‹ Au pays de l'or rouge: L'état de São Paulo (Brésil) Ses ressources - ses progrés - son avenir. Ètude générale économique et descriptiveChapitre 67 sur 72 · V. Santo Amaro, Santo Antonio da Alegria, Santo Antonio · texte numérisé non relu

V. Santo Amaro, Santo Antonio da Alegria, Santo Antonio

>, — Un bourg dans l'inlérieur.

DA Boa Vista, S. Bento do Sapugahy, Sao Bernardo, Sao Q\r- Los, Sao Joao da Boa Vista, Sao Joao da Bocaina, Sao Joao do Curralinho. — Santo Amaro, — District de Sâo Paulo, 11.500 habitants. Le municipé et la localité sont desservis par la ligne du tramway de la Light and Power, allant de Sâo Paulo à Santo Amaro. Prix, 1$800 aller et retour. Le municipé produit surtout des pommes de terre, des haricots, du maïs, du manioc, etc. Les terres sont mi-partie assez bonnes et mi-partie médiocres et inférieures; elles valent de 40 à 80 milreis l'hectare.

Sanio Antonio da Alegria, — District de Gajurù, 7.000 habitants. Le siège de ce municipé est situé à 630 mètres d'altitude, à 450 kilomètres de Sâo Paulo et à 15 kilomètres de la gare de Congonhal, sur la ligne S, Paulo-Mînas. Prix du voyage, 35 $500 et 21 $100. Cultures : café, céréales, canne à sucre et tabac, le café étant la principale avec 1.100.000 pieds de café, produisant 18.000 arrobes. Ce municipé exporte aussi du bétail. Les terres sont violettes, sablonneuses et mélangées, montagneuses en majorité, avec une bonne partie en forêts. Prix : un hectare se paie 50 milreis, plus ou moins.

Santo Antonio da Boa Vista, — District de Faxinà, 6.800 habitants. Le siège de cette commune est à 598 mètres d'altitude, à 436 kilomètres de Sâo Paulo et à près de 42 kilomètres de la gare de Avare, f^ur la ligne Sorocabana. Prix du voyage jusqu'à cette dernière station, 23 $700 et 14 $100. Cultures : coton, canne à sucre, céréales et café, dont il existe 242.000 pieds, produisant 13.600 arrobes. Les terres sont rouges et mélangées, plus planes que montagneuses et une bonne partie en forêts. Les terres à café sont dites terres hautes, les autres terres basses ou de campos ; un hectare de bonne terre vaut 25 milreis, les terres à café se paient jusqu'à 100 milreis.

S, Bento do Sapùcahy. — District du même nom, 6.000 habitants. Le siège de ce municipé se trouve à 231 kilomètres de Sâo Paulo et à 58 kilomètres de la gare de Pindamonhangaba. Le prix du voyage jusqu'à cette dernière ville est de 16 milreis et 11 $ 100. Cultures : tabac, café, céréales, tubercules et raisins, le tabac étant la culture principale. Ce municipé exporte aussi des porcs et des bêtes à cornes. Qualité des terres : généralement argileuses et montagneuses, bonnes en majorité; peu de forêts et quelques prairies. Prix : un hectare de bonne terre vaut 80 milreis.

Sâo Bernar^o. — District do Sâo Paulo, 14.000 habitants, Cett^ localité, très industrielle, est située à 18 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Sâo Paulo Railivay. Prix du voyage, i $ 200 et 60O reis. Jjes cultures les plus variées sont pratiquée» dans ce municipe, principalement celles de la vigne, des céréales et cultures maraîchères. Les terres sont de qualité moyenne et médiocre, argileuses et plus planes que montagneuses; malgré cela, leur prix est assez élevé en raison de la proximité de la capitale; un hectare vaut 100 milreis et au-dessus.

Sâo Cmios. — District du même nom, 72,000 habitants. Sâo Carlos est une des villes les plus jolies et progressistes de FEtat, située à 825 mètres d'altitude^ sur la rive gauche du Monjolinhoy elle jouit d'un climat extrêmement sain.. Il y existe une école normale, plusieurs groupes scolaires, un collège de jeunes filles très fréquenté, fondé par des religieuses françaises. Cette ville, comme le plus grand nombre des localités de rintérieur, possède un bon service d'eau et d'égouts, éclairage électrique, etc. ; elle se trouve à 267 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Paulista qui dessert le municipe au moyen de quinze gares. Prix du voyage, 20 $200 et 11 $100. Hôtel, 7 milreîs. Cultures : celle du caié est la plus importante avec 25.049.300 pieds, produisant 1.120.000 arrobes; viennent ensuite celles du riz, des haricots, du maïs, du tabac et des arachides. Les terres, généralement planes,, avec- quelques forêts, sont plus argileuses que sablonneuses; il en existe de violettes pures; les meilleures valent 200 milreis et plus l'hectare.

Sâo Joâo d^« Boa Visia. — District du même nom^ 42.500 habitants. Se trouve située à 72^ mètres d'altitude et à 203 kilomètres de SSa Pauilo^ sur la ligue M&gyians^ embranchement à Poço de Caldas. Prix du voyage, 21 $ 400 et 12 $ 300. Cultures: canne à sucre, tabac, céréales et principalement celle du café dont il existe 11.004.000 pieds, produisant 1.020.000 arrobes. Ce municipe exporte en outre des bois, du vin, du bét^iil et du lard. Qualité des terres : rouges, violettes, massapez et mélangées, plus sablonneuses qu^argileuses et plus montagneuses que planes; il y a encore une bonne surface couverte de forêts vierges renfermant les meilleures essences. Prix: l'hectare des meilleures coûte 100 milreis.

Sâo Joâo (la Bocaina, — District de Jahù, 13.0Ô0 habitants. Se trouve à Ô16 mètres d'altitude et à 357 kilomètres dB Sâo Paulo^ sur la ligne de Dourado. Prix du voyag-e, 26 $100 et 14 $500. Cultures : celle du café est la principale avec 6.510.000 caféiers, produisant 480.000 arrobes, plus 800.000 arbustes nouveaux; la canne à sucre, les céréales» le tabac, le manioc, etc., sont aussi beaucoup cultivés. Les terres sont de qualité violettes pures et mélangées, argileuses et planes en majorité; quelques forêts. Un hectare des meilleures se paie jusqu'à 300 milreis.

S. Jodo do Curralinho. — District de Piracaia, 10.000 habitants. Se trouve à quelques kilomètres de la ligne S. Paulo Raihcay^ embranchement de Bragança, qui est la station la plus proche, à 104 kilomètres de Sâo Paulo. Prix du voyage, 8 $700 et 4 $300. La culture du café occupe la plus grande part; viennent ensuite la canne à sucre, les céréales et le tabac; on y fait Télevage du porc. Les terres sont mélangées, peu montagneuses, moitié bonnes et assez bonnes pour la plus grande partie; l'hectare coûte 82 milreis plus ou moins.

