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Vie de Mgr de Laval, t. II, p

Houssart, « précieux héritage, me dit-il, que je tiens de la famille de ma grand'mère, où cette relique avait toujours été pieusement conservée. »

Pourquoi le F. Houssart, du séminaire de Québec, avait-il envoyé ces reliques à cette famille Montmorency-Laval ? sinon parce qu'il la savait unie de parenté avec le premier évêque de Québec et remplie de vénération pour sa sainteté dont la renommée avait traversé les mers.

Je n'ai pu encore aller visiter le comte de Couronnel. Lui aussi garde un précieux souvenir de Mgr de Laval, son portrait, qui se trouve dans sa famille de temps immémorial.

Une autre famille où l'on vénère beaucoup Mgr de Laval, c'est la famille Cauchy, de Paris, propriétaire actuelle du château de Montignysur-Avre, où elle réside durant l'été. Là aussi j'ai reçu l'accueil le plus cordial, et l'on m'a gracieusement invité à aller visiter le lieu de naissance du premier évêque de Québec.

Le marquis de Lévis, dont je parlais tout-àl'heure, est un grand ami du Canada ^ Il

I. Il a fait deux fois le voyage du Canada: une première fois, il y a quelques années, lors de l'inauguration de la statue de Lévis, au parlement de Québec ; et l'année

appartient à l'illustre famille qui donna à notre pays le grand général de Lévis, ainsi qu'un de ses premiers vice-rois, Henry de Lévy, duc de Ventadour (1625-1627).

Un autre ami du Canada, c'est le marquis de Montcalm, petit-fils du héros de Carillon. Il demeure rue Casimir-Périer, près de Sainte- Clothilde. C'est un petit vieillard de soixante ans, spirituel, délicat, plein de bonhomie et de cordialité. Etant allé lui présenter mes hommages, il n'a cessé de me dire combien ma visite lui était agréable.

Je ne pouvais oublier M. Marmier, cet autre Français si canadien de cœur, qui connaît si bien notre pays et s'intéresse à tous ses progrès. Lorsque je le vis, il y a sept ans \ il demeurait près de Saint-Thomas d'Aquin. Il est maintenant fixé sur la rue de Babylone, à peu de distance des Missions-Etrangères, en face d'un joli square garni de bosquets.

Il est toujours frais et dispos, malgré son grand âge ^, toujours bien mis comme un jeune

dernière, pour les grandes fêtes de Montniorency-L,avai et de Champlain.

1. Grâce à lui, j'avais pu assister, le 15 novembre 1883, à une séance de l'Académie française, présidée à cette date par IM. Rousse, dont les lecteurs du Correspondant ont pu admirer les Lettres à un ami.

2. M. Marmier et le marquis de Montcalm sont décédés, depuis, il y a quelques année».

homme, toujours souriant. Il aime passionnément le travail. Je l'ai trouvé la plume à la main, préparant sans doute quelque nouvel ouvrage. «Je suis trop vieux maintenant, me dit-il, pour entreprendre un travail fatigant ; je me contente de recueillir les plus belles pensées que je trouve dans les livres. » Il m'a fait promettre de retourner le voir avant de partir pour le Canada.

Entre toutes ces visites, je n'ai pas oublié, M. le Principal, les recherches que vous m'avez prié de faire pour vous à la Bibliothèque et aux iVrchives Nationales. Je vous en rendrai compte bientôt.

Il me tarde maintenant de visiter le lieu de naissance de Mgr de Laval et les principaux endroits qu'il a habités en Normandie. Je pars ce soir pour Chartres et IMontigny-sur- Avre, d'où je tâcherai de vous adresser quelques lignes

Chartres, dimanche, 3 mai 1891.

Me voilà, depuis quelques jours, dans l'ancienne capitale des Carnutes, ce petit peuple intéressant qui opposa à Jules César une si vigoureuse résistance pour conserver son indépendance nationale.

