XIV. Communication du littoral avec le haut plateau; l
TERRE ET LES CULTURES ; RICHESSES FORESTIÈRES. — Cette partie
du littoral pauliste est reliée avec les régions situées sur l'autre versant de la Serra do Mar et aussi d'autres centres par
l'état de s. paulo inconnu. 333-
quelques chemins transitables : celui de Ubatuba à Sâo Luiz de Parahytinga; de Mooca à Natividade et celui tde Garaguatatuba à Parahybuna. La route de Mooca à Natividade se trouve à cinq lieues de la première et à deux lieues de la troisième. Un chemin allant de Sâo Sebastiâo à Sallesopolis est presque entièrement, abandonné ; il y a encore une route privée traversant les terrains de la Compagnie Docas, de Santos, mettant en communication Bertioga, près de Santos, avec la ville de Mogy das Gruzes. Inutile de dire que ces voies sont d'un transit assez difficile par endroits.
Les terres de cette région sont sablo-nneuses et d'excellentequalité pour la culture de la canne à sucre, du cacao, des fruits, des céréales, etc.; la grande majorité est couverte de forêts. Malgré ces bonnes conditions, la population, abandonnée sans moyens de communication nécessaire à la vente de ses produits, est tombée dans rindolence; elle a abandonné tout travail agricole suivi, pour vivre presque exclusivement du poisson que la mer lui fournit abondamment. Le poisson de mer etde rivière constitue non seulement Taliment quotidien des habitants du littoral, mais il est aussi un important article d'exportation.
Dans la région de Sâo Sebastiâo et en d'autres points, on cultivait jadis le café sur une vaste échelle, mais, faute de soins, les plantations ont disparu, comme aussi quelques variétés de canne à sucre très communes autrefois, telles que la canne blanche et la canne impériale. Les variétés canne de Angra, Vinagrâo, fita (ruban), noire et canne paù, ou bois, sont encore cultivées. La plantation se fait au commencement de l'année, la récolte a lieu l'année suivante vers le mois de mai.
Contrairement à ce qui se passe sur le haut plateau, le manioc, dont la farine constitue avec le poisson le principal aliment des habitants, exige une préparation du terrain afin de permettre l'écoulement des eaux fluviales sans que cellesci em-portent la terre. On y cultive aussi, sur une petite échelle, le haricot, le maïs, le carà (sorte d'igname), la patate douce, l'oignon, les légumes et dès fruits. La recette la plus importante du littoral provient de la fabrication d'une eaude-vie de qualité excellente qui est totalement vendue à Santos. C'est la grande industrie de la région.
Dans quelques localités, on fabrique des articles ordinaires
en terre cuite et des chapeaux de paille. Quoique ces articles soient vendus à un prix infime, ce sont eux qui fournissent le pain à un grand nombre de familles pauvres.
A de très rares exceptions près, toutes les cultures sont en- •tre prises sur une petite échelle et avec peu de soins; on x>ourrait tout obtenir de cette région avec un minimum d'activité; les terrains inondables du Poruba, Itamombuca, Ubatumirim, etc., sont aptes à la cuilture en grand du riz; dans cette zone, il y a déjà eu de bonnes plantations de café et, aux temps coloniaux, les habitants cultivaient la vigne, les oliviers et fabriquaient des tissus du coton cultivé dans le pays.
Nous avons déjà dit que les forêts vierges qui couvrent presque tous les versants de la Berra do Miar étaient très riches en variétés de bois, dont le peroba, la cauinella, le cèdre et le je-quitiba; les petits cours d'eau descendant vertigineusement de la Serra peuvent fournir abondamment la houille blanche. Cette région possède donc de nombreux éléments pouvant y amener la prospérité, mais, faute de bons raoyens de transport et aussi faute d'activité, elle est destinée à végéter misérablemenfc, jusqu'au jour où l'exploitation rationnelle en sera entreprise par des groupes ou sociétés bien organisés et bien dirigés.
Ces sociétés qui, comme la Compagnie Française de Caraguatatuba, devront posséder leurs propres moyens de transports maritimes et fluviaux, seront seules en mesure, pour l'instant, de tirer parti des richesses de cette région. Par l'exemple et avec un peu plus de bien-être, elles pourraient transformer la population en auxiliaires utiles en lui communiquant un peu plus d'activité et de goût au travail.
XV. La zone Sud, le bassin nu Rio Ribeira de ^guape. — Les communications et l'activité sont aussi les éléments qui manquèrent au développement de la zone Sud du littoral, dont les possibilités sont certainement plus grandes encore gue celles de la zone Nord.
Cette fraction du territoire pauliste est en très grande partie constituée par le bassin du rio Ribeira do Iguape et de ses nombreux tributaires. La Serra do Mar ou Chaîne Maritime, qui suit la ligne du littoral depuis l'Etat de Espirito Santo, s'écarte de l'Océan une fois arrivée à la hauteur de Itanhaem, au Sud de Santos; elle décrit alors un Va^te arc de cercle pour
l'état de 8. PAULO INCONNU. 335
revenir trouver le littopad aux approches de la frontière du Parana. Bans ee rayon, elle dégage une série de contrefort& et de chaînes de monts dont la principale est la Serra de Paranapiâcaba qui sert d-e ligne de partage des eaux entre le bassin du Ribeira et quelques autres petites rivières débouchant dans rOcéan, d'avec ceux du Paranapaneraa, Tltararé, le Tibagy, qui lui tournent le dos pour couler vers le Parana.