VI. S. JoAO DE Itatinga, S. José do BARREmo, S, José dos Gampos, s. José do Rio Pardo, S. Luiz do Parahytinga, Sao Manoel, s. Miguel Arghanjo. — S. Joâo de It(Uing<i. — District de Botucatù, 12.000 habitants. Cette localité se trouve à 345 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Sorocahana, embranchement de Loho à Itatinga, Prix du voyage, 22 et 13 milreis. La culture la plus importante est celle du café dont la production est de 45.000 arrobes; la canne à sucre et les céréales sont également très cultivées. Les terres sont sablonneuses et mélangées; il existe quelques parties de violettes pures, la moitié de la superficie est de qualité secondaire; le prix des meilleures est de 80 à 100 milreis.

S, José do Barreiro. — District du même nom, 7.500 habitants. Se trouve à 458 mètres d'altitude et 947 kilomètres de Sâo Paulo, sur rembranchement de Rezenhe à Bocaina, prenant sur la ligne Central, Prix du voyage, 30 $900 et 20 $900. La culture principale est celle du café, dont il existe 1.325.000 pieds, donnant une production de 16.000 arrobes, ce qui indique que les arbustes, comme tous ceux de cette zone, sont en décadence complète; parmi. les plus productives actuelle-

ment sont celles du coton, des céréales et de la canne à sucre. C'est 'dan s ce municipe que se trouve le centre colonial de « Bandeirant-es », très prospère et composé de 105 familles. Les terres sont sablonneuses et argileuses mélangées, bonnes en général, montagneuses avec une bonne partie en forêts. L'hectare des meilleures vaut 42 milreis.

5. José dos'Campos. — District dn même nom, 28.000 habitants. La localité se trouve située à 594 mètres d'altitude et 111 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Central. Prix du voyage, 10 $ 900 et 7 $ 200. Cultures : café, céréales, canne à sucre, vigne, fruits, tabac; l'élevage y est développé ; il existe 5.524.700 caféiers, produisant 115.000 arrobes; la plus grande partie de ces caféiers sont en décadence. Ce municipie dispose de grandes extensions de terrains plats, complètement dessouchés, se prêtant admirablement à la motoculture. Qualité des terres : blanches, sablonneuses et mélangées, divisées par tiers en bonnes, assez bonnes et médiocres; plus accidentées que planes. Le prix est de 40 milreis l'hectare de bonne terre.

• S, José do Rio Pardo, — District du même nom, 24.000 habitants. Située à 680 mètres d'altitude et à 312 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Mogyana. Prix du voyage, 24 $ 400 et 13 $900. Cultures : café, tabac, grande production de riz et légumineuses, canne à sucre, le café est la plus importante avec 12.278.600 pieds, produisant 920.000 arrobes. Les terres, très bonnes en majorité, sont composées des qualités m.assapez, salmourâo, blanches et mélangées, accidentées en général; il y a quelques forêts. L'hectare coûte 125 milreis et plus.

S. Luiz doParahytinga, — District du même nom, 18.000 habitants. Se trouve située à 750 mètres d'altitude et à 194 kilomètres de Sâo Paulo ; la localité et le municipe sont desservis par la gare de Taubaté qui se trouve à 40 kilomètres. Prix du voyage jusqu'à la gare, 14 $ 700 et 10 $ 100. Cultures : celle des céréales la plus importante, du coton, d'un très bon tabac et du café dont il existe 1.652.000 pieds en <!écadence produisant 24.000 arrobes. Les terres sont argilo-siliceuses, ferrugineuses, accidentées et bonnes en général; peu de forêts. Un hectare de bonne terre coûte 42 milreis.

Sâo ManoeL — District du même nom, 32.000 habitants. Ville des plus développées et prospère, au milieu d'un grand centre de production caféière; elle est située à 675 mètres

d'altitude et à 344 kilomètres de Sâo Paiilo, sur la ligne Soro- ^abana. Prix du voyage, 22 $ 300 et 13 $ 300. Outre le café, dont il existe 20.345.000 pieds, produisant 1.640.000 arrobes, le municipe produit de grandes quantités de céréales, de tabac et de canile à sucre. Les terres, de qualités violettes pures et mélangées ei très peu de. sablonneuses, atteignent de très hauts prix, allant pour les meilleures de 150 à 500 milreis et même "beaucoup plus. 11 y a encore beaucoup dé forêts.

5. Miguel Archanjo. — District d'Itapetininga, 7.000 habitants. Le municipe et la localité sont desservis par la station de Itapetininga, à 227 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Sorocahana. Prix du voyage, 17 $ 600 et 9 $ 700. Les cultures principales sont le tabac, les céréales et la canne à sucre. Les terres sont mélangées, sablonneuses et argileuses, divisées par tiers en bonnes, assez bonnes et. médiocres; un hectare coûte 50 milreis, plus ou moins. Il y a peu de forêts.

VIL S. Pedro, S. Pedro do Turvo, S. Roque, S. Sebastiao, S. Simao, s. Vicente, Sarapuhy. — Sào Pedro, — District du même nom, 14.000 habitants. Située à 580 mètres d'altitude et à 301 kilomètres de Sâo Paulo^ sur la ligne Sorocahana, section Itnana, Prix du voyage, 20 $ 200 et 11 milreis. Toutes les cultures viennent admirablement bien dans ce municipe qui produit de grandes quantités de haricots, riz, maïs, manioc, canne à sucre, mais la culture caféière est la plus importante avec 5.400.000 pieds, donnant 175.000 arrobes. Les terres -sont de qualités blanches, rouges, mélangées, généralement planes, avec quelques forêts. L'hectare se paie 100 milreis, plus ou moins.

5. Pedro do Turvo. — District de Santa Gruz do Rio Pardo, 10.800 habitants. Le chef-lieu de ce municipe n'est pas directement relié à la voie ferrée; la station la plus proche est Santa Cruz do Rio Par do, sur la ligne Snrocahana, à 489 kilomètres de Sâo Paulo. Prix du voyage, 26 $700 et 15 $900. La culture des céréales y est des plus importantes, le rendement en riz et en maïs est considérable, le tabac et le café sont aussi exploités, mais en plus petite quantité. L'élevage y constitue la principale industrie. Les terres, quelque peu accidentées, sont sablonneuses en général; il y a ervcore une bonne partie de la superficie couverte de forets. L'hectare de bonne terre coûte 40 milreis.

Sâo Roque. — District du même nom, 14.000 habitants. Le •chef-lieu de ce municipe est un centre très indu«striel oà il existe plusieurs fabriques de tissus, Tune d'elles occupant 600 ouvriers; la ville est située à 67 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Sorocabana. Prix du voyage, 6 $ 900 et 3 $ 500. Les cultures principales isont les céréales, les pommes de terre et ■siu*tout la vigne; on y fabrique du vin, dont la production annuelle s'élève déjà à plus de 800 barriques. Les terres sont argileuses et accidentées; il y a peu de forêts. L'hectare coûte 50 milreis, plus ou moins.