Cette ville était, si je ne me trompe, le siège principal des Druides : « Certain temps de l'année, écrit Jules César, les Druides se rassemblent dans le pays des Carnutes, au centre des Gaules, et siègent dans un lieu sacré \ »

Quel était ce lieu sacré ? sinon peut-être l'endroit même où s'élève aujourd'hui, sur une colline de l'Eure, la grande, la magnifique, l'admirable cathédrale de Notre-Dame de Chartres. Suivant une tradition bien étrange^

I, Coîntnentarii de Bello Gallico, lib. VI, n° 13. — Dans ce chapitre, Jules César nous donne une haute idée de l'organisation du clergé druidique, et de l'influence qu'il exerçait non seulement dans les affaires religieuses,, mais même dans les questions civiles et temporelles.

et pourtant bien établie, il y avait à cet endroit, avant l'ère chrétienne, un temple payen consacré à « la Vierge qui devait enfanter, Virgini pariturœ. »

Qui sait si la Providence, admirable en toutes choses, n'avait pfas inspiré à nos ancêtres dans les Gaules quelque chose d'analogue à ce qui fut révélé, plusieurs siècles avant l'ère chrétienne, au prophète Isaïe : « Voici qu'une Vierge concevra, et elle enfantera un Fils ^ ? » D'ailleurs, cette prophétie même de nos saints Livres avait bien pu arriver à la connaissance des prêtres druides.

La statue miraculeuse que l'on vénère dans la crypte de Notre-Dame-sous-terre ne serait, dit-on, que la reproduction de la Vierge druidique.

Cette crypte, comme son nom l'indique, est toutà-fait «sous terre » ; et cependant il y a un endroit encore plus enfoncé dans le sol, oii l'on cachait le trésor de l'église en temps de guerre. Le pavé de ce souterrain, que j'ai vu, est probablement celui de la première église ^ui fut fondée après la conversion des Carnutes. La cathédrale actuelle, très ancienne elle même.

I. « Ecce virgo concipiet, et pariet Filiuni. » CIsaïe, VII, 14).

repose donc sur les décombres et les ruines amoncelées de plusieurs siècles.

Je n'entreprendrai pas de vous décrire cette merveilleuse cathédrale, que vous avez probablement vue vous-même ^. C'est tout un monde; et il faudrait des volumes j)our en indiquer toutes les beautés, comme il a fallu, pour le créer, les ressources inépuisables des âges de foi.

Du haut des clochers de Notre-Dame, l'œil embrasse un vaste et brillant panorama. Mais c'est surtout sur la colline de Saint-Cheron, en dehors de la ville, qu'il faut aller pour voir Chartres dans son ensemble. La cathédrale domine la ville et s'élève bien au-dessus de tous les toits : le tout forme un magnifique groupe: on dirait une mère entourée de ses petits enfants.

C'est au séminaire de Saint-Cheron que le cardinal Pie, cette gloire de Chartres qui l'a vu naître, a fait ses études. L'illustre évêque de Poitiers disait un jour, en parlant de sa ville natale :

« Toutes les grandes lignes de l'histoire de

I. M. l'abbé Verreau avait fait le voyage d'Europe en 1872, avec mission du gouvernement canadien de faire des recherches dans les archives. Son rapport sur les résultats de ses recherches fut publié en 1874.

France aboutissent à Notre-Dame-de-Chartres ; elle est le pèlerinage historique et national par excellence. «

Que de fois, sans doute, Mgr de Laval, cette autre gloire du diocèse de Chartres, a fait luimême ce pèlerinage et s'est agenouillé devant la Vierge druidique ! Je me figure que, lorsqu'il traversait en France, il ne manquait jamais de venir ici pour demander Virgini pariturœ la grâce d'enfanter beaucoup d'âmes à Jésus- Christ. Les colliers de porcelaine, envoyés à Notre-Dame-sous-terre, comme ex voto, par les Hurons et les Abénakis du Canada, et conservés pieusement dans de grands reliquaires vitrés, attestent que les prières du premier évêque de la Nouvelle-France n'ont pas été sans résultat.