Tout le territoire compris dans Tare, dessiné par la Chaîne Maritime est arrosé par le rio Ribeira et ses affluents. Il est montagneux surtout dans les municipes de Apiahy, Iporanga, Xiririea et Gananea. Par contre, il y. a de grandes étendues de terrains plats, en grande partie inondables et très propres à la cultiu^ du riz, dans le municipe dlguape, sur les rives du Ribeira et celles d'autres rivières.
Le Ribeira, qur prend sa source dans TEtat de Parana, est le principal collecteur de toutes les eaux qui descendent de la Serra de Paranapiacaba et de ses contreforts. Après avoir reçu d'importants affluents comme le Pardo, le Juquia, le Jacupiranga, le Peropava et 'le Una, le Ribeira entre dans le Mar Peqneno (petâte mer), puis dans l'Océan par un canal qui fut ouvert pour relier le vieux port à Iguape. Ce dernier port est peu à peu obstrué par les sables que les eaux du fleuve entraînent en creusant le canal, lequel a une profondeur de 19 mètres sur 160 de large. Des travaux sont prévus pour dégager et aménager ce port, car le Gouvernement tient à relever cette région qui peut contribuer largement, par sa production, aux progrès de l'Etat.
Les terrains de 'la région d'Iguape sont généralement de bonne qualité, presque plats sur une grande étendue et couverts de forêts vierges produisant de bons bois de construction. Le climat de la région est très doux, et les bords des rivières ne sont pas paludéens, comme il arrive dans les vallées obstruées de montagnes dont le climat est plus chaud et humide.
XVI. Une zone facile a transformer, de Iguape a XiRmiCA, — La zone qui pKîurrait faire l'objet d'une transformation immédiate, étant donné que les terres y sont présentement d'un bon marché exceptionnel, est celle qui s'étend de Iguape jusqu'à Xiririea, puis une grande fraction de celle formée par la vallée du Juquia. Entre Xiririea et le port d'Iguape, la
distance est de 143 kilomètres de navigation franche sur le rio Ribeira, et sur ce parcours ce fleuve reçoit dix affluents, dont six sur la rive gauche.
Nous avons dit, dans un autre chapitre, que le service de transport sur le Ribeira est fait par une compagnie particulière, la Empreza de Navegaçâo Fluvial Sul Paulista, subventionnée par le Gouvernement de l'Etat. Les bateaux de cette compagnie doivent faire quatre voyages aider et retour par mois entre Iguape et ^iririca par le Ribeira, et au moins un voyage par mois entre Iguape et 8. Antonio par le Juquia.
La zone du S. Lourenço et du Juquia, entièrement neuve et de terre bon marché, exporte déjà du lard et produit du riz, de Teau-de-vie, du sucre, des céréales et du manioc; bien d'autres cultures pourraient y être instaurées ou développées.
Si on jette les yeux sur la carte, on constatera que le chemin de fer du Sud de Sâo Paulo, « Southern S. P. Railway », qui part de Santos, atteint S. Antonio do Juquia^; il va être incessamment prolongé sur une petite distance jusqu'à Sete Barras, point navigable sur le Ribeira. Grâce à cette ligne ferrée qui s'unit au service fluvial, le transport des marchandises et des produits des exploitations qui se trouvent ou qui seront créées sur les bords ou à proximité du fleuve, ou sur ceux de la voie ferrée, sera assuré. Il reste à opérer le raccordement absolu en prolongeant la ligne de 35 kilomètres environ, pour que cette voie ferrée cesse d'être une charge pour l'Etat et aide au développement d'une zone de plus de 300 kilomètres de long.
Xiririca se trouve sur la rive droite du Ribeira, sur une colline enfouie au milieu d'arbres fruitiers dont la culture est intense. A partir de cette localité, la plus importante de toute cette région jusqu'à Iguape, les rives du fleuve sont parsemées d'habitations pittoresques, appartenant les unes à des planteurs presque opulents ou aisés, les autres, plus pauvres, à des ouvriers agricoles.
Les cultures qu'on aperçoit, principalement de riz et de canne à sucre, sont généralement de peu d'étendue; les habitants, indolents, se contentent de peu. Le moyen de transport
^ Cette locaUté servira également de point de jonction d'une ligne diagonale projetée, partant de Sâo Paulo.