Sâo Sehasliào, — District du même nom, 10.500 habitants. Le chef-lieu de ce municipe, qui est situé -sur le littoral, est constitué par l'excellent port de Sâo Sebastiâo, accessible même aux navires de grand tonnage. Toute cette zone est des plus fertiles et propre aux cultures les plus variées, tropicales et sous-tropicales; le cacao y vient très bien et donne un bon rendement; les cultures, actuellement pratiquées sur une certaine échelle, sont celles de la canne à sucre et du manioc; la culture du cacao, de la canne à, sucre et des bananes sont destinées à un grand développement, ainsi que l'exploitation des bois. Les terres, très accidentées, sont en général sablonneuses et argileuses; la région est bien boisée; l'hectare des meilleures terres et bien situées vaut 83 milreis.

Sâo Simâo, — District du même nom, 29.000 habitants. Se trouve Située à 633 mètres d'altitude et à 364 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Mogyana. Prix du voyage, 26 $800 et 14 $ 900. Le municipe, riche et prospère, exporte du café, des céréales, du sucre, de l'alcooil et de l'écorce d'angico pour la tannerie. La culture caféière est la plus importante avec 22.000.000 de pieds de café, produisant 980.000 arrobes. Les terres, planes et accidentées en partie égale, sont de qualités violettes, sablonneuses et argileuses; les meilleures valent 300 milreis l'hectare.

" Sâo Vicente. — District de Santos, à proximité -duquel cette ville, qui fut la capitale de l'Etat, alors Province, se trouve située; une ligne de tran^ways électriques relie les deux villes qui ne sont séparées que par une distance de 10 kilomètres. On cultive dans ce municipe la canne à sucre, le coton, le cacao et la banane; cette dernière culture est faite sur une grande échelle et peut encore s'y développer. Les terres sont

de qualités moyennes et médiocres, sablonneuses ef moBitagneuses en majorité; il n'y a pas de prix établi^ il y a des terres à 30 et 40 mïlrels l'hectsire, mais les terrains de bananeraies valent 300 midreis et plus.

Sarapuhy. — District du même nom, 7.600 habitants. La localité est desservie par la gare de Itapetininga, sur la lig.ne Sorocahana, à 227 kilomètres de Sâo Paulo. Prix du voyage, 17 e$ 600 et 9 $ 700. Ce municipe produit beaucoup de céréales^ mais c'est la culture du coton qui est la plus importante. Les terres^ montagneuses en général, avec quelques forêts, sont par tiers bonnes, assez bonnes et inférieures; un hectare des meilleures coûte de 80 à 100 milreis.

VIIL Serra Negra, Sertaozinho, Silveiras, Sogcorro, So- ROGABAy Tambahu, Taquaritinga, Tatuhy. — Sevra Negra. — District du même nom, 23.000 habitants. Située à 015 mètres d'altitude et à 211 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Mogyana, embranch-ement de Am'para à Sevra Negra. Prix du voyage, 18 milreis et 10 $ 200. Ce municipe produit de la canne à sucre, des céréales, du tabac, du vin et principalement du café, dont il existe 8.935.000 pieds, produisant 382.000 arrobes. Les terres, composées des qualités massapez, salmourâo et mélangées, peu argileuses ou sablonneuses. Il y a peu de forêts; un hectare de bonne terre aux environs de la ville coûte 200 milreis.

Sertaozinho. — District du même nom, 31.000 habitants. La ville, très progressiste, est située à 558 mètres d'altitude et 445 kilomètres de Sao Paulo, sur la ligne Mogyana; elle est également desservie par les lignes Pauîista et Pitangueiras. Prix du voyage, 31 $ 300 et 17 $ 900. Ce municipe est un grand centre caféier dont il possède 15.620.000 pieds, produisant 1.120.000 arrobes; il exporte aussi beaucoup de céréales, du sucre et de L'eau-de-vie. Lqs terres sont bonnes en général, violettes, argileuses et mélangées; quelques forêts. L'hectare vaut 200 milreis.

Silveiras. — District du même nom, 10.000 habitants. La localité se trouve à 268 kilomètres de Sâo Paulo et à 15 kilomètres de Lajvrinhas, la gare la plus proche sur le chemin de fer Central. Prix, du voyage,, 22 $ 400 et d5$700. Le municipe

cultive des céréales, du tabac, des tubercules; la production du café y était importante et il s'y trouve encore 2.761.000 pieds, produisant 36.000 arrobes, la plus grande partie des plantations étant presque abandonnée. Les terres sont rouges, sablonneuses et mélangées; le sol est très accidenté, avec peu ae forêts. La partie du municipe qui se trouve sur la serra est composée d'excellents campos, où se trouvent des pâturages natureds pouvant alimenter des m^liers de têtes de bétail, avec plus d'avantages que d'autres centres d'élevage. Lés terrains qui bordent le Parahyha sont couverts de ca'pim fjordura violet, le fourrage par excellence. Un hectare de terre à cultiver coûte 42 milreis et de campo ou pâturage 21 milreis.

Soccorro. — District du même nom, 17.0C0 habitants. La ville est située à 737 mètres d'altitude et à 220 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Mogyana, embranchement de Amparo à Soccorro. Prix du voyage, 18 $ 500 et 10 $ 700. Le municipe produit de la canne à sucre, des céréales, du tabac et surtout du café, dont il existe 4.850.000 pieds, produisant 230.000 arrobes; il exporte aussi des porcs. Le sol est montagneux, les terres sont violettes, argileuses et mélangées; la végétation est représentée par de petites quantités de forets vierges et de grandes extensions de capoeiras. L'hectare des meilleures vaut 150 milreis.

Sorocaha, — District du même nom, 34.000 habitants. Sorocaba, située à 111 kilomètres de Sâo Paulo (prix du voyage, jO $ 800 et 5 $ 500), est une belle ville industrielle qui constitue une des principales 'stations de la ligne qui lui a emprunté son ngm; elle a des maisons élégantes et quelques édifices assez insignifiants. Sorocaba est célèbre pour ses foires d'animaux, particulièrement de mules; il y existe cinq grandes fabriques de chapeaux, d'importantes fabriques de tisâtis, de ba« et chaussettes, de chemises, etc. La région environnante ■est assez accidentée et couverte de végétation. A peu de distance, nous avons pu admirer la belle cascade du Votorantim formée par le rio Sorocaha qui, à cet endroit, tombe d'une grande hauteur; une partie de la force alimente une importante usine électrique. Non loin de là se trouvent les mines de fer de Ipanema et les marbrières de Itupararanga. Le municipe exporte des céréales diverses, du tabac, des légumes,

mais c'est surtout un grand producteur de coton qui .vient admirablement dans toute la région. Le sol est en général accidenté; il y a peu de forêts denses mais beaucoup de campos; les terres sont plus argileuses que sablonneuses, leur prix varie beaucoup suivant la proximité du chemin de fer; elles valent alors 200 milreis et plus, niais en général le prix d'un hectare est de 40 milreis.

Tambahù. — District du même nom, 12.800 habitants. Située à 689 mètres d'altitude et à 315 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Mogyana. Prix du voyage, 24 $ 300 et 13 % 800. Le municipe exporte des céréales, il produit aussi de la canne à sucre, mais la culture principale est le café, dont les plantations comprennent 4.200.000 pieds, produisant 180.000 ârrobes. Les terres sont sablonneuses en majeure partie, mais il y en a aussi des rouges et des violettes; elles sont généralement planes avec pas mal de forêts; un hectare de bonne terre bien située se paie 100 milreis.