Je suis à Chartres l'hôte du grand séminaire, où l'on me traite comme si j'étais de la famille. Je me croirais tout-à-fait à Québec, sauf l'incident que voici :

C'était au dîner, le soir même de mon arrivée. Apercevant, dans la salle, un peu en dehors des rangs ecclésiastiques, trois ou quatre militaires, je demande tout bonnement au vénérable supérieur, M. Piot, qui m'a placé à sa droite : « Qu'est-ce que cela veut dire ? — Hélas ! me répond-il tristement, ce sont quelques-uns

de nos pauvres élèves dii grand séminaire que la loi oblige de servir à la caserne. Ils sont encore bons — mais combien de temps le seront-ils ? — et ils viennent passer ici avec nous tous les instants dont ils peuvent disposer. »

Un peu auparavant, j'étais entré, mais par une porte secrète que l'on m'avait indiquée, dans la pieuse église des Maristes, où était exposé le saint Sacrement : « Est-ce que la porte principale de cette église ne s'ouvre jamais? demandai-je à quelqu'un. — Mais vous ne savez donc pas . . . Les décrets et les scellés de Jules Ferry ! ...»

Hélas ! faut-il être dans un beau pays comme la France, chez le peuple le plus spirituel du monde, pour être témoin de pareilles anomalies ?

Mgr Lagrange n'était pas à Chartres quand j'y arrivai : il ne rentra que le lendemain soir dans sa ville épiscopale. Je ne tardai pas, à son retour, de me présenter pour lui offrir mes hommages. Je renonce à vous décrire l'accueil affectueux qu'il m'a fait comme à l'auteur de la yïe de Mgr de Laval.

Dès ses premières paroles, j'ai vu quel amour et quel intérêt il porte au Canada :

«J'arrive de Paris, me dit-il ; j'ai été présider une réunion de la société Sainte-Gene-

viève. Je reviens tout attristé : j'ai entendu là quelque chose qui m'a fait mal au cœur. Dans le procès-verbal des conférences de l'année, on a rendu compte du travail d'un certain abbé sur le Canada. Cet abbé a prétendu que les Canadiens ne sont pas attachés à la France, comme on le dit, et qu'il faut se défier des paroles de Mgr Labelle et de M. Mercier sur ce sujet. — C'est une infamie, monseigneur. — Oui ; et je me serais levé pour répondre au rapporteur, s'il eût été lui-même l'auteur de la diatribe, et si j'eusse été préparé à la chose. Mais ne connaissez-vous personne qui pourrait le faire ? — J'en parlerai à M. Mercier ^ »

Le nom de M. Mercier lui fit plaisir : « Je tâcherai, dit-il, de faire moi-mcme la connaissance de votre premier ministre. »

Monseigneur me fit ensuite l'honneur de m'inviter à dîner. Il causa longtemps de Mgr Labelle, qui, l'année dernière, à l'occasion de son sacre, lui offrit un magnifique service de table ; et, après le repas : «Veuillez maintenant m'excuser, me dit-il, il faut que j'aille

I. ^I. Honoré Mercier, premier ministre de Québec, était en France depuis quelques semaines, avec son dignecollègue 'M. Sheh}-n, aujourd'hui sénateur, et quelquesautres Canadiens.