^ BAHitAS. — Navigation du Kibeira de Iguape
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employé dans toute la région est presque exclusivement le canot, que Ton trouve en grande quantité -et de toutes dimensions. C'est un spectacle curieux qu'offrent toutes ces embarcations d'aspects divers, naviguant sur les eaux calmes ei argentées de ce fleuve qui devient ravissant après avoir reçu les eaux du Jacupiranga et du Juquia, navigable sur 52 kilomètres. Jusqu'un peu en dessous de l'embouchure de celte dernière rivière, le Ribeira est entouré de monts, ensuite le terrain devient plus plat jusqu'à Iguape et l'on ne voit alors qu'un horizon verdoyant formé par les forêts vierges qui s'étendent sur ses rives,
XVJI. Les routes, Iporanga, population routinière, aveis'iR DE cette région. — Lcs routcs sont plutôt rares et mauvaises dans toute celte région; celle-ci se trouve en communication avec le haut plateau par une route ouverte entre Sete Barras et S. José de Paranapanema, en haut de la Serra, et un autre chemin allant vers Itapetininga. Entre Xiririca et Sete Barras, il y a une route moins mauvaise.
Iporanga est une autre partie de la vallée du Ribeira qui pourrait avoir un bel avenir, une fois que l'exploitation des divers gisements de plomb, cuivre et or qui existent sur le territoire de* ce municipe, pourra être faite industriellement. Cette localité se trouve à 78 kilomètres de Xiririca, mais, à partir de sa confluence avec la rivière Batatal, le Ribeira, semé de rapides, n'offre plus de facilité à la navigation. Iporanga est donc isolée, et ses relations sont presque plus faciles avee le haut plateau; son développement ne sera possible que lorsqu'il y existera des moyens de communication rendant plus facile le transport des produits agricoles et minéraux.
Le Gouvernement de l'Etat de Sâo Paulo a entrepris de provoquer le réveil de cette région de l'Iguape qui pourrait devenir un grenier d'abondance pour le riz, la canne à sucre, le coton, le maïs, en y créant des fermes modèles et d'apprentissage agricole et en y installant des familles japonaises qui s'adonnent à la culture du riz.
La population des municipes d'Iguape, de Gananea et de Xiririca, quoique pacifique et obéissante, vit dans la pauvreté parce que routinière et réfractaire aux progrès en matière d'agriculture. Les descriptions faites il y a près de trois quarts de siècle sur cette population pourraient encore paraître d'ac-
tuaJité aujourd'hui en ce qui concerne la plus grosse partie de cette zone. Les temps ont changé, les années ont passé, mais, dans ce coin de l'Etat de Sâo Paulo, les usages et les coutumes de la population sont les mêmes, à peu de chose près.
Les habitants ne veulent s'occuper que de la culture du riz, mais d'une façon toute primitive, parce qu'il suffit de six mois pour obtenir le peu ou beaucoup que cette culture peut rendre. Faite dans des régions inondables, il suffit d'une crue prolongée ou d'une invasion de rats, d'oiseaux ou d'une sorte de lézard du pays qu'on nomme curuqtwres, pour leur faire perdre le fruit de leur travail et de leurs dépenses; ils s'endettent alors vis-à-vis de leurs fournisseurs dont ils deviennent presque les engagés.
Gela fait peine de voir cette misère et cet asservissement lorsqu'on considère la valeur des terres des municipes indiqués,, excellentes pour la culture de la canne, du coton, du café, du tabac^ etc. La population cultive du riz, c'est tout; au point que. Jusqu'à ces derniers temjps, elle était forcée d'importer de la farine de manioc pour son alimentation, quand elle pourrait en produire en quantité, sans grande peine. Le coton, le tabac et la plante de ricin produisant partout merveilleusement, les cultivateurs se bornent à entretenir quelques pieds comme remèdes familiers. Sur de grands espaces du Ribeira, du Juquia et autres rivières, les rives sont couvertes de mamoneira (ricin), plante qui vient spontanément et qui produit en son temjps des fruits en abondance, lesquels se perdent en grande partie parce qu'on ne songe pas à les utiliser. Toute la zone baignée par le Ribeira do Iguape et ses nombreux affluents pourrait devenir un centre agricole extrêmement riche si les habitants se voyaient encadrés par une bonne immigration, ou s'ils se décidaient à transformer leur ^caractère routinier. C'est dans cet espoir que le Gouvernement de l'Etat y multiplie les fermes d'apprentissage agricole. On note déjà quelques progrès dans la culture du riz; celle de . la canne à sucre destinée à la production de l'eau-de-vie se développe, mais dans quelques centres seulement.
Nous persistons à croire que l'exploitation de cette région doit être tentée tout d'abord par les compagnies agricoles ou par des sociétés de colonisation bien outillées et bien dirigées. Il ne faut pas que les colons soient dispersés, c'est par l'exemple et l'émulation que l'on pourra sortir la population actuelle de son apathie.
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• # Mais, avant de coloniser cette région, il faut lui procurer
des moyens de transports économiques pour porter ses produits à grande distance; pour une grande partie de la zone, on peut se servir du Ribeira, d^ quelques-uns de ses affluents et du Mar Pequeno; le chemin de fer de Juquia à Santos améliorera encore la situation.
Ceci n'apparaît pas encore suffisant; ce qu'il faut, c'est des relations plus fréquentes par vapeur entre Iguape et le port de Santos. Grâce aux travaux d'amélioration que le Gouvernement fait exécuter dans des ports d'Iguape et de Cananea, cette aspiration pourra bientôt être réalisée; beaucoup de vapeurs venant du Sud ou s'y dirigeant pourront faire escale dans ces ports qui deviendront plus actifs et les véritables entrepôts des régions avoisinantes.
