brésiliens, il conviendrait que le Gouverriement prenne l'initiative de faire faire des études expérimentales, lesquelles détermineraient tous les faits techniques en ce qui concerne le charbon brésilien.
C'est en envisageant la question isous ce point de vue que r « Instituto de Engenharia », de Sâo Paulo, résolut d'agiter les problèmes relatifs au combustible minéral dont il existe des gisements importants dans la partie septentrionale de l'Etat de Sâo Paulo. Cette société scientifique, après avoir fait* l'historique de la récente exploitation industrielle du charbon brésilien, présenta un exposé de ce qui reste à faire pour que Ton puisse tirer du combustible national tous les résultats pratiques qu'il serait possible d'en obtenir.
L' « Institut du Génie », de Sâo Paulo, indique le véritable chemin à suivre pour la solution du problème du charbon brésilien et poijur réclaircissement .de tous les points obscurs qui subsistent au sujet de cette question d'une si haute importance. On ne pourra solutionner ces questions techniques qu'en consultant des spécialistes qualifiés, et ces spécialistes doivent être pris en dehors du cercle de ceux qui, directement ou indirectement, sont intéressés dans la question. Jusqu'à présent, et sauf des cas particuliers, ce sont les opinions d'ingénieurs, souvent de réelle valeur, mais de connaissances généralisées, qui furent mises en avant, quand il ne s'agissait pas de celles de dilettantes amateurs ou de polygraphes superficiels dont les aperçus manquaient forcément de précisions. L'opinion pauliste est donc que, pour résoudre sérieusement cette question du charbon, il faut faire appel aux géologues et aux ingénieurs des mines, d'après les méthodes et moyens employés par les Sociétés d'Etudes de Forages et de Sondages telles que celles qui existent et opèrent en France, en Belgique, en Angleterre et en d'autres pays.