â la cathédrale pour l'ouverture du mois de Marie. — Permettez que je vous y suive, monseigneur. »

Nous traversons ensemble les vastes salles de l'évêché, l'un des plus beaux de la France ; €t passant dans une pièce où il y avait réunion des membres de la Saint-Vincent de Paul : « Messieurs, leur dit-il, je vous présente un prêtre canadien, qui a écrit la vie de Mgr de Laval, le premier évêque du Canada, né dans notre diocèse. »

En entrant dans la cathédrale, je veux aller prendre une place un peu retirée : « Non, non, dit-il, venez avec moi, dans la chapelle de la Vierge du Pilier ^, où doit avoir lieu la bénédiction du saint Sacrement. — Mais, monseigneur, je n'ai pas de surplis, ni même de soutane.— Vous avez le collet romain, et cela suffit ; ce n'en sera que plus piquant. » Et il me fait asseoir à sa droite.

Quelle ne fut pas ma surprise d'entendre, ce soir-là, au mois de Marie, la bonne et sympathique parole d'un vénérable Père Dominicain, le P. Juttean, qui nous prêcha à Québec, il y

I. Cette statue est plantée sur une colonne assez grêle, un peu dans le genre de celle de la Bonne Sainte Anne, au sanctuaire de Sainte-Anne de Beaupré.

a quelques années, une retraite ecclésiastique f Pour cette fois encore, je me serais cru au Canada.

En commençant son sermon, le P. Jutteau fit un éloge bien mérité du nouvel évêque de Chartres. Mgr Lagrange, en effet, n'est pas le premier venu. C'est un évêque très distingué, un écrivain remarquable, formé à la grande école de Mgr Dupanloup, dont il a été le secrétaire ^ Vous connaissez sa 1/ le de l'illustre évêque d'Orléans, sa Sainte Paiile et son Saint Paulin de Noie. « Mon Saint Paulin est ce que j'ai fait de mieux, m'a-t-il dit \ mais avant de l'écrire, j'ai fait le voyage de Noie, pour mieux me rendre compte des lieux et des événements. Vous aussi, vous avez. bien fait de passer en France, avant de publier une seconde édition de votre 1/ie de Mgr de Laval. »

Il faut qu'une providence toute spéciale veille sur la France, la fille aînée de l'Eglise, pour que d'un gouvernement aussi peu tympathique à la religion que l'a été jusqu'aujourd'hui celui de la République, sortent des choix

I. ^Igr Dupanloup, « ce merveilleux excitateur d'énergies. » (Henri Bordeaux, dans le Correspondayii du lo oct. 1909, p. 40). — » Il respirait l'action. » (HanotauXr La France contemporaine , t. I, p. 226) .

■d'évêques aussi distingués et aussi vertueux ^ A'I'evêché de Chartres, pas plus qu'à l'archevêché de Paris, où j'ai fait des recherches, il n'y a trace des actes d'ordination de Mgr de Laval.

J'espérais me reprendre aux archives départementales d'ICure et Loir, et trouver quelque indication qui me mît sur la trace de son acte de naissance et de baptême, que l'on n'a pu trouver à Montigny. Nouvelle déception. Ma visite aux archives de Chartres n'a pourtant pas été sans résultat. J'y ai fait connaissance avec l'archiviste départemental, M. Merlet, vieux breton, un peu brusque, qui vous regarde par-dessus ses lunettes, très instruit, et catholique pratiquant. « Savez-vous, lui dis-je, qu'on a contesté à Mgr de Laval, au Canada, le droit d'être appelé Montmorency? — C'est absurde, dit-il ; le premier évêque de Québec était Montmorency, d'abord, Laval ensuite : c'est-à-dire qu'il appartenait à la branche cadette des Montmorency, qui prit, par convention, le nom de Laval. Le P. Anselme, Moréri, Desormeaux ne laissent au-

I. Depuis 1906, le gouvernement français ayant dénoncé de lui-même le Concordat, — on sait de quelle manière insolente et irrégulière — n'a plus rien avoir dans le choix des évêques.

cuti doute là-dessus. Voyez encore cet ouvrage. » Et il me montre un in-folio intitulé Excellentiuni fatniliaruni ift Gallia généalogies^ auctore Jacobo Wilhelmo in Hoff^ imprimé en 1687. François de Laval, premier évêque de Québec, y est indiqué nettement comme descendant des Montmorency-Laval.

