GOUVEBNEMENT DE LA COLONIE
gouveraementale se réduit à la répudier par leurs votes toujours platoniques devant une majorité certaine. Dans les colonies à gouvernement parlementaire, telles que le Cap, le premier ministre est responsable et arrive au pouvoir ou s'en retire selon le boa plaisir de la majorité du Parlement; dans les colonies de la luronne. telles que Maurice, le gouvernement connaît d'autre bon plaisir que celui de la louronne. Quand toute la législature élue serait hostile au gouvernement, la Couronne, personniûée par le gouverneur, pourrait, sans enfreindre aucun principe constitutionnel, continuer à gouverner comme elle l'euteodrait. On voit lute la distance qui sépare une colonie de la luronne d'une colonie à self-ffovernmeni.
La législation de la colonie est d'une exces- 3 complication. C'est un mélange confus de I anglaises, d'ordonnances du Conseil légisf {ordinances), de dispositions du code Napoin et d'anciennes lois françaises encore en igueur. Les avocats mauriciens font tous leur ication en Angleterre, non seulement pour initier aux lois, mais aussi pour apprendre à ider en anglais, car l'emploi de la langue glaise est obligatoire devant les tribunaux, et len ne m'a plus surpris que d'entendre des
avocats français, tels que M. Chastelier. plaider en anglais, avec un accent créole très prononcé, devant une cour composée de magistrats français, tels que le juge Rouillart. Il va de soi que l'organisation judiciaire est la reproduction du système anglais. La cour suprême ne siège qu'au nombre de deux juges. Cela nous paraît un peu étrange, à nous qui constituons nos tribunaux par de majestueux nombres impairs; mais il paraît que les deux juges s'entendent toujours, et qu'ils n'usent guère de la faculté d'appeler un autre juge en cas de désaccord.
Celte petite île Maurice, qui n'est qu'un point inGmedans l'immense océan, est affligée d'innombrables rouages gouvernementaux. Jevois, dans une publication officielle, le tableau des ditférents départemenls administratifs, et l'énumération en est interminable : bureaux du Secrétaire colonial, du Conseil, de l'Inspecteur-général, de la Cour suprême, de l'Auditeur, du Procureur, de l'Avocat-général, départements du Trésor, des Revenus, de l'Enregistrement, du Timbre, des Douanes, du Port, de l'Étatcivîl, de la Police, de la Poste, des Chemins de fer, Cour de la vice-amirauté, Banque d'épargne. Musée, Observatoire, Jardin botanique, etc. Tous ces rouages coûtent chaque année à fa métropole