Taqnaritinga. — District du mémo nom, 31.000 habitants. La ville est située à 515 mètres d'altitude et à 398 kilom.ètres de Sâo Paulo, sur le chemin de fer Nord de Sâo Paulo. Prix du voyage, 28 $ 700 et 15 $ 900. Ce municipe exporte des céréales et produit du riz, du maïs, des arachides, du manioc, mais la culture principale est le café, dont il existe 14.622.000 pieds, produisant 1.045.000 arrobes. Le sol est généralement plat, une bonne partie est couverte de forêts; les terres sont bonnes, sablonneuses en majorité; elles coûtent 100 milreis l'hectare*

Tatuhy. — District du même nom, 30.000 habitants. Ville industrielle et progressiste où il existe diverses fabriques de tissus, d'huile, de courroies, etc.; elle se trouve située à 590 mètres d'altitude et à 184 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Sorocabana. Prix du voyage, 15 $ 500 et 8 $ 300. Le municipe cultive les céréales et la canne à sucre, et tout principalement le coton et le café dont il possède 736.800 pieds, produisant 38.000 arrobes. Les terres, généralement planes, sont rouges, sablonneuses et mélangées en grande partie; il y a quelques forêts et beaucoup de campos. L'hectare coûte 50 milreis, plus ou moins.

IX. Taubaté, Tiété, Tremembé, Ubatuba, Una, Villa Bella, Villa Vieira-do-Piquete, Viradouro, Xiririga, Yporanga. —

Tauhuté, — District du même nom, 45.800 habitants. Taubaié est un centre très important; possédant une population qui semble alerte et gaie, on y trouve plusieurs fabriques de tissus et de céramique. La ville se trouve située entre Rio de Janeiro et Sâo Paulo, à 154 kilomètres de cette dernière et à 6 kilomètres du rio Parahyba; elle est desservie par le chemin de fer Central. Prix du voyage, 14 $ 700 et 10 $ 100. Il existe dans le munie ipe des gisements bitumeux qui permirent rétablissement facile d'une usine à gaz fabriquant du pétrole, de l'huile minérale, des huiles à lubrifier, de la paraffine et de l'acide sulfurique; il y a aussi des gisements de talc, de kaolin et des tourbières. La culture de la région est le café et le coton, mais le riz prend depuis quelque t-empfe une grande importance; riz et coton ne tarderont pas à détrôner Je café dont la plus grande partie des 0.157.000 pieds, produisant 180.000 arrobes, est en décadence. Le sol est plat, avec un peu de forêts. Les terres sont sablonneuses, blanches, il en est de rouges, mais elles sont mélangées en majorité; leur prix varie suivant la proximité de la ville où elles valent 100 milreis et plus; un hectare coûte généralement 40 milreis.

Tiété, — District du même nom, 32.000 habitants. Se trouve située à 498 mètres d'altitude et à 186 kilomètres de Sâo Pauio, sur l'embranchenient Cerquilho-Tiété de la ligne Sorocabafoa, Prix du voyage, 15 $ 600 et 8 $ 400. Les colons européens sont nombreux dans ce municipe, les Italiens étant en majorité; aussi la propriété rurale y est très divisée. Tous ces petits agriculteurs cultivent les céréales, le tabac, le coton, la vigne, le café ; le tabac est très renommé et la culture de la vigne bien développée; il y existe 6.273.000 caféiers, produisant 425.000 arrobes. Les agriculteurs élèvent aussi des porcs, des chèvres et des poules, ce qui fait qu'il y a abondance et grande variété de produits sur le marché local. Le sol est accidenté en majeure partie avec quelques forêts, les terres sont en général argileuses, il en est de rouges et mélangées. Un hectare des meilleures coûte 100 milreis.

Tremenbé. — District de Taubaté, 8.800 habitants. Cette localité, qui se trouve située à 579 mètres d'altitude et à 163 kilomètres de Sâo Paulo, est desservie par une ligne de tramways à vapeur de 9 kilomètres qui la relie à la gare de Taubaté, sur le chemin de fer Central. Prix du voyage, 14 $700

€t 10$ 100. Le tabac, la canne à sucre, l-es fruits, les tubercules sont produits en quantités, mais c'est le café qui est la culture principale avec ceMe du riz qui prend un grand développenient grâce aux enseignements des Pères trappistes français qui, à force de travail, firent d'une ferme et de terres ou capoeiras dédaignés une véritable école de culture de riz, comme nous l'avons dit d'autre «part. Les 1.262.000 pieds de café existants sont en décadence; ne produisant que 20.000 arrôbes. Les terres, argileuses et sablonneuses, généralement planes, sont bonnes et médiocres en parties égales. Un hectare coûte 83 milreis environ.

Ubatuba, — District du même nom, 14.000 habitants. C'est là un district complètement maritime, situé au Nord de Santos et de Sâo Sebastiâo; les plus grands bateaux peuvent s'abriter dans ia baie d'Ubatuba qui est large et profonde. Le prix du voyage en vapeur est de 25 milreis. Le municipe comprend encore les ports de Pissiguaba, d'Ubaiumirim et ceux de Yllha dos Porcos et des Iles das Couves, Les cultures les plus importantes de ce municipe sont la canne à sucre et le manioc, puis les fruits, lé maïs et les haricots; il exporte en outre de la volaille et du poisson. Le sol est généralement plat, avec beaucoup de forêts; les terres, très bonnes en majorité, sont mélangées et coûtent, pour les meilleures, 62 milreis Thectare.

Una, — District du même nom, 7.000 iiabitants. Se trouve à 86 kilomètres de Sâo Paulo et à 19 kilomètres de Sâo Roque, qui est desservie par la ligne Sorocabana, Prix du voyage, 6 $ 900 et 3 $ 500. Le municipe exporte des céréales, du tabac et des pommes de terre. Le terrain est accidenté, avec une bonne partie boisée; un hectare de bonne terre mélangée coûte 40 à 50 milreis.

Villa Beïla, — District du même nom, 12.500 habitants. Villa Bella, qui est située dans l'île de Sâo Sebastiâo, en face du port de ce nom, est à la fois commune et district; l'île a 24 kilomètres de longueur. On y cultive surtout la canne à sucre, puis le manioc, les céréales, le café et le cacao; ce dernier, qui semble natif, y serait d'un grand rendement. Une chute d'eau verticale de 70 mètres de hauteur fournit la force électrique à diverses sucreries. Le terrain est accidenté et boisé, les terres argileuses sont bonnes pour plus de la moitié de la superficie,

le reste assez bonnes et médiocres; un hectare coûte 32 milreis, plus ou moins.

Villa Vieira-dO'Piquete, — District de ce nom, 5.000 habitants, est située à 560 mètres d'altitude et à 232 kilomètres de Sâo Paulo. Le centre est. desservi par Tembranchement de Lorena à Piqueté, sur le chemin de fer Central. Ce municipe produit du café, 1.338.000 pieds donnent 28.000 arrobes, du tabac, des céréales et des tubercules; là culture de la canne à sucre est la plus importante. Les terres sont en général montagneuses et de qualité sablonneuse, il en existe de rouges et mélangées; kur prix est de 62 milreis par hectare.