A travers les municipes de l'Etat.
Situation. — Production. — Qualité et valeur des terres.
T. Indications monotones, mais utiles sur les 192 municipes. — II. Agudos, Amparo, Anhemby, Angatuba, Annapolis, Apiahy, Aracariguama, Araquara, Araras, Areîas, Atibaia, Araré. — III. Bananal, Bap*a Bonita, Bariry, Barretos, Batataes, Baurû, Bebedouro, Bica de Pedra, Boa Esperanca. — IV. Bocaina, Bom Successo, Botucatù, Braganga, Brodowsky, Brotas, Buquira. — V. Cabreuva, Cacapava, Caoonde, Oajurù, Campo Largo de Sorocaba, Camjws Novos de Paranapanema, Qsinanea, Campo Bonito de Paranapanema, Capivary, Caraguatatuba, Casa Branca.
I. Indications monotones mais utiles sur les 192 municipes. — Gomme on Ta vu au début de cet ouvrage, l'Etat de Sâo Paulo se divise actuellement en 192 municipes ; le nombre de ceux-ci augmente chaque année à mesure que diverses régions, plus ou moins récemment peuplées et exploitées, atteignent un certain chiffre de population. L'énumération de ces municipes et de leurs chefs-lieux pourra paraître, ce qu'elle est en effet, monotone, fastidieuse même; nous avons cru cependant devoir passer outre à cet inconvénient pour fournir aux intéressés le plus d'indications pratiques possible. Cet aperçu général étant établi par lettre alphabétique, il suffira de chercher le municipe ou la localité qui intéresse plus particulièrement pour être fixé sur la situation, les cultures possibles, la nature et la valeur des terres.
Pour les raisons déjà indiquées, nous continuerons à donner les valeurs en milreis. C'est en cette monnaie que se règlent dépenses et recettes, une conversion en francs sur les bases du change actuel instable et provisoire ne pourrait que
donner une idée très inexacte; nous laissons au .lecteur intéressé le soin de faire le calcul au change normal ^.
Le prix des terres, coname on le pense bien, est extrêmement variable; il a pour base la qualité de celles-ci et surtout le plus ou moins grand éloignement des voies de communication ou des centres de consommation. Les meilleures terres sont dites terras roxas (violettes), vermelhas (rouges); ce sont les terres à café par excellence et, pour cette raison, elles atteignent des prix très élevés, surtout dans les grandes zones caféières; d'autres terres de bonne qualité sont désignées sous les distinctifs de massapez, de salmourào; la bonne moyenne est sablonneuse et mélangée, silico-argileuse, etc. Les chiffres que nous donnons comme valeur à rhectare sont ceux relevés dans des actes de vente dans chaque municipe; ils .doivent être considérés comme dépassant Isu'gement la moyenne, et dans la plupart des cas comme un maximum. On peut acquérir des terres à moins de 10 milreis Thectare dans des régions éloignées, et à 30 milreis dans des régions très accessibles et pourvues de communications.
Nous attirerons tout particulièrement Tattention sur la zone dite du Nord de Sâo Paulo traversée par le chemin de fer central; cette contrée est actuellement encore couverte par des plantations de café en pleine décadence et à peu près abandonnées. La plus grande partie de* cette région peut, ce qui y est déjà entrepris le démontre, être transformée en pâturages, en rizières ou en plantations de coton, suivant nature et qualité.
II. Agudos, Amparo, Anhemby, Angatuba, Annapolis, Apïahy, AuAÇARiGUAMA, Araraquara, Araras, Areias, Atibaia, Avaré. — Agudos. — District du même nom, 10.000 habit. La localité est située sur la chaîne d'Agudos, à 650 mètres d'altitude ; la région est arrosée par de nombreuses rivières, dont les plus importantes sont : Batalha, Lençoes, Patos etRibeirâo Grande.
* Nous rappelons que le Milreis ou 1.000 reis vaut au change de 16 pence, 1 fr. 68; le Milreis se représente par le signe $ comme toutes les unités monétaires sud et nord-américaines, pesos, piastres, dollars. Le Conto de reis (1.000 Milreis) qui se représente par deux points (:) équivaut donc à 1.680 francs au change normal le plus favorable.
342 CHAPITRE XVIL
Agrudos est située à 412 kilomètres de Sâo Paulo, par la ligne Sorocabana, et à 455 par la digne Paulista qui la desservent toutes deux. Deux autres gares, Taperao et Itagira, existent dans le district; le prix du billet est de 24 $800 en i" classe ' et 14 $ 700 en 2*; il s'y trouve 4.244.000 pieds de café, produisant 354.000 arrobes de 15 kilogrammes^ le rendement étant de 83 arrobes par hectare. Les terres sont sablonneuses et argileuses, et il y existe beaucoup de terres rouges supérieures. Le prix des bannes terres atteint 200 milreis par hectare.
