‹ Au pays de Paul et VirginieChapitre 15 sur 24 · AU CŒUR DE L'ILE · texte numérisé non relu

AU CŒUR DE L'ILE

évideniroent pu être formés que dans la et comme ils se trouvent à de grandes altitudes au-dessus du niveau actuel de l'Océan, il faut admettre ou bien que les eaux ont séjourné au-dessus de ces altitudes assez longtemps pour que do tels dépots aient pu sr: former, ou bieu que ces dépôts ont émergé du sein des eaux, jusqu'auxaltitudes oii on les trouve actuellement. Or, comme rien n'autorise à croire que la mer ait changé de niveau pendant une longue suite de siècles, il faut nécessairement admettre l'iiypotlièse d'un soulèvement.

Le Trou aux Cerfs n'est qu'un simple cratère adventif au milieu de l'immense cratère que formait l'ile Maurice tout entière. Ces cratères adventifs prirent naissance après l'extinction du volcan dont les traces sont visibles dans toutes les parties de t'ilo : les murailles qui fermaient l'enceinte du grand cratère ont disparu, il est vrai, sous l'action des éléments, mais on reconnattencorelesgrandsfleuvesde lave qui s'échappèrent de ce foyer primitif, et qui s'étendent parfois sur une largeur de plusieurs kilomètres ; la montagne du Rempart, si bien nommée, et celle du Corps-de-Garde sont probablement des vestiges de la grande muraille formant la bordure du cratère à travers laquelle le torrent de lave a

s PAUL ET VmGDOE

de hauteurs différentes, elles ont des sous i renia, et ces sons, en se mêlant les uns a Ires, sont aussi harmonieux à l'oreille qn paysage est harmonieux à l'œil. Gjntempléo 4 bords du gouffre, la scène rappelle le c (kaysage des chutes de ta Y^owstone ei rique, mais dans le cadre plos aimable c piques : la sévère parure des conifères c remplacée par la riante Tégétation des p des bananiers, des vacoas, et surtout de ces c mants tamariniers qui dressent au-<l fourrés letirs belles têtes rondes d'un vert p et qui croissent par milliers sur les bords <l rivière connoe des Créoles sous le nom de Rivi des Tamarins. Ce lieu sauvage, couvert d riantes forêts et de fourrés inextricables, ! présente bien l'aspect primitif de file Xat telle qo'elle était avant que les Européens j l'eassent défrichée et asserWe à la culture. | rivière, après les convulsions qu'elle vient d prouver aumilieudes déchirements volcaniques, se tord au fond de la gorge profunde resserrée entre les hautes murailles basaltiques ; puis, un peu plus loin, la gorge se transforme en une large vallée pleine de soleil et de verdure où la rivière poursuit paisiblement son cours vers l'Océao doatia nappe infinie miroite au loin, d'abord

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