Viradotiro. — C'est là un municipe récemment créé, le cheflieu se trouve à 469 kilomètres de Sâo Paulo, sur le chemin de fer S. PaulO'Goyaz. Prix du voyage, 28 $900 et 16 $200. Viradouro est un nouveau centre producteur de café, les caféiers en âge de produire sont déjà au nombre de 2.118.000, donnant 480.000 arrobes; toutes les autres cultures viennent très bien. Les terres sont de qualités violettes, blanches et mélangées; elles se paient 40 milreis l'hectare les mieux situées.

Xiririca. — Distri-ct du même nom, 11.000 habitants. Ce municipe occupe une grande superficie, le chef-lieu est situé-à 235 kilomètres environ de Santos, sur la rive droite du rio Ribeira de Iguape; jusqu'à ces derniers temps, il n'avait pour toute communication qu'un service fluvial de navigation à vapeur qui le reliait au port de Iguape. Les communications sont aujourd'hui devenues plus faciles grâce, à la Southern S. Paulo Railway dont la ligne, qui permet l'exploitation d'une région neuve extraordinairement fertile, atteint S. Antonio do Juquia sur le mêm/e rio Ribeira, locajité qui se trouve à 162 kilomètres de Santos (prix du voyage, 16 $ 700 et 10 $ 100) et à 70 kilomètres de Xiririca en ligne droite. Le terminus provisoire de cette ligne doit être Sete Barras, port fluvial situé à 35 kilomètres environ au delà de S. Antonio do Juquia. Ce municipe, entièrement neuf, produit et exporte du riz, de l'eau-de-vie, du sucre, du lard, des céréales et du manioc; la culture du riz est la plus importante. Le sol de ce municipe est légèrement ondulé, il n'y a pas de terrains marécageux; la végétation est représentée par beaucoup de forêts vierges, quelques capoeiras; les terres, argileuses et bonnes en général, coûtent 10 milreis l'hectare.

Yporanga. — District de Xiririca, 6.800 habitants. Se trouve ég-alement située sur 1^ rio Ribeira à «^on embouchure avec riporanga, à 60 kilomètres en ligne droite du chef-lieu du district. On y culti-ve les mêmes produits que dans le municipe précédent, la canne à sucre et les céréales étant les plus importantes. Les terres, généralement accidentées, avec beaucoup de forêts, sont de qualité argileuse; elles sont bonnes principalement dans la vallée du rio Pardo; un hectare coûte de 8 à 50 milfeis.

Les renseignements que nous avons recueillis, les études auxquelles nous nous sommes^ livré au couï-s de nos différents voyages, nous permettent d'établir des impressions absolument nettes sur l'avenir économique de l'Etat de Sâo Paulo et sur les grands intérêts que la France peut avoir à y accroître. Nous avons la plus grande confiance dans le développement toujours grandissant de cet Etat, qui entre aujourd'hui dans une nouvelle période : celle de l'organisation méthodique de ses forces.

Il résulte de nos observations, comme il l'a été démontré au cours de ce travail, que l'agriculture fait l'objet de la plus grande sollicitude, du plus grand intérêt, non seuleixi-ent du Gouvernement, mais de la part de tous les habitants de l'Etat, aussi bien des Brésiliens que des étrangers qui y sont établis.

La production, déjà considérable, peut l'être davantage encore; le sol, très riche, pouvant et devant être fertilisé dans les anciennes zones agricoles par l'emploi rationnel d'engrais chimiques appropriés, ce qui permettrait les cultures les plus diverses et les plus intensives. L'élevage du bétail, qui s'annonce sous les meilleurs auspices, en bénéficierait et' pourrait se développer considérablement et devenir une source de revenus importants pour l'Etat et leâ particuliers qui se livreront à cette industrie.

La culture du coton, si bien commencée, peut donner dans un avenir prochain des récoltes énormes, laissant très loin en arrière les chiffres de l'année 1919-1920, cependant encourageants; cette culture, si elle est continuée avec la même persévérante énergie, assurera aux planteurs des bénéfices importants et pourra rivaliser avec celle du café, source de la prospérité dé l'Etat.

Etant donné ces progrès et ces dispositions, il nous semble encore qu'il y aurait plus d'avantages pour Sâo Paulo, de même que pour le Brésil, d'exporter le plus possible de produits alimentaires ainsi que la matière première dont il peut disposer. Il recevrait ensuite cette dernière à meilleur prix, dégrossie ou manufacturée, ce qui occasionnerait des recettes pour l'Etat et un abaissement sensible des prix pour la consommation. Il est vraiment puéril de faire un point d'honneur, presque une question nationale pour une méthode qui, si elle favorise quelques privilégiés, porte préjudice à l'ensemble des consommateurs.

A l'instar des hommes d'Etat paulistes, nous pensons que c'est dans la campagne, vers la vie agricole, que se trouve le plus sûrement, pour les laborieux et les persévérants, sinon la fortune à chaque coup, mais l'émancipation et une large aisance. Qui plante ou fait de l'élevage sérieusement, pratiquement, gagne de l'argent, pour petite que soit la récolte ou les produits tirés de l'élevage. A Sâo Paulo, seuls ne gagnent pas d'argent ceux qui ne traivaillent pas ; les oisifs seuls sont pauvres!

Ceci dit, nous ne pouvons achever sans parler du commerce français et de notre action dans cet Etat, et d'examiner si les relations d'affaires que la France y entretient ne pourraient pas être développées. 11 serait désirable que tous les Français, industriels, commerçants, particuliers et gens d'affaires; connaissent mieux l'évolution prodigieuse, les ressources de ce pays, ses possibilités ainsi que celles qui leur sont offertes d'y faire de brillantes affaires.

Malgré tout ce qui a été dit, ce que l'on sait est encore insuffisant. Sâo Paulo offre le grand avantage d'être l'Etat qui possède, dans tout le Brésil, le réseau ferré le plus étendu,. les ressources agricoles et industrielles les plus vastes,, un sol d'une prodigieuse fécondité, une production variée et indiscutablement abondante, une excellente organisation et enfin de nombreuses villes très peuplées et en plein progrès, qui sont ou pourraient être des centres d'affaires très importants.

La France entretient avec l'Etat de Sâo Paulo des relations très suivies, mais cola ne veut pas dire que ces relations sont ce qu'elles devraient et pourraient être. Les principaux produits paulistes trouvent en effet, sur notre marché, un débouché de plus en plus grand.

Les relations de la France avec Santos ont, sous ce rapport, pendant et depuis la guerre, progressé d'une façon remarquable. En 1918, TEtat de Sâo Paulo a vendu à la France pour une valeur de 33.351 contos de produits divers; en 1919, le chiffre de ces ventes s'éleva à la somme presque invraisemblable de 298.050 contos, soit près de 900 millions de francs, au change élevé que nous dûmes subir. Si ces chiffres n'étaient officiels, nous n'oserions pas les reproduire.