Amparo, — Ville et district ont une population de 58.000 habitants. La ville est située sur la ligne Mogyana, embranchement Jaguary-Amparo, à 170 kilomètres de Sâo Paulo; prix du parcours, 14 $ 800 et 8 $ 200. Hôtel, 7 et 8 milreis. Huit gares desservent encore ce district, grand producteur de café, dont il existe 18.763.000 pieds, produisant 1.170.000 arrobes, soit une production annuelle de 292.500 sacs. Les terres sont, sablonneuses, argileuses et mélangées, bonnes en grande partie; le prix des meilleures varie de 200 à 400 milreis par hectare. Un travailleur rural se paie 2 à 2 $500 par jour, un colon 2 $500 ou 15 à 17 milreis par 1.000 pieds de café et 600 reis par alqueire ou mesure de 50 litres cueillie. Un menuisier-charpentier 6 milreis, cuisinière 30 milreis par mois, blanchisseuse 25 milreis.
Anhemby. — District de Botucutu, 6.500 habitants, se trouve à 277 kilomètres de Sâo Paulo. La gare la plus proche est celle de Remedios, sur la ligne Sorocabana, à 18 kilomètres de Anhemby; le prix du parcours est de 19 milreis et 10 $900. On y cultive les céréales et aussi du café, dont il existe 315.000 pieds, donnant une production de 18.200 arrobes. La bonne terre, argileuse, sablonneuse et mélangée se paie de 50 à 60 milreis l'hectare. Un travailleur rural gagne de 2 à 2 $500 par jour.
Angaiuba, — • District du même nom, 12.500 habitants,, située à 27Q kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Sorocabana; prix du billet, 19 $400 et 11 $ 100. Hôtel, 7 milreis. La culture principale est le café, mais on y fait aussi l'élevage des bêtes à cornes et des porcs. Il y existe lil50.000 pieds de café, produisant 39.000 arrobes. Les terres sont bonnes en général, sablonneuses et mélangées; le prix pour les bonnes terres est de 80 milreis, plus ou moins. Un cheval de selle y coûte 200,
250 milreis et plus, de charge 100 à 150 milreis; une mule de selle '250 à 300 milreis et plus, de charge 150 à 200 milreis; un animal de charrue 150 à 2Ô0 milreis; un bœuf de trait 100 à 150 milreis, pour la boucherie 70 à 120 milreis; un taureau 150 à 200 milreis ; une vache laitière 150 à 180 milreis et plus.
Annapolis. — District de Rio Glaro, 10.000 habitants, à 236 kilomètres de Sâo Paulo, s^ur la ligne Paulista; prix du trajet, 18 $400 et 10$iOO; hôtel, 7 milreis. C'est un grand centre producteur de café, dont il existe 4.657.000 pieds, donnant 188.000 arrobes, mais plusieurs centaines de milliers de pieds sont en décadence ; on y cultive aussi le maïs, le haricot, le manioc et on y fait Télevage des bêtes à cornes et des porcs. Les terres sont dites blanches, rouges et mélangées, bonnes et inférieures; leur prix est de 60 milreis l'hectare pour les bonnes terres. Un travailleur rural gagne 3 à 3 $ 500 et quel- <îuefois plus; un menuisier-charpentier 6 à 7 milreis, une cuisinière 30 milreis mensuellement, une blanchisseuse 15 à 25 milreis par mois.
Apiahy. — District du même nom; possède une population de 12.000 habitants. Ce district, qui se trouve arrosé par le Rio Ribeira de Iguape (navigable sur un long parcours), Betary, Apiahy, Itararé, Palmeiras et Taquary, se trouve éloigné de 75 kilomètres de la gare la plus proche qui est Paxina, sur la Sorocabana, à 366 kilomètres de Sâo Paulo. Prix du billet, 22 $900 et 13 $700. La culture du maïs est la plus importante avec celle des haricots, du riz, etc.; on y exploite aussi la canne à>çucre, transformée en eau-de-vie et en sucre; l'élevage du porc s'y fait déjà sur une large échelle; 10.000 de ces animaux sont exportés en moyenne chaque année. Comme une partie de cette commune se trouve située à 1100 mètres d'altitude, il y existe une variété de climats qui favorisent toutes les cultures. Il y a beaucoup de terrains boisés; les terres sont bonnes en grande majorité, mais on peut acquérir un hectare de bon terrain pour 7 à 10 milreis. Un ouvrier agricole se paie 2 $ 50O à 3 milreis.
Araçariguama. — District ou commune de Sâo Roque, arrosé par cinq rivières. Il possède 5.500 habitants. Desservi par la ligne Sorocabana., la gare la plus proche est Sâo Joao, à 40 kilomètres de Sâo Paulo. Prix du trajet, 4 $400 et 2 $200. Les principales cultures de cette commune sont le café, le
tabac, 'les céréales et les pommes de terre, cette dernière éiant la plus importante. Les terres de cette commune peuvent être classées en bonnes, une partie, moyennes ou assez bonnes, inférieures un cinquième environ. Elles Sont généralement argileuses et accidentées. Un hectare de bonne terre coûte 80 milreis, plus ou moins. Un ouvrier agricole se paie 2 à 2 $ 500 ou 1 $ 500 nourri.
