‹ Au pays des étapes [microforme]Chapitre 25 sur 67 · D TS · texte numérisé non relu

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Aux protestations d'amour, S’ajoutaient des serments éternels, des perspectives de bonheur, de mariage, est-ce que je sais, tout l’arsenal, toute la mitraille enflammée d’un cœur vraiment épris, C'était une lave brûlante, un fleuve de feu, une mer profonde de sentiments dé.

voués, dans laquelle il suppliait l’aimable juive de plonger avec lui.

Et tout cela était vrai.

Larcher écrivait sa pensée, 1l aimait sa belle à fond, ne s’appartenant plus, tout à elle, corps et âme, sa chose, sa bête à tout faire.

La lettre écrite, il s'agissait de la faire parvenir.

Un hasard Je favorisa.

La Pâque approchait et le= juifs de la ville invitaient leurs coreligionnaires du

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régiment à venir manger le gâteau de la fte sous leur toit.

Au jour dit, Larcher remet sa missive à un caporal de sa compagnie, hébreu d'Alsace, qui était convié dans la famille de la jeune fille.

Puis ce fut une vie de fièvre. Il dormait difficilement, mangeait à peine, guettant avec appréhension l’arrivée de son messager.

Celui-ci, les premiers jours, ne trouva pas l’occasion d'accomplir sa mission, mais un beau soir, tout heureux, il apprend à Larcher que sa dame consentait à le recevoir le lendemäin, chez elle, au haut de l’escalier.

Diable ! un certain froid se répand

dans les articulations de notre camarade.

Etre reçu dans un escalier lui semblait un peu terne.

Mais 1l ne faut pas reculer pour si peu.

Les escaliers promettent beaucoup et tiennent parfois leurs promesses. Et le

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