On voit par ces chiffres combien le consommateur français s'intéresse et compte aujourd'hui sur la production de Sâo Paulo. Au café, que celui-ci nous fournissait déjà, viennent s'ajouter d'autres articles au moins aussi importants; les haricots, nourriture fondamentale des Brésiliens de toutes conditions, firent l'objet d'une culture intensive et d'une production énorme; 16.000 tonnes de ce produit ont été débarquées à Bordeaux ou au Havre, c'est-à-dire le tiers à peu près de l'exportation par Santos.

Le riz, le maïs, la viande congelée, industrie pauliste, viande qui convient au goût français, parce que moins chargée en graisse que celle de l'Argentine, sont en voie de devenir, entre la France et Sâo Paulo, la base d'une série d'échanges très étendus. Nous ajouterons encore un produit, le coton, dont l'exportation est déjà appréciable.

Ce qui précède démontre que les relations économiques entre la France et l'Etat de Sâo Paulo sont en bonne voie de développement, leur importance ne pourra que s'accroître avec une plus grande connaissance de's choses et des ressources de cet Etat.

A ce sujet, il nous faut attirer l'attention sur ce fait que nous manquons de maisons sur place pour l'achat comme pour la vente, alors que les Anglais, les Américains et surtout les Allemands ont des installations à Santos pour l'acquisition et, souvent même, pour le traitement des produits du pays, pour les cafés par exemple. C'est ainsi que les agents de nos concurrents préparent les grains pour l'exportation, réservant les meilleurs produits pour leurs marchés respectifs, en sorte que nous sommes souvent servis les derniers, à de moins bonnes conditions et après que le plus clair des bénéfices est resté aux mains de nos concurrents.

Il en est de même pour les cuirs, qui ont en France d'importants débouchés, mais qui ne nous parviennent, le plus sou-

vent, qu'indirectement, après avoir passé par les mains de divers commissionnaires. Passons maintenant à nos exportations. $

Le commerce français d'exportation trouve au Brésil, dans l'Etat de Sâo Paulo, un marché encore presque neuf, des débouchés pour ainsi dire illimités, une sympathie de race et des affinités de goûts qui devraient être une aide précieuse pour asseoir sa prépondérance. Malheureusement, nous ne savons pas tirer de cette situation le parti qu'il conviendrait, et nous subissons, par notre négligence ou notre indifférence, une concurrence sans arrêt de la part des Américains, des Anglais, des Italiens, des Portugais, sans parler des efforts du Japon et aussi des Suisses et des Belges qui montrent là-bas une activité méritoire.

La France vend dans l'Etat de Sâo Paulo les diverses marchandises suivantes : vins de table et de dessert; soieries, tissus, dentelles, vêtem-ents confectionnés, quincaillerie; objets de toilette; automobiles et moteurs de tous genres; produits pharmaceutiques; parfums, articles de modes, etc.; faïences, porcelaines, objets d'art, bijouterie, articles de Paris, etc.

Nous ne citons que les principaux. La vente des vêtements confectionnés, des soieries et tissus, des articles de modes, tous les articles de luxe et demi-luxe qui se vendent là-bas un prix élevé devraient constituer pour nous une très grosse source de revenus. Nos exportations de chapeaux pourraient être plus grandes; toutefois notre industrie est, à Sâo Paulo, fortement handicapée par les énormes envois faits par l'Italie et surtout par la forte production des fabriques locales. .

Nous tenons à signaler à nois exportateurs,, commerçants ou industriels qui s'intéressent au développement des affaires de la France, que s'il existé à Sâo Paulo un certain nombre de magasins et de maisons françaises, ces maisons sont encore en petite proportion en comparaison de celles d'autres nationalités. La vente sur place des articles français pourrait être plus grande; nos marchandises sont surtout venduespar l'intermédiaire de maisons de commission; celles-ci ne souffriraient pas beaucoup, au contraire, de la création de nouveaux établissements.

L'exportation des machines agricoles et des voitures automobiles, arrêtée pendant la guerre, peut et doit reprendre. Nos machines restent parmi les plus appréciées, et la comparai-

406 00NGLU8I0NS.

son qui a pu être faite ces dernières années, en raison de rimportation presque exclusive de voilures américaines, a été des plus favorables à notre industrie. On nous attend, nous devons reprendre notre place, car les automobiles vont avoir là-bas un débouché sérieux, lequel ne fera que s'accroître avec Texécution des routes carrossables que le Gouvernement de l'Etat fait construire suivant le plan d'un vaste programme.

Nous avons, dans l'Etat de Sâo Paulo et les Etats voisins dont il est le centre, des débouchés forcés si nous savons nous les assurer. Il faudra se persuader que, pour les zones intérieures, quelques modèles particuliers s'imposeront pour répondre à l'état du terrain et des routes. Les voitures actuellement utilisées sont en général légères, ne comportant que des châssis de 1.000 kilogrammes, lesquels permettent déjà un moteur puissant. La marque Ford, qui s'est implantée au Brésil dès avant la guerre, doit sa faveur non pas à son prix modique relativement, mais à sa légèreté et surtout à sa hauteur de terre (plus de 30 centimètres) qui lui permet de passer partout, et aussi grâce à la facilité de trouver sur place des pièces de rechange. Donc, pour les routes médiocres ou accidentées de l'intérieur, des voitures légères, mais robustes, d'une réparation facile, seront sûrement bien accueillies. Pas de carrosseries fermées, elles sont trop lourdes; on préfère la carrosserie torpédo avec rideaux de côté et housse de capote, presque exclusivement utilisées. Pour la ville, la voiture confortable ou de luxe de nos modèles ordinaires.

Si parmi nos fabricants d'automobiles, qui pour l'instant semblent satisfaits des commandes locales, il en est qui pensent à l'avenir, il serait bon qu'ils se résignent à abandonner la vieille formule d'exportation française qui, trop souvent, consiste à répondre par un envoi de catalogue avec des conditions signifiant à peu près que c'est à prendre ou à laisser. Les Américains, comme autrefois les Allemands et les Italiens, offrent leurs machines à des prix et surtout à des conditions raisonnables, payables après vente ou en plusieurs périodes. Nos industriels, par contre, soulèvent de grosses difficultés; ils obligent leurs dépositaires ou agents locaux à acheter ferme ou à avancer une très grosse somme sur la valeur des machines qui pourraient leur être consignées, en plus de l'obligation de s'engager à vendre annuellement un nombre donné de, voitures.

Ce qui précède s^applique égatement aux machines agricoles qui, 'étant donné l&m perfection î^connue, seï'aient susceptibles de trouver un bon placement dans TEtal; si nos fabricants veulent donner du développement à leur indtetrie, il faut qu'ils ne méconnaissent pas les conditions du marché brésilien en générai et qu'ils Se tiennent au conranl des initiatives prises par* leurs concurrents. Les commandes sont actuellement 'abondantes, c'est l'époque des « vaches grasses » pour les fabricants d'automobifes, la pmdence conseillerait de songer aux « vaches maigres ».