Araraquara. — Commune du même nom, possède une population de 52.000 habitants. La ville est située à 317 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Paulista; coût du billet, 22 $300 et 12 $ 400. Hôtel, 7 milreis. Coquette et active, cette cité possède la force et la lumière électrique de la Société « Força et Luz », (laquelle n'emploie que 675 chevaux des 2.000 qui cens-, tituent la force du « Salto Grande », sur la rivière du Guro. Les cultures sont le café, la canne à sucre, le riz, le manioc, le haricot, l'arachide, le tabac, etc. Le café et la canne sont les plus importantes; il existe dans cette commune 19.212.000 pieds de café, produisant 1.244.000 arrobes. La commune est desservie par six gares et arrosée par cinq rivières importantes et deux petites. Les terres peuvent être divisées en quatre parties de bonnes, assez bonnes deux parties, et inférieures quatre parties, les meilleures coûtant 200 milreis l'hectare, plus ou moins. Le système de travail du personnel est variable; l'ouvrier agricole est payé' à la journée ou au mois, en général 2 $800 à 3 $500 par jour; les colons sont payés à Tannée ou par sarclage ou nettoyage des pieds de café, ou encore par entreprise; en général, le colon est payé 130 à i50 milreis par an pour chaque 1.000 pieds de café.
Araras. — Commune du même nom, 23.000 habitants, située ' à 611 mètres d'altitude, à 196 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Paulista. Prix du trajet, 16 $100 et 8 $200. Hôtel, 7 à 8 milreis. Le district est desservi par six gares et arrosé par six rivières d'importances diverses. On y cultive le café, la canne et les céréales, le café constituant la principale productign; il y existe 7.263.500 pieds, donnant une production de 630.000 arrobes; sur cette quantité, 500.000 pieds sont en décadence et il y a en plus 20.000 arbustes nouveaux. On fait aussi à Aràras l'élevage des bêtes à cornes. La terre est sablonneuse, argileuse et mélangée, terre de plaine et peu de forêts; une alqueire, soit 2 hectares 42 de bonne terre, coûte de
300 à 500 milreis approximativement. Un ouvrier agricole gagne 70 milreis mensuellement, un oolon 70 à 80 milreis annuellement pour les soins à donner à 1.000 pieds de café et 2 $ 500 à»3 milreis par jour quand il est au service exclusif du patron.
Areias, — Commune du même nom, 12.500 habitants, arrosée par le fleuve Parahyba et deux petites rivières. Elle se trouve desservie par la gare de Queluz, située à 13 kilomètres de Areias et à 271 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne « Central do Braziil ». Prix du billet, 23 $800 et 16 $600. Areias est située dans les vieilles zones de culture du café, celles où les plantations sont entrées en décadence comme le sont pour la plus grande partie les 3.010.000 pieds existant dans la commune, lesquels ne produisent que 48.000 arrobes, c'est-à-dire un rendement de 16 arrobes par 1.000 pieds. Après le café, la canne, les céréales et le tabac sont les cultures les plus pratiquées. Les terres sont dites de massapez, sablonneuses et mélangées; la moitié est bonne, Tautre moitié se divise entre assez bonnes et mauvaises ; Thectare coûte 40 milreis, plus ou moins.
Atibaia. — District du même nom, population 13.000 habitants, située à 744 mètres d'altitude et à 83 kilomètres de Sâo Paulo, sur la section Bragantina de la « 8. Paulo Railway ». La commune est desservie par cinq gares et arrosée par troisrivières. La ville est éclairée à Télectricité par la Société « Entreprise Electrique Bragantina », qui utilise une chute de 300 chevaux. Ce district produit du café, de la canne à sucre, du ooton, des céréales, etc., le café étant la principale culture puisqu'on y trouve 7.201.000 pieds produisant 210.000 arrobes, plus 200.000 caféiers nouveaux. Les terres sont bonnes en général, la moitié inférieures, le restant argileuses, sablonneuses, mélangées. Le prix des meilleures par hectare est de 83 milreis, plus» ou moins.
Aimré, — District du même nom, avec une population de 15.000 habitants. Est située à 752 mètres d'altitude et à 387 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Sorocabana. Prix du billet^ 23 $ 700 et 14 $ 100. La commune est desservie par six gares et arrosée par les rios Paranapanema, Pardo et Navo. La culture principale est celle du café; on y compte 4.742.000 pieds, donnant 250.000 arrobes; 300.000 pieds sont en décadence.
Cette commune produit au&si du coton, des haricots et différentes céréales et pratiq.ue Télevage du bétail quoiqu'en petite échelle encore. Les terres, généralement planes, sont rouges, sablonneuses et mélangées, bonnes pour ^xx tiers, assez bonnes pour un autre tiers et le reste inférieures. Il n'y a pas de prix établi ; les "bonnes terres varient de 100 à 150 mrlreis l'hectare, les terres basses de 60 à 80 milreis; celles de Gampos 30 à 40 milreis l'hectare.