« Comme les branches cadettes de toutes les grandes familles, ajoute ]\L Merlet, celle de Laval avait été, tout d'abord, moins bien partagée que la! branche aînée des Montmorency. Mais au lieu de diminuer par la suite, son importance comme revenu, comme éclat et comme influence ne fit que s'accroître, de sorte qu'à l'époque de la naissance de Mgr de Québec, la famille de Laval était très importante. Quant à la famille de Montigny elle-même, qui n'en était qu'une subdivision, c'était évidemment uae branche quelque peu effacée. »

Il y eut quatre évêques qui se succédèrent à Chartres, du vivant de Mgr de Laval : Léonor d'Estampes de Valençay, 1620-1641 ; Jacques Lescot, 1643-1656; Ferdinand de Neuville de Villeroi, 1657-1690 ; et Paul Godet des Marais, 1 690-1 709. C'est avec la permission du premier qu'il fut tonsuré (1631) au collège de la Flèche, et avec celle de Jacques Lescot qu'il reçut les ordres sacrés à Paris.

Comme aujourd'hui, le diocèse était divisé en quatre archidiaconés : Chartres, Châteaudun, Dreux, et Nogent-le-Rotrou.

Montigny-sur-Avre est aujourd'hui comme autrefois dans l'archidiaconé de Dreux, canton ou doyenné de Brezolles. Il y a sept cantons dans cet archidiaconé : Dreux, Anet, Brezolles, Châteauneuf, La Ferté-Vidame, Nogent-le-Roi, et Senonches.

Il y a dans le diocèse de Chartres deux autres Montigny : Montigny-le-Ganelon et Montignyle-Chartif. Le premier est dans l'archidiaconé de Châteaudun, doyenné de Cloyes ; l'autre, dans l'archidiaconé de Nogent-le-Rotrou, doyenné de Thiron. C'est Montigny-sur-Avre qui est le moins populeux des trois: il ne renferme que cinq cent trente-six âmes.

Le diocèse de Chartres comprend actuellement trois cent soixante-seize paroisses,

« Vous allez à Montigny-sur-Avre, me dit M. Merlet. Le prieuré de Montigny dépendait de l'abbaye de Saint-Vincent-aux-Bois, tout à côté de Châteauneuf, occupé par les Chanoines réguliers de Saint-Augustin. Le prieur, pas plus que l'abbé commendataire, ne résidait habituellement dans son prieuré : de là la nécessité d'un vicaire à Montigny.

« Le prieuré de Brezolles, ainsi que l'église

de Rueil, appartenaient à la grande abbaye bénédictine de Saint-Père de Chartres, dont notre belle église de Saint-Pierre faisait partie : le monastère de l'abbaye sert aujourd'hui de caserne ^

« Vous verrez à Brezolles une belle église, dont la tour, surtout, est monumentale. Ce prieuré donnait de bons revenus. Le patron de l'église est saint Germain, évêque d'Auxerre.

« Il y avait ici, à Saint-Cheron, ajoute M. Merlet, une autre abbaye, d'Augustins réforméS; dits Génofévains : une partie du vieux monastère existe encore.

<f Saint-Cheron était un lieu célèbre de pèlerinage. Le dimanche des Rameaux, le chapitre de Chartres — chapitre autrefois très riche, qni comprit jusqu'à soixante-douze chanoines — s'y rendait tous les ans en procession, en souvenir du voyage de Notre-Seigneur de Béthanie à Jérusalem ; et, à mi-chemin, on chantait l'évangile Ctim appropinqziasset Jésus Jerosolyniis . . . ^. La cérémonie était imposante et populaire. «

Je suis allé à Saint-Cheron. Le supérieur

1. Comme autrefois, hélas ! l'ancien collège des Jésuites à Québec.

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