Pourquoi, encore une fois, nos industriels n'adopteraient-ils pas la. méthode pratique de plusieurs groupes de miaisons améri'caines et anglaises -qui arrivent à un gros chiffre d'affaires 4ans les grandes capitales d'Etats, par l'exposition préala'Me d'articles envoyé*»par des maisons de New- York, de Liverpool ou Londres, etc., pour être e!xposés à titre d'échantillons. Ces marchandises sont très variées : outillage perfectionné, machines agricoles, automobiles, Mcyclettes, instrumejits de toutes sortes et quantité d'objets de luxe. C'est sur la vue des échantillons que se font les commandes. Le système a l'avant^age de faire connaître aux acheteurs les améliorations apportées dans certaines machines, ainsi que l'existence d'articles qui excitent leur curiosité et leur envie et qui n'auraient pas été vendus par les moyens t)rdinaires.

Alors que les Américains, les Anglais et les Allemands ont ou avaient dans le pays de nombreux et importants dépôts de machines, meubles et ustensiles variés, nos maisons françaises n'ont, pour ces mêmes articles, que des représentants munis de catalogues.

Il nous faut insister sur cette question des dépôts qui est d'une très grande importance : dépôts de matériel, de machines, de vins, etc. Les dépôts établis dans le pays devraient tenir, en effet, constamment à la disposition de la clientèle les articles courants indispensables dans les usines et ateliers. Des relations constantes s'établiraient entre vendeurs et acheteurs, favorisant ainsi les grosses affaires : le client trouverait sur place la possibilité de s'adresser à un homme compétent, soit pour une réparation du matériel^ de ses usines, des pièces de rechange ou encore le moyen d'obtenir rapidement un devis de renouvellement ou d'établissement du matériel d'une usine. C'était la supériorité de nos concui^rents améri-

cains, anglais, etc.; avertis immédiatment des besoins de tel ou tel industriel, ils peuvent solliciter celui-ci avant même que les maisons françaises aient eu connaissance de l'affaire à traiter.

On ne le répétera jamais trop : c'est aux négociants et aux industriels à faire leurs affaires eux-mêmes. C'est de cette méthode que s'inspirent actiieïlement les Nord-Américains, dont les délégations et les courtiers sillonnent aujourd'hui le Brésil et les autres républiques de l'Amérique du Sud, mettant le. temps à profit pour remplacer leurs concurrents européens, non seulement en fournissant à ces pays les marchandises que l'Europe ne leur procure encore qu'en faible quantité, mais en y supplantant les capitaux anglais et français, en créant des banques américaines dans les capitales. -Le malheur est que beaucoup de gexiS s'octroient le droit de parler de choses et de pays dont ils ignorent à peu près tout, et le. plus regrettable c'est qu'ils sont souvent écoutés. De là des hésitations ou des opérations déplorables qui font médire des affaires exotiques et les négliger de parti pris par la suite.

Et c'est précisément cette négligence que nous devons reprocher aux commerçants, aux industriels et à la finance française, et cela faute de s'être exactement documentés sur chaque contrée. CSiaque pays a sa caractéristique, sa façon d'être, ses ressources, ses usages, etc., et cependant nous sommes toujours portés à généraliser quand, au contraire, il faut tabler sur de nombreuses différences.

Toutes les affaires doivent être sérieusement étudiées.

On parle à chaque instant de créer de nouveaux organes d'informations, de fonder des sociétés à noms plus ou moins rondanl's mais à vie éphémère, sans songer que nous possédons tous ces organes et les moyens d'information les plus complets. Des rapports de toutes sortes sont réunis au Ministère du Commerce, mais personne ne les consulte et ne s'inspire de leurs conseils! Qui se préoccupe des rapports consulaires souvent très bien faits et qui sont seulement utilisés par nos concurrents? Bien peu de personnes, en vérité.

Nous ne devons pas omettre de signaler le fait que la clientèle brésilienne et pauliste n'est pas, en ce qui concerne nos produits, toujours sollicitée comme il conviendrait. Nous nous hâtons d'ajouter que cet état de choses n'est pas imputable aux représentants et aux agents français de nos maisons

françaises. Ceux-ci, qui sont presque tous parfaitement au courant des choses du pays, des goûts locaux, qui en parlent la langue, ont su se faire de nombreuses relations dans tous les milieux, comptent au contraire parmi les meilleurs qu'il nous ait été donné de rencontrer un peu dans tous les pays de TAmérique du Sud. C'est à beaucoup de nos producteurs et de nos négociants que s'adresse le reproche ci-dessus. En matière commerciale plus qu'en tout autre, on n'a rien pour rien. Il faut savoir établir des dépôts là où ils sont nécessaires; faire des sacrifices de réclame quand celle-ci est indiquée ; ne pas lésiner sur les commissions et les frais de déplacement d^s représentants ; accorder, en s'entourant, bien entendu, des précautions habituelles, les crédits et les renouvellements commandés par les usages de place, les circonstances et par la concurrence; ne pas cousidérer l'affaire comme terminée quand la marchandise est sortie de la fabrique ou du magasin, mais au contraire prendre l'intérêt du client en surveillant de près la question, très importante, de l'emballage; en choisissant la voie la plus économique pour le transport, au lieu de s'en remettre, comme cela a lieu trop souvent, à un intermédiairiB. Enfln, il faudrait que nos grands exportateurs ou leurs fondés, de pouvoirs vinssent de temps à autre prendre le contact avec la clientèle, apprendre quels sont les besoins et les goûts de celle-ci et, rentrant en France, se rappelassent que le fabricant et le négociant sont là pour fournir ce qu'on leur demande et non ce qui plaît au vendeur.

Sâo Paulo nous offre aussi d'autres possibilités que celles d'y exporter les produits qui lui manquent; nous pouvons y aller nous-mêmes, Créer ou aider à développer des industries naissantes dont les articles sont fournis par nos concurrents. Nous pouvons encore favoriser la constitution de groupements commerciaux, industriels et financiers, ayant pour but l'exploitation des multiples ressources et opportunités offertes par un pays en plein développement, de travailler à l'accroissement de nos affaires et de notre influence, tout en contribuant à la prospérité de cet Etat.

Des quantités d'industries peuvent aisément naître de la mise en valeur du sol, de l'élevage et de ses dérivés, de l'utilisation des innombrables chutes d'eau et de l'accroissement de.s voies ferrées. L'industrie et le commerce français et brésilien-pauliste, ai)solument différents, ne peuvent se con-

currencer. Ils doivent plutôt s'associer, s'harmoniser et prendre leur essor en parfaite union.

Il est une question sur laquelle nous devons encore attirer l'attention des intéressés : c'est le développement, on pourrait dire effrayant, des organismes bancaires dans l'Etat de Sâo Paulo. Beaucoup de ces banques, jouissant en général d'une organisation parfaite, ont un caractère international assez^ marqué. Les banques anglaises et allemandes, autrefois prépondérantes, sont aujourd'hui concurrencées par des banques américaines, canadiennes, italiennes, japonaises même, ces dernières de création récente. A chaque moment on annonce la création d'un nouvel établissement ou d'une agence. Sous ce rapport, nous ne sommes pas très privilégiés, car, malgré les progrès réalisés, nous ne jouons pas en cette matière le rôle qui nous convient.