III. Bananal, Barra Bonita, Bariry, Barretos, Batataes^ Bauru, Bebedouro, Biga de Pedra, Boa Esperança. — Bctnancd. — Commune du mêm'B nom, 12.000 habitants, située à 469 mètres d'altitude et à 368 kilomètres de Sâo Paulo^ desservie par le chemin de fer de Bananal qui s'embranche à la station Savdade du Chemin de fer Central. Cette comnaune est admirablement arrosée par treize rivières et trois lacs; elle possède un grand nombre de chutes d'eau fournies, par les rivières Bananal, Piratining^a et Turvo; mais la principale est celle de la rivière du Braço., qui mesure 200 mètres de haut. La principale culture est encore le café, quoiqu'une bonne partie des 3.200.000 caféiers de cette commune soit abandonnée, puisqu'on ne note qu'une production de 35.000 arrobes^ ce qui ne donnerait que 16 arrobes par 1.000 pieds. On récolte, en outre, de la canne à sucre, du tabac, des céréales et des tubercules. Les terres sont bonnes en général, presque toutes argileuses et beaucoup en forêts. Un hectare de bonnes terres coûte 82 milreis environ et 165 milreis en terrains de forêt vierge. Le salaire d'un travailleur rural est de 2 milreis.
Barra Bonita, — Commune détachée il y a peu du district de Jahu, se trouve située à 540 mètres d'altitude et à 370 kilomètres de Sâo Paulo. Le chef-lieu est à 7 kilomètres de la station de Campos Salles de la ligne Paulista,. embranchement de Baurîi et Agudos. C'est un grand centre producteur de café; il y existe, en effet, 4.200.000 caféiers, donnant une production de 280.000 arrobes. Les terres sont de bonne qualité, violettes, sablonneuses et mélangées; les meilleures se paient 300 milreis l'hectare, plus ou moins, étant donné qu'elles sont destinées à la culture caféière.
Bariry, — District du même nom, 18.500 habitants. La localité est située à 433 mètres d'altitude et à 389 kilomètres de
Sâo Paulo, chemin de fer de Dourado. Prix du billet, 28 milreis et 15 $ 500. Hôtel, 7 milreis. Les. cultures pratiquées sont le café, la canne à sucre, le riz, les haricots, le tabac, le maïs^ les pommes de terre, le manioc, Tarachide, etc. La culture du <3af é est la plus importante ; il y existe 6.226.000 arbustes, donnant une récolte de 430,000 arrobes. Les terres de cette commune, qui sont arrosées par le Tiété, la rivière des Palmeiras et le lac Sapé, sont argileuses, violettes et sablonneuses, bonnes en grande partie ; leur prix pour les bonnes est de 200 milreis. Un travailleur rural gagne 3 milreis à 3 $500 par jour, le colon 120 à 170 milreis par an pour le traitement de chaque 1.000 pieds de café et 650 reis pour chaque alqueire ou mesure de 50 litres de café cueilli. Prix de quelques denrées : viande de bœuf, 600 reis le kilogramme; de porc ou mouton, 1 $200; beurre, 4 $500 et 5 milreis de kilogramme; fromage, 1$500; un litre de lait, 300 reis; une poule, 1 milreis; une douzaine d'œufs, 800 reis.
Barretos, — District du même nom, extrêmement florissant, 56.000 habitants. La ville est située à 521 mètres d'altitude et A 523 kilomètres de Sâo Paulo, par le chemin de fer Paulista. Prix du trajet, 28 $600 et 15 $800. Hôtel, 7 et 8 milreis. Cette commune est arrosée par d'importantes rivières, dont le Rio Grande, le Turvo, île Pardo, le Velho et d'autres plus petites. ElJe est célèbre par sa grande cascade de Marimbondo, sur le Rio Grande, une des plus grandes du Brésil; elle a 26 mètres de haut et possède une force évaluée à 580.000 HP. Non loin de Marimbondo se trouve la chute du Pato, d'une grande beauté, avec ses 9 mètres de haut et une force de 120.000 HP. Gomme le Rio Grande est fle.uve limite avec Minas Geraes, une partie de ces chutes appartient à cet Etat. Il en existe d'^autres moins importantes sur le Pardo et le Turvo. Les cultures pratiquées dans cette commune sont le café, le riz, le jnaïs, le haricot, le tabac, le *coton, le manioc, l'arachide, etc., le café, le maïs et le riz étant les plus importantes. Il y existe 5 millions de pieds de café nouveaux qui viennent se joindre aux 1.088.600 existant en 1018 et ayant donné une récolte de 75.000 arrobes.
En plus d'un grand centre caféier, Barretos est la commune de l'Etat où le commerce du bétail est le plus important. Une très grande partie du bétail importé de 'Matto Grosso et de'^Goyaz vient se mettre à l'engrais dans ses pâturages d'hi-
348 CHAPITRB XVII.
vernage. Tout ce bétail est destiné à la consommation de Sax> Paulo et surtout à l'approvisionnement du grand établissement frigorifique de Barretos, d'où est sortie la plus grande partie de viande frigorifiée brésilienne pendant les premières années de la guerre. Il y existe un poste zootechnique régional disposant de reproducteurs pour l'amélioration du bétail de la commune. Les terres sont bonnes, généralement sablonneuses et planes, avec des parties de forêts et la plus grande en campos et pâturages. L'hectare de bonne terre coûte 40 milreis et plus. Prix de quelques denrées : viande, 700 reis; pof'c, 1$100; lard gras, 800 reis; beurre, 3 milreis le kilogramme; fromage, 800 reis; une poule, 800 reis, et une douzaine d'œufs, 5 et 600 reis.