Pendant longtemps les banques françaises brillèrent, au Brésil et dans l'Etat de Sâo Paulo, par une absence totale. Cette lacune est aujourd'hui comblée par la Banque Française potir le Brésil, dont le centre est dans la capitale pauliste, avec deux succursales, l'une à Santos et l'autre à Rio de Janeiro, avec d'autres en perspective, et la Banque Française et Italienne pour V Amérique du Sud, dont l'importance est grande et le développement continuel. Grâce à une habile et active direction centrale et locale, la Banque Française pour le Brésil prend chaque jour une place plus grande; nos intérêts ne peuvent qu'y gagner, si l'on se souvient du iemps peu lointain encore où les correspondants de nos grandes banques se trouvaient parfois être Allemands. Il y a certes un progrès manifeste, mais il nous paraît encore bien insuffisant auprès de ce qu'il y aurait à faire. (Cette banque est en réorganisation.)

Il nous faudrait encore déplorer l'insuffisance et la médiocrité de nos relations maritimes avec le Brésil en général et le port de Santos en particulier; toutefois, si nous avons souvent reproché à nos Compagnies de navigation de jouer un rôle de second plan grâce à l'incurable routine d'administrateurs d'un autre temps, il faut reconnaître que le retard apporté dans la reconstitution de nos services ne leur incombe pas. Sur ce terrain comme ailleurs, la lutte économique a repris avec une activité d'autant plus grande que les différents peuples engagés dans le conflit gigantesque n'ont pas

été également atteints par la guerre. Des exemples nombreux, marqués souvent d^un égoïsme aussi monstrueux que maladroit, montrent que les moins éprouvés s'efforcent, non seulement d'améliorer leur situation, ce qui est naturel, mais encore d'entraver les tentatives de réorganisation de leurs concurrents plus blessés.

A travers cette misère des communications maritimes, il nous apparaît cependant un gros effort, celui de la Compognie des Chargeurs Réunis^ qui a mis sur la ligne Sud-Atlantique un certain nombre de bateaux de charge de belle allure et plusieurs bons navires de passagers. Il faut maintenant ajouter à ces derniers les deux magnifiques paquebots « Lu^ tetia » et « Massilia », qui vont permettre à notre service Sud- Atlantique de lutter avantageusement avec nos concurrents et de jouer un rôle plus brillant.

S'ils sont encore onéreux, les transports sont déjà rendus plus faciles et ils ne pourront que s'améliorer encore avec le temps. Le moment paraît donc bien choisi pour apporter, dans nos relations de toutes sortes avec l'Etat de Sâo Paulo, une activité plus grande, une attention plus soutenue.

Nous émettons l'espoir que cet ouvrage inspirera à de nombreux compatriotes l'idée d'aller se rendre compte sur place des besoins de l'industrie et du commerce paulistes. Nulle part nous ne pouvons trouver un champ d'action plus approprié pour notre activité et nos initiatives agricoles, commerciales ou industrielles; il nous faut y aller si nous voulons assurer à la France une part plus importante dans les affaires et dans le commerce général de cet Etat, dont le développement ne fait que prendre son essor.

Page»

Introduction 5

Comment on va au Brésil et dans l*Etat de Sao Paulo 12

Quelques renseignements 12

Equivalence des monnaies 15

Poids et mesures brésiliens 15

I. Origine de TEtat. — II. Les « bandeirantes ». — III. Situation géographique favorable : superficie. — IV. I^es trois zones. -^ V. Système orographique. — VI. Système hydrographique. — VII. Le climat. — VIII. Distribution des saisons et données dimatériques. — IX. Les gelées anormales : salubrité de l'Etat.

— X. Influence du climat sur Timmigration : la population de Sâo Paulo et son accroissement.

Chapitre II. — Organisation politique, administrative et judiciaire. — Les hommes de gouvernement, Tinstruction publique 3a

L La Constitution de Sâo Paulo : le pouvoir exécutif et le pouvoir lég;islatif. — II. Le fonctionnement de la justice dans TEtat. Son administration. — III. Les municîpes. Leur administration.

— IV. Quelques figures politiques. M. Altino Arantes, son œuvre. — V. Un homme de volonté et d'action. M. le D' Washington Luiz-Pereira de Souza. — VI. Le vice-président, M. Virgilio Rodrigues Alves. — VIL Les rôles actifs du Congrès. — VIII. Le Directeur général de l'Agriculture. — IX. L'Instruction publique : l'Université et les grandes écoles ; les lycées, les collèges, les écoles primaires. — X. L'Institut sérumthérapique de Butan tan. IjCS serpents et le traitement de leurs morsures. — XI. La presse.

Chapitre III. — De Rio de Janeiro à S. Paulo. — La capitale de TEtat et ses progrès. — Les Paulistes. — La population étrangère 45

I. De Rio de Janeiro à Sao Paulo par voie maritime. - — II. De Santos à Sâa Paulo par la « Sao Paulo Railway ». — III. De Rio

Pages de Janeiro à SSo Paulo par voie de terre. — ■ IV. Sâo Paulo, la ville, ses transformations. — V. Le centre commerciaL — VI. Lies places, avenues et parcs. — VII. Les monuments publics. — VIII. 'îje» tramways. — IX. L'hygiène publique, la police militaire. — X. La vie s(Nciale. — XI. Les Paulistes, le « caîpira » ou rural. — XII. L'unité morale. — XI IL L'hospitalité. — XIV. L'activité panliïte. — XV. Le Commissariat général de l'Etat en Europe. — XVI. L'élément européen à Sao Paulo, le I)éril allemand. — XVII. La colonie française. — XVIII. Autres nationalités.

I. Héputatîon exagérée. Oomixaraisons. — IL Les hôtels. -^^ III. Ix>yers. — IV. Automobiles, voitures, tramways. — V. Prix des tîemTéea alimentaires. — VI. Vins, bières. — VIL Budget détaillé d'une famiUe de sept personnes. ^^ VIÏÎ. Sidaires. ïn»du»trie du bâtiment. — IX. Industrie «dos tmûsports. • — X. Fabriques de tissus, etc. — XI. Typographie, brochage, reliure. — XII. Fonderies et ateliers de mécanique. — XIII. Services domestiques et similaires. — XIV. Pt-ofessions diverses. — XV. CîonditioMs de salaires agricoles. Pris dé denr^e^ et d^inimaiix d« labour dans diflPérefits centres. — XVÏ. Sao Pa«ld. — XVÏÏ. Oampinas. — - XVÏIÏ. RîbeirSo Preto. — XIX. Pitacicaba. — XX. Itii.

— XXI. Faxioa. — XXÏL S«o Sebastiâo.

Chapitbe V. — Les {irificipAles villes de l'Etat z Sentes, la ville et

le port; Campinas, la Reine de TOuest» etc.. « « 85

I. L'importance croissante du port de Santos, — II. Santos : la ville, quartier des affaires, Montserrat. — III. Activité commerciale, travail du port, Guaruja. — IV. Les conditions sanitaires, travaux d'assainissements. — V. Les améliorations du i)ort, sou activité, quelques chiffres. — Vï. Futurs agrandissements. — VII. Camplnias, la ville. — VÏIÏ. Le monlcipe, l'Institut agronomique. — ÏX. Autres villes.

Page 1