Batataes, — Commune du district du même nom, avec 22.000 habitants. La ville de Batataes, très prospère et développée, est située à 881 mètres d'altitude et à 470 kilomètres de Sâo Paulo, ligne Mogyana, Le prix du trajet (via Gampinas) est de 32 $ 100 et 17 $ 200. Le district est arrosé par les rios Pardo et Sapucahy et plusieurs autres de moindre importance. Il y existe beaucoup de chutes d'eau de 13 à 14 mètres de haut et une majestueuse cascade sur le rio Pardo. La ville possède une entreprise de lumière et de force électriques. Les cultures sont les céréales et surtout le café, dont il exista 9.737.200 pieds, produisant 488.000 arrobes. Les terres sont de qualités violettes, sablonneuses et «mélangées; il y a de grandes surfaces en forêts, d'autres en terrains plats ou accidentés. Les meilleures (terres à café) coûtent de 200 à 250 milreis l'hectare.
Baurii. — Chef-lieu du district du même nom, 22.000 habitants. La ville s'est énormément développée depuis qu'elle est devenue tête de ligne du chemin de fer « Nord-Ouest », qui va jusqu'au fleuve Parana et se prolonge à travers le Matto Grosso par la ligne Itapura-Corumba ; elle est située à 499 mètres d'altitude et à 433 kilomètres de Sâo Paulo par la ligne Paulista, et à 439 par la Sorocahana, qui y aboutissent toutes deux. Le prix du parcours est de 25 $ 900 et 14 $ 400. Hôtel, 6 à 8 milreis. La commune est arrosée par les rios Tiété, Batalha, Sucury et Baurù; il s'y trouve plusieurs cascades. Les cultures sont celles de la canne à sucre, des céréales et le café, culture dominante avec 6.485.000 pieds de café, donnant une
A TRAVEiRS LES MUNIGIPES DE L'ÉTAT. 349
production de 406.000 arrobes. Les terres sont, en majorité, de bonne qualité; plates, rouges, sablonneuses et argileuses; il y a beaucoup de forets. La meilleure terre coûte 100 à 150 ipilreis rhectare; bonnes terres basses, 60 à 80 milreis, mais il en existe d'abondantes à 20 et 30 milreis parmi les terres moyennes ou boisées.
Behedouro. — Chef-lieu du distri<ct du même nom, 31.000 habitants. La ville, très prospère, est située à 532 mètres d'altitude et à 466 kilomètres de Sâo Paulo, par la ligne Patdista. Prix du billet, 26 $ 900 et 14 $ 900. Hôtel, 7 à 8 milreis. La commune possède sur son territoire quatre gares de la ligne Paulista et six sur la S. Paulo-Goyaz. Les cultures sont tout à fait variées, les terres se prêtant à toutes les productions, mais les principales sont le maïs, le café et le riz. La commune a 9 millions de pieds de café, donnant une récolte de 686.000 arrobes. Arrosée par les rios Pardo et Tiirvo, plus six rivières de moindre importance ; les terres de cette commune sont plates et sablonneuses dans la plus grande partie, la moitié très bonnes, un quart bonnes et le reste inférieures. La bonne terre vaut 70 milreis approximativement.
Gomme Barrotos, Bebedouro est un centre où le bétail, venu des Etats de Minas, Goyaz et Matto Grosso, est mis à l'engrais dans les pâturages d'hivernage; c'est là la véritable industrie des éleveurs de la région, plus que l'élevage proprement dit. Les porcs constituent aussi une grande ressource.
Bica de Pedra, — Cette commune de 6.000 habitants a été grossie, il y a peu, d'une partie du territoire de Jahu. La Ipcalité, située à 492 mètres d'altitude et à 328 kilomètres de Sâo Paulo, est desservie par la ligne de Dourado; le prix du voyage est de 28 milreis et 15 $ 500. On y cultive tous les produits de l'Etat, mais surtout le café, dont il existe 4.400.000 pieds, donnant 350.000 arrobes. Les terres sont de bonne qualité, violettes, sablonneuses et mélangées; elles coûtent 300 milreis l'hectare, plus ou moins. (Ce prix concerne surtout les terres à café car, comme nous l'avons déjà dit, il existe d'autre part des terres de tous prix.)
Boa Esperança. — District de Ribeirao Bonito, a une population de 14.000 âmes environ. La localité est située à 500 mètres d'altitude et à 334 kilomètres de Sâo Paulo par le chemin de fer Dourado ; le prix du voyage est de 24 $ 200 et 13 $ 500.
350 CHAPITRE XVIÎ.
Hôtel, 6 à 7 milreis. Cette commune produit du manioc, de la canne à sucre, diverses céréales et principalement du café, dont il existe 4.500.000 pieds, donnant 294.000 arrobes. Les terres, arrosées par le rio Jacaré Grande, sont argileuses et sablonneuses, plates en grande pai-tie, avec assez peu de véritables forets. Le prix des meilleurs terrains est de 200 milreis. Un travailleur rural gagne 2 $600 à 3 $500. Il y a